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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • : Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 15:03
 Zohir MEDAH : un jeune lycéen algérien de Montreuil (93) est menacé d’expulsion

Zohir Medah, 19 ans élève du lycée horticole de Montreuil est algérien. Arrêté samedi dans le RER à Joinville le Pont, sans qu’il ait commis le moindre délit (il avait ses pieds sur le siège!) hors de ne pouvoir présenter de titre de séjour, il est depuis dimanche soir au Centre de rétention de Vincennes.

Sans doute parce qu’il n’avait pas encore entamé de démarche pour sa régularisation, il a fait l’objet d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, c'est-à-dire d’une mesure d’expulsion. Pourtant c’est un lycéen, qui a un projet professionnel bien établi. Pourtant il vit en France avec sa famille, mère, oncles tantes, grand-mère, frères et sœurs, dont une grande partie est soit française, soit en situation régulière, ou en demande de régularisation. Il n'a aucune attache en Algérie, le pays vers lequel on veut l’expédier.

Malgré cette situation, le Juge de la Liberté et de la Détention l’a maintenu en rétention le 12 mai et le juge administratif du TA de Paris vient, le jeudi 14 mai, de rejeter le recours fait en son nom par la Cimade.

Une forte solidarité est en train de se construire à Montreuil et au-delà : Dominique Voynet, maire de Montreuil, est déjà  intervenue en sa faveur et Jean Pierre Brard, député de Seine Saint-Denis, se mobilise. Une pétition, initiée par RESF a déjà recueilli des centaines de signatures :

http://www.educationsansfrontieres.org/article19812.html

Au moment où est lancée la campagne « jeunesse sans papiers, jeunesse volée », placée sous le patronage de personnalités reconnues et soutenue par de très nombreux secteurs de l’opinion, alors que le ministère de l’Immigration doit reconnaître la réalité du problème posé par ces jeunes scolarisés en France et privés du droit au séjour à leur majorité en créant une commission ad hoc, il serait incompréhensible et injuste que Zohir soit expulsé, privé de ses amis et parents, empêché de continuer sa formation professionnelle et de poursuivre son insertion dans la société française.

Zohir Medah ne doit pas être séparé de sa famille en France !

Il doit être libéré et régularisé !

 
Contact sur ce dossier / José Quazza (Resf Montreuil) : 06 86 20 17 37
Avocate de Zohir / Maitre Ariane Lachenaud : 01 30 73 00 95

 

En vous inspirant de ce communiqué et sans agressivité inutile qui nuirait à la cause de l’intéressé, merci d’adresser vos messages pour réclamer sa libération et sa régularisation à M. Michel Gaudin, préfet de police de Paris, signataire de l’APRF :

prefpol.dpg-9eb-afrique-maghreb@interieur.gouv.fr

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
ou par fax :
01 53 71 67 23

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 18:09


Noufel Allouche, 11 ans, écolier français de Montrouge va perdre son père, Mohamed, demain à 9h40. 

Mohamed Allouche est tunisien. Il est emprisonné au centre de rétention de Palaiseau (91) depuis le 15 avril. Sa femme Nadia, est française mais elle est aussi handicapée, sourde et muette. Même si elle travaille, conduit, etc, la présence de Mohamed est évidemment indispensable pour elle et pour son fils. Depuis que son père est en rétention, c’est Noufel , élève de CM2 qui assure les traductions des innombrables démarches administratives et judiciaires, et qui retransmet à sa mère les nouvelles de Mohamed.  A 11 ans, on est un grand !  pense sans doute  le ministre  drapé dans son humanité.

Les parents d’élèves, les enseignants de Noufel, nombre d’habitants de la ville et des environs se sont manifestés, ont alerté les autorités. Rien n’y fait, à la chasse comme à la chasse, chez Besson,  on ne fait pas le détail. Le ministre de la Chasse à l’Enfant tente-t-il de prendre sa revanche après la libération d’Arsen (4 mois), de son frère de 9 ans et de leurs parents libérés de la prison administrative pour étrangers de Nîmes lundi !

