Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
Par Fontenay - Diversité
Pour Elena, septembre marquera la fin de sa clandestinité en Italie. Cette Russe de 34 ans est employée comme garde-malade dans une famille romaine. Six jours sur sept, elle assure une permanence de tous les instants auprès d'un couple d'octogénaires qui ont perdu leur autonomie. Cela fait deux ans qu'elle se trouve à leur service. Avec l'entrée en vigueur, le 8 août prochain, de la nouvelle loi sur la sécurité qui durcit les conditions de séjour des immigrés et prévoit l'expulsion immédiate des clandestins, elle craignait de devoir rentrer dans son pays.
Comme Elena, de 350 000 à 400 000 domestiques et gardes-malades d'origine extracommunautaire devraient bénéficier de la régularisation «sélective» adoptée par la Chambre des députés. Le gouvernement évite de parler d'une «amnistie» au caractère général qui tomberait sous le coup du pacte européen sur l'immigration et le droit d'asile adopté l'an dernier sous la présidence française pour discipliner les flux migratoires dans l'Union.
L'initiative n'est pas comparable à la première amnistie décidée en 2002 par le deuxième gouvernement de Silvio Berlusconi juste avant l'entrée en vigueur de la première législation restrictive sur l'immigration, la loi Fini/Bossi. Près d'un million de clandestins en avaient profité.
Elle ne ressemble pas non plus aux nombreuses «mesures d'assainissement» décidées entre 2006 et 2007 par le gouvernement de gauche présidé par Romano Prodi.
Cette régularisation répond à une exigence exprimée par la société civile, en premier lieu par les familles de la bonne bourgeoisie angoissées à l'idée de perdre leurs domestiques philippins, somaliens ou d'Europe de l'Est. (...)
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