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Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois

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L’angoisse des mineurs dans les centres de rétention

Les centres de rétention administrative sont désormais équipés pour accueillir des familles avec enfants mais les plus jeunes en sortent souvent traumatisés

Un centre de vacances pour passer l’été ? Improviser n’importe quoi, mais improviser. C’est pour faire bonne figure devant le petit Haliclan, 9 ans, que sa famille, placée le 27 juillet en centre de rétention administrative (CRA), a préféré lui mentir. 

« Nous étions déjà sous le choc d’avoir été interpellés chez nous tôt le matin, alors nous n’avons pas voulu ajouter au drame, se souvient sa grande sœur Gözde, 16 ans, originaire de Turquie. Alors, nous avons raconté à Haliclan que le CRA était un centre de vacances, qu’on venait pour y passer une partie de l’été. » Tout s’est compliqué lorsqu’il a fallu lui expliquer la fouille corporelle à l’entrée du centre, les barreaux aux fenêtres, l’interdiction de sortir, etc. Les réponses aux questions d’Haliclan sont alors devenues plus vagues. 

Cependant, en raison de la détérioration de l’état de santé de la mère de famille, la justice a fait libérer parents et enfants le 3 août. Arrivés en France en 2001, c’est avec une impatience fébrile qu’ils préparent l’audience du 22 septembre dans l’espoir d’obtenir un titre de séjour. En attendant, pour eux, trouver le sommeil reste une épreuve. « On fait beaucoup de nuits blanches, reconnaît Gözde. On sait en effet que si les policiers reviennent nous interpeller, ce sera au petit matin. »

Besson : La rétention administrative pour familles est marginale

Comme eux, chaque année, des dizaines d’enfants sont placés dans un CRA. Une situation dénoncée notamment par la Ligue des droits de l’homme, laquelle, en raison de multiples interpellations de familles menacées d’expulsion cet été, se prépare à saisir ce mois-ci différentes instances mondiales pour violation de la Convention internationale des droits de l’enfant. 

« Nous ne faisons de la rétention administrative pour familles que marginalement, dément Éric Besson. Ce que nous faisons le plus, c’est de l’assignation à résidence. » Il n’empêche. C’est aux préfets qu’il revient de choisir le mode de surveillance le plus adéquat, et certains optent pour le CRA.

Des conditions de rétention des mineurs, en général, on sait peu de chose. Et pour cause. La logique veut qu’ils soient immédiatement renvoyés au pays. Combien sont-ils en CRA ? Comment les y accueille-t-on ? Dans quel état psychologique en sortent-ils ? Autant de questions sur lesquelles le ministère n’a, jusqu’ici, pas voulu communiquer. 

"Quelle différence avec la prison ?" 

En revanche, la Cimade, à ce jour unique association autorisée à intervenir en rétention, ne s’en prive pas. Selon elle, 242 mineurs auraient séjourné dans ces centres en 2007. « Jusqu’en 2003, on en croisait très peu. Quand leurs parents étaient envoyés en rétention, ils restaient souvent en liberté, placés chez un membre de la famille ou un tiers, précise Damien Nantes, responsable du service « Défense des étrangers reconduits » à la Cimade. (...)

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Lacroix.com
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