 Les deux jumeaux et la fillette de 8 ans emprisonnés à Rennes avec leurs mères mais ne devant pas être expulsés avant le 8 mai,

Il ne reste que quelques heures pour empêcher l’expulsion.

didier.monchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard : 01 77 72 61 00
Ministre : 
eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : 
secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  
christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : 
frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication 
laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel :  
laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Jean-Paul Faugère : <
jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
Antoine Gosset-Grainville : <
antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
Arno Klarsfeld : <
arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
Myriam Lévy : <
myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
Igor Mitrofanoff : <
igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Claude Guéant : <
claude.gueant@elysee.fr>
Franck Louvrier : <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) : 
maxime.tandonnet@elysee.fr

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 22:24

La commission nationale de déontologie et de la sécurité (CNDS) publie son rapport et écrit :

«  Par ailleurs, la Commission recommande d’inclure dans le CESEDA l’interdiction absolue de placement de mineurs dans un local de rétention administrative, compte tenu des exigences limitées de la réglementation à l’égard de ce type de structures et de leur inadaptation à l’accueil des enfants. »

http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Etude_Mineurs.pdf .

Monsieur BAKHSHIYAN est Arménien, son épouse est Russe, leur bébé aura quatre mois le 2 mai, et Alexandre, l'aîné, a 9 ans. Mercredi matin, 28 avril 2009, à 6 h du matin, Maria, la maman, son bébé, son fils très bon élève à l'école de Gray (Haute Saône) et le papa Sergey Bakshiyan ont été arrêtés chez eux. A midi, ils arrivaient à Nîmes.

On laisse imaginer à nos lecteurs la brutalité qu’a subie cette famille. Cueillie avant l’aube, les enfants arrachés au sommeil par l’intrusion de la police, immédiatement placés dans un véhicule et hop départ pour Nîmes, à l’autre bout de la France. Le bébé a-t-il eu droit à un biberon, à des couches ? Rien ne nous le dit.

Alors que leur avocat, Me Colle, a déposé un recours devant la cour d'Appel à Nancy, ils sont traités comme des criminels dangereux qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire.

Les policiers, le préfet, le ministre ne doivent pas avoir lu la recommandation de la CNDS.

Ou bien la politique du chiffre, la culture du résultat, la poursuite de la chasse aux familles, aux jeunes scolarisés, aux travailleurs sans papiers justifie l’enfermement d’un bébé de quatre mois et de sa famille !

D’un côté des mots, des recommandations et de l’autre la sinistre réalité.

A nous de protester vigoureusement pour que les recommandations de déontologie deviennent des actes au lieu de rester lettre morte.

Faxer, écrivez, mailer à la préfecture de Haute Saône pour dire votre indignation. prefecture@haute- saone.pref. gouv.fr

Tel 03 84 89 18 00‎   Fax 03 84 89 18 18 
 
Campagne de mails de protestation à adresser à la Préfecture de Haute-Saône :
une seule adresse disponible : prefecture@haute- saone.pref. 
gouv.fr


Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre 
eric.besson@iminidco.gouv.fr
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Directeur adjoint du Cabinet : 
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Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <
claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) 
maxime.tandonnet@elysee.fr
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:50
Le mardi 7 avril, Moïse Diakité et Ali Diallo comparaissaient en appel de la dernière demande de mise en liberté qui leur avait été refusée. Le maintien en détention a été confirmé.

Accusés dans le cadre de l’incendie qui le 22 juin 2008 a détruit le centre de rétention de Vincennes, cela fera bientôt un an qu’ils sont en prison, sans qu’une date de procès n’ait été fixée.

Pour mémoire, 8 personnes sont inculpées pour cette révolte collective qui faisait suite au décès la veille de Mr Souli, un retenu tunisien. Sur ces 8 personnes, 5 sont toujours inculpées et poursuivies mais en liberté (certaines sous contrôle judiciaire). Moïse, Ali et Mahamadou, quant à eux, restent emprisonnés.

N’hésitez pas à leur écrire, non seulement cela leur fait très plaisir de recevoir du courrier, mais cela montre aussi à l’Administration pénitentiaire qu’ils ne sont pas isolés.

Voici leurs adresses :

Moïse Diakité, écrou no 369111 H, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
En France depuis 18 ans, il n’a pas revu ses sept enfants depuis sa mise en détention. Toutes ses demandes de remise en liberté ont été refusées malgré toutes ses garanties de représentation.

Ali Diallo, écrou no 367347, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
Ali, jeune homme d’une vingtaine d’années, il espérait faire une formation de frigoriste pour poursuivre sa vie ici en France. Mis en garde à vue le soir même de l’incendie, il a tout d’abord été remis en liberté. Il s’est ensuite rendu, confiant ,à l’audience qui faisait appel de cette décision et, là, son incarcération a été décidée.

Mahamadou Drame, écrou no 367337, Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
Mahamadou travaillait depuis plusieurs années en France, notamment dans la restauration. Il avait été victime de plusieurs arrestations (rafles), notamment en se rendant à son travail. Sa famille proche vit ici.

(En prison, le courrier est systématiquement lu, aucune mention de l’incendie ou question s’y rapportant ne doit y figurer)

Comme à Bordeaux où, suite à l’incendie du centre, quatre personnes sont incarcérées à la prison de Gradignan, ou encore à Toulouse où, après un début de feu à Cornebarrieu, trois personnes ont été emprisonnées, il s’agit pour l’État de faire des exemples dissuasifs, de « frapper fort » pour faire peur et faire en sorte que ceux qu’on appelle les « sans-papiers » acceptent leur sort sans se révolter. Ne les laissons pas seuls se battre pour la LIBERTÉ !
impression
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 22:26
 Objectif chiffré de reconduites à la frontière pour 2010 :  28 000
> Objectif chiffré d’interpellations d’aidants pour 2010  : 5 500 
 
(source : Loi de finances 2009)

Aujourd’hui, en France, il est devenu criminel d’accueillir, d’accompagner, ou seulement d’aider une personne en situation irrégulière…..Le 18 février 2009,à 7 h 45 du matin, la police frappe à la porte une bénévole aux Restos du cœur et à l’association Terre d’errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d’habits pour les migrants qui errent autour de Calais dans l’espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers lui on dit : "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d’aide aux personnes en situation irrégulière". 

L'interpellation le 16 février 2009 d'Hamid, un sans-papier accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge, s'est transformée  le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi,  sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs  aux fins de recenser la présence d'éventuels compagnons sans papiers. 

Dans le même cadre, Kamel un responsable de la communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.
 Ces faits s’ajoutent à une liste déjà longue de militants associatifs ou de citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l’égard de migrants privés du droit au séjour. Alors demain, quels gestes du quotidien seront punis pour remplir les objectifs du Ministère de l’immigration ? Votre médecin sera-t-il interpelé pour avoir soigné un sans-papier malade, ou votre facteur pour lui avoir distribué son courrier ? L’instituteur de vos enfants sera-t-il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents sont en situation irrégulière ? 

Nous sommes tous concernés : parce qu’ avant d’être « sans-papiers », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et  il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.  

Alors si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! Mercredi 8 avril 2009, à 10h00,  devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » ! Si vous souhaitez participer à ces rassemblements, vous pourrez dès vendredi 27 mars vous inscrire sur le site d’Emmaüs France (www.emmaus-france.org). D’ici là, pour tout renseignement ou pour faire part de votre participation, n’hésitez pas à prendre contact avec Teddy Roudaut :troudaut@emmaus-france.org – 01 41 58 25 32

SOYEZ NOMBREUX A NOUS REJOINDRE !!!!

http://www.delinquants-solidaires.org/

Premières Associations Partenaires :
> Emmaüs France / RESF / Fédération Entraide Protestante / Cimade / Comede / Gisti / FASTI / UNIOPSS / Secours Catholique/LDH
 
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 20:28

Fin tragique imminente

Il faut libérer et régulariser Tamaz AMIRIAM !

(écoles Joseph de Maistre Paris 75018)

 

Tamaz AMIRIAN (n°7503668342), un père de famille «sans papier», a été arrêté le vendredi 27 février 2009 à l’occasion d’un contrôle de police alors qu’il répondait à l’invitation d’un ami de Nancy. Actuellement, il est toujours maintenu au Centre de Rétention Administratif de Metz (fin de rétention : 1er Avril 2009).

La peur, l’angoisse, l’incertitude et la précarité pèsent toujours et encore plus maintenant sur ce père et sa famille. Issu d’une communauté minoritaire de Géorgie, les Yézides, Tamaz a fui pour vivre son amour impossible avec Diana. En effet, appartenant à des castes différentes hostiles à leur histoire d'amour, Tamaz et Diana AMIRIAN décident de se marier en 1995 contre l’avis de leurs familles respectives puis fuient à Moscou devant les menaces proférées à leur égard. Ils y resteront et y travailleront pendant 10 ans. C’est aussi là qu’ils donneront naissance à leur 2 enfants.

Mais les pressions, les brimades, les vexations, dues à leur appartenance Yézide, ne font que s’accentuer. Après avoir été racketté et passé à tabac (« pratique » courante à Moscou à l’encontre des personnes de type caucasien), Tamaz décide de fuir à nouveau avec son amour et sa famille pour les protéger. C’est ainsi qu’ils arrivent en France en 2005 où ils essaient de se reconstruire en paix et en sécurité.

Les enfants ont été très marqués par leur début de vie, Mariam la plus petite (5 ans ½ - scolarisée en grande section de maternelle) est restée aphasique pendant une longue période et Tenguiz (7 ans scolarisé en CP) a développé une grande anxiété.

Les enfants sont suivis par des psychologues de l’IRAEC (Paris 18ème) et reprennent confiance en la vie petit à petit. Aucune aide psychologique de ce type n’existe en Géorgie. De plus, ici ils ont le soutien de tous leurs camarades de classes qui les entourent.

Mais aujourd’hui, Mariam et Tenguiz vivent à nouveau dans la peur. Ils sont terrorisés à l’idée que leur papa leur soit enlevé (ce qu’ils vivent déjà difficilement depuis plus de 15 jours) et de ce départ forcé vers un pays qu’ils ne connaissent pas, dont ils ne parlent pas la langue et qui du fait de leur appartenance Yézide risque fort de ne pas être hospitalier.

Clairement, l’ensemble de la communauté scolaire du quartier est sous le choc.

Les initiatives se multiplient pour aider la famille. Les amis, les parents d’élèves, les enseignants des écoles maternelle et élémentaire rue Joseph de Maistre 75018, les psychologues de l’IRAEC, les habitants du quartier et au delà, les élus du 18eme ont multiplié les actions de soutien (près de 500 signatures, courriers aux préfectures de Moselle et de Paris, manifestation publique,…) pour cette famille très bien intégrée.

Un retour forcé serait une issue fatale pour ce père de famille, non seulement Yézide mais en plus ayant bravé une interdiction suprême par amour.

Tous autant que nous sommes, nous ne comprenons pas l'acharnement et le sort que l'on réserve à cette famille unie née d’un amour sans faille qui ne souhaite qu'une chose : pouvoir vivre sereinement parmi nous. Pourquoi s’en prendre à ces parents qui offrent leur force de travail et leurs compétences à l'économie française et qui veulent donner à leurs enfants une vraie chance d’apprendre et de s’épanouir dans un contexte favorable ?

Et que se passera t-il pour la famille si Tamaz est expulsé ?

Que ce soit à l’école maternelle pour Mariam ou à l’école primaire pour Tenguiz, tous leurs copains et copines des écoles de la rue Joseph de Maistre sont inquiets. Ils nous demandent d’agir, de sauver cette famille en danger d’éclatement.

Parce que nous sommes dans le pays qui a vu la naissance de la 1ère déclaration des droits de l’homme, nous nous devons de refuser l’inacceptable et de faire chacun un geste de sauvetage.

Aidez-les, Aidez-nous, pour que cette histoire d’amour devienne une histoire de solidarité.

Merci infiniment par avance à tous de relayer et d’amplifier de manière déterminée notre demande de libération et de régularisation auprès des autorités. Coordonnées fax et email ci –après.

Merci de mettre les référents/contacts du comité de soutien joseph de Maistre Paris 18e en copie de vos sollicitations.


Préfecture de Moselle (qui a pris l’Arrêté de Reconduite à la Frontière – CRA de Metz)

M. le préfet Bernard Niquet  bernard.niquet@moselle.pref.gouv.fr
Secrétaire Général    jean-francis.treffel@moselle.pref.gouv.fr
Directrice de Cabinet du préfet  sophie.wolfermann@moselle.pref.gouv.fr
fax bureau du droit des étrangers : 03.87.34.85.10

 

Préfecture de Paris (lieu de résidence de la famille et de scolarisation des enfants)

Préfecture de  Police de Paris : M. le Préfet Michel GAUDIN
fax PP cabinet du préfet  = 01 53 71 67 23
mail : 
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire

Ministre:  eric.besson@iminidco.gouv.fr

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général :  secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr

 

Service du premier ministre - Matignon

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

 

Palais de l’Elysée

Fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

Comité de soutien à Tamaz Amirian - Ecoles joseph de Maistre 75018 Paris

Contacts :

Jean Thierry -  portable 06.91.11.85.02 – email jthierryheinz@yahoo.fr

Laure Molard - portable 06.60.49.54.42 -  email kemo1er@free.fr

Pascale Voisin – portable 06 81 72 43 37 - email : pascale.voisin@wanadoo.fr

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 21:45
M. Omer AHMETOVIC devrait être expulsé vers la Bosnie le 11 mars une nouvelle fois ! L'OFPRA a rendu une réponse négative à sa demande d'asile. Par ailleurs, à la suite des 15 premiers jours de sa rétention, M. Ahmetovic a été représenté le 7 mars devant le Juge de la Liberté et de la Détention qui a confirmé son maintien en rétention jusqu'au 11 mars, date à laquelle il serait reconduit en Bosnie. 
Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin).
 
