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Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois

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Nouadhibou, le port des illusions perdues

Excellent reportage paru dans Ouest France sous la plume de Michel Rouger:
Le port mauritanien est devenu un cul-de-sac. Les migrants ne peuvent plus guère passer aux Canaries.Ils échouent dans un centre d'accueil avant de retenter l'aventure.
Nouadhibou.De notre envoyé spécial

Les cayucos restent longtemps sur le sable, aujourd'hui, à Nouadhibou. Il y a trois ans seulement, les petits bateaux de pêche se glissaient en nombre au milieu du vieux cimetière marin emportant jusqu'à 800 migrants par jour vers les Canaries, à 750 km de là. C'est devenu difficile. Frontex, la force anti-migrants de l'Europe, veille avec ses vedettes, ses radars et les hommes de la Guardia Civil espagnole, qui patrouillent avec les policiers mauritaniens.

Pourchassés depuis 2005, au Maroc, les migrants sont d'abord descendus ici. À présent, certains partent de plus bas encore, de Saint-Louis ou de Dakar, au Sénégal, pour 2 000 km d'odyssée. Au final, l'Europe voit beaucoup moins d'Africains atteindre les Canaries (31 000 en 2006, 17 000 en 2007, 9 000 en 2008), mais où est la victoire ?

Au refuge des pêcheurs ouvert du temps de Port Étienne, avec sa stèle honorant les marins bretons échoués ici, jadis, le père Jérôme Otitoyomi Dukiya enterre à présent des naufragés des cayucos. Beaucoup d'autres, arrêtés en mer ou à terre, débarquent à « Guantanamito ». C'est le nom donné par les migrants au centre de rétention ouvert par les Espagnols, en 2006, une ancienne école désormais couronnée de barbelés et entourée de bidonvilles. « Au-delà de dix jours de mer, en arrivant ici, ils ne tiennent plus debout... », remarque Mamadou, qui coordonne l'action du Croissant-Rougedans le centre. (...)

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Ouestfrance.fr 
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