Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
Par Fontenay - Diversité
Une semaine après la fermeture de "la jungle" à Calais, au moins 124 clandestins arrêtés ont été remis en liberté "et donc renvoyés à leur errance", selon la Cimade, qui estime que l'opération "s'est faite au mépris des droits fondamentaux". Mardi, neuf nouveaux sans-papiers afghans ont été interpellés lors du démantèlement de leur campement près de l'hoverport de Calais.
Selon la Cimade, 124 clandestins placés dans des centres de rétention ont été à ce jour libérés par des juges des libertés et de la détention (JLD) ayant "considéré que les personnes n'avaient pas pu exercer leurs droits, et qu'une partie d'entre elles étaient mineures et ne pouvaient donc être placées en rétention".
"Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demande d'asile", indique mardi dans un communiqué la Cimade, association d'aide aux sans-papiers dans les Centres de rétention administrative (CRA).
Pour l'association, jointe par l'Associated Press, le démantèlement de la "jungle" de Calais s'apparente "plutôt à une opération de communication", sans prise en charge précise des personnes interpellées. "Les procédures ont été particulièrement bâclées, ce qui explique aujourd'hui le nombre de personnes libérées par les JLD ou par décision administrative", explique-t-on à la Cimade.
Selon les chiffres du ministère de l'Immigration, "276 ressortissants étrangers en situation irrégulière" ont été arrêtés mardi 22 septembre à Calais. En date de lundi, 111 avaient été remis en liberté: 22 "par les services interpellateurs" -soit immédiatement- et 89 suite à une décision de JLD. (...)
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