Monsieur AHMETOVIC s’était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois enfants. Ne pouvant vivre loin de sa famille, il a décidé de venir les rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s’est fait arrêter par la police de l’air et des frontières dès son arrivée. 
 
La France s’apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable. 
 
En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C’est là que le couple s’est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et sœurs qui ont un titre de séjour en France. Elle comme lui n’ont plus de lien avec Leur pays d’origine qu’ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.
 
De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d’à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés. 
La maman des enfants fait tout ce qu’elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d’un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité. 
 
Pour réagir auprès de la préfecture du Bas-Rhin et demander la libération de Monsieur AHMETOVIC  adresser mail et fax à Monsieur Jean-Marc REBIERE, Préfet du Bas-Rhin
Pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article18302#sp18302
 
par mail
 
raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr
pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr
infos@bas-rhin.pref.gouv.fr
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr 
 
par fax 
03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)
03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)
03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)
Quand on n’a pas de fax : 
http://www.alliance mca.net/faxgratuit.
 
Et envoyer fax et mail au ministère de l’immigration :
 
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général 
secretariat.general@iminidco.gouv..fr
Secrétaire général : 
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre 
eric.besson@iminidco.gouv.fr
 
 
Contact sur ce dossier :
resf.67@laposte.net
06 66 95 18 70
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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 08:25

 

Ce vendredi 20 fevrier, Nous, "retenus" de la prison pour étrangers de PALAISEAU, nous poursuivons depuis 10 jours la grève de la faim.

Aujourd hui M. Sissoko Modubo qui a perdu 9 kg a été sorti du centre pour être expulsé.

Nous nous sommes fait arrêter par convocation en préfectures ou lors de rafles ou pour Sissoko des flics à l’entrée de son foyer.

Nous refusons d’être traités de cette facon indigne et appelons à s’opposer à cette politique racistedu profit.

Les révoltes de Vincennes ,Bordeaux, Nantes, Mesnil Amelot, Lampedusa, Milan, Turin, Bruxelles ...etc... ces derniers mois montrent que l’état de droit s’arrête aux portes des centres de rétention.

Les humiliation policières et les restrictions dans l’accès aux soins sont notre lot quotidien dans l’attente de notre expulsion.

Nous ne pouvons pas prendre ni nos affaires ni notre argent ni dire adieu à notre famille et nos amis.

La plupart d’entre nous avait des cartes de séjour mais les autorités nous les ons reprises .

Nous, "retenus" de Palaiseaux appelons dès aujourd’hui à occuper les abords du CRA de PALASEAU (13 rue Emile ZOLA 91120 Palaiseau) pour soutenir nos luttes. Ne nous laissez pas isolés et dans le silence.

Nous demandons que ces prisons pour étrangers soient fermés.

Et que chacun puisse réaliser ce que signifie vivre et travailler pendant 20 ans chez vous, puis jeté sans rien dans un avion.

Pour connaître la réalité de notre situation, appelez-nous à l’intérieur aux cabines téléphoniques. 01 60 14 74 59 ou 01 60 14 99 77 .

Apportez-nous pour ceux qui peuvent des cartes téléphoniques, des cigarettes et surtout du soutien.

Les "retenus"de palaiseaux:06 18 95 57 66. 06 37 60 80 27

http://www.millebabords.org/spip.php?article10439 

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 18:40


... parmi tant d'autres.
Mais où sont passés les droits de l'Homme, et ceux des Enfants?! .


Ci-dessous cinq histoires, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

Son efficacité glacée mais chiffrée dans l'inhumanité, avait valu à M. Hortefeux le titre de ministre de la Rafle et du drapeau. M. Besson a déclaré à la presse que le titre ne lui plaît pas. On le comprend… mais encore faudrait-il qu'il fasse ce qu'il faut pour ne pas le mériter. Pour l'heure, il n'en prend pas le chemin comme en attestent les faits relatés ci-dessous, petite partie, hélas, des misères qu'engendre la politique de ce gouvernement.

 

Ministres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs.  

Les coordonnées de préfectures responsables se trouvent après chaque cas. Ci-dessous celles des principaux responsables :

Ministère Besson

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet :  christian.decharrière@iminidco.gouv.fr

Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr

Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel  laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 

Matignon  :  http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

L'EXPULSION DE PIERRE LAPOINTE SERA EXECUTEE

DEMAIN VENDREDI 20 FEVRIER A 10h10 A ORLY-SUD

Pierre Lapointe, père de famille haïtien de Drancy sera expulsé par la force demain vendredi en direction de Port au Prince.

Sa compagne sera abandonnée à elle-même, la petite Beverly sera privée de son père.

Le petit Davidson, né d'une précédente union et pour lequel son père versait régulièrement une pension, sera privé de ce soutien.

La fabrique à orphelins s'est mise en route aussi en Seine Saint-Denis !

Pourtant nombreux sont ceux (parents, enseignants, élus, etc) qui ont réclamé au préfet une décision humanitaire et  avec de bonnes raisons : Pierre Lapointe est en France depuis 9 ans, il travaille comme peintre en bâtiment, son employeur soutient sa demande de régularisation. Sa famille est ici : deux enfants nés en France. Le ministère envisage-t-il de les expulser aussi ? Et leurs mères avec ? Vers Haïti, pays dévasté par la misère et la violence. Entre absurde et monstrueux il faut choisir.

La seule alternative honorable est de libérer Pierre LAPOINTE et de rendre un père à ses enfants et un compagnon à sa femme.

Votre soutien est urgent et peut seul enrayer la machine !

 

Préfecture de Seine Saint-Denis (M. Nacer MEDDAH)

fax cabinet du préfet =  01 48 30 22 88 / 01 41 60 60 72

mails :  courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

 

QUASI-ORPHELINE DE PERE A 3 ANS : MERCI M. LE PREFET

Arrêté le 11 février sur son lieu de travail à Levallois (92), Monsieur Shixiong LIN (dossier n°7503612346) est enfermé au CRA de Palaiseau (91). La préfecture des Hauts de Seine a décidé son expulsion qui est prévue demain vendredi 20 février 20 à 17h20 (vol CA964, Roissy CDG1)

Shixiong Lin a 27 ans, il vit en France depuis l'âge de 21 ans. Il s'est marié en France, il a une fillette de 3 ans, Juliana, née en France qui doit faire sa rentrée à l'école de la rue Domrémy (Paris XIII) en septembre prochain.

La seule question est de savoir si Juliana va être rendue quasi-orpheline de père ou pas par la décision de fonctionnaires français.

A l'évidence, quelles que soient les bonnes raisons que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se donneront pour justifier leur décision, l'expulsion de Shixiong Lin en laissant sa femme et sa fille en France serait une saloperie. Elle ne doit pas avoir lieu, Shixiong Lin doit être libéré et régularisé.

 

Préfecture des Hauts-de-Seine (qui veut expulser Shixiong Lin)

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Fax préfecture Nanterre : 01 40 97 21 19

N° de fax du préfet : 01 47 25 21 21

Mail secrétaire général :  didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet : josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

 

Préfecture de police de Paris (qui peut régulariser Shixiong Lin)

fax PP 75 : 01 53 71 67 23

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

ELODIE, 13 ANS RENDUE QUASI-ORPHELINE DE MERE

PAR LA GRACE DE M. LE PREFET DU RHÔNE LE 20 FEVRIER.

 

Marie-Noelle M'BANI est Camerounaise. Elle est en Europe (Espagne et Italie) depuis 2000. Depuis six ans elle est venue en France pour être avec sa fille Elodie, 13 ans, dont le père est Français est pensionnaire à Bapaume dans le Nord, près de chez ses parents ; Marie-Noelle était en déplacement à Lyon où elle espérait trouver du travail.

Contrôlée à la Lyon-La Part Dieu, elle a été placée en rétention et doit être expulsée demain.

 

mél + fax préfet du Rhône : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : 
rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38
mél + fax directeur de cabinet :   
michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr  ,04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : 
michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : 
stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr

ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52

 

 

 

DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER

Ammar Amedjar est en prison depuis 15 jours. Il n'a commis aucun délit si ce n'est, en juin 2008, de refuser d'embarquer pour ne pas quitter ses deux filles et sa femme (Marocaine, en France depuis l'âge d'un an, carte de séjour).

Ramah et Ammar s'étaient mariés au Maroc. Impossible de