Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
Par Fontenay - Diversité
La mairie de Paris a publié un communiqué dans lequel elle dénonce les "obligations de quitter le territoire" de lycéens majeurs sans papiers. Une initiative qui fait écho à une note de Réseau éducation sans frontières.
C'est un engagement franc. Dans un communiqué rendu public le 29 septembre, la mairie de Paris a pris favorablement position pour onze lycéens majeurs sans papiers notifiés par la préfecture de police de Paris de quitter le territoire français sous un mois. Une décision sans appel contre laquelle s'est déjà élevée Réseau éducation sans frontière(RESF).
Dans cette note, la ville de Paris réitère les critiques de Resf et dénonce la politique du chiffre de la préfecture de Paris qui poursuit des objectifs propres à multiplier les reconduites à la frontière...
"Problème particulier"
Brigitte Wieser, membre du collectif RESF contactée par LEXPRESS.fr, explique qu'au total "143 lycéens ont déposé une demande collective de régularisation". La préfecture de police de Paris s'est alors engagée à recevoir tous les lycéens avant la fin octobre. "A ce jour, une cinquantaine d'entre eux ont été convoqués courant août pour déposer leur dossier. Parmi eux, onze ont eu pour réponse une 'obligation de quitter le territoire' (OQT). Seules sept demandes se sont soldées par une réponse positive...", précise-t-elle.
En mai dernier, le directeur de cabinet d'Eric Besson avait pourtant affirmé à RESF que le ministre avait compris le "problème particulier" des jeunes majeurs sans papiers scolarisés en France. Depuis cette déclaration, Brigitte Wieser n'a constaté aucun changement. Pire, les choses auraient empiré.
"L'attitude de la préfecture de police est davantage agressive que les années précédentes. Depuis 2007, nous déposons chaque année une demande collective de régularisation et 2009 n'a pas échappé à la règle. En revanche, le nombre d'OQT n'a jamais été si élevé qu'en 2009... Onze obligations de quitter le territoire d'un coup, c'est une attaque directe!" explique-t-elle.
Contrainte de respecter les quotas d'expulsion (le plus haut possible) et de régularisation (le plus bas possible), la préfecture de police a augmenté le nombre d'arrestations d'après RESF. "Nous en sommes à 40 par mois!", précise Brigitte Weiser.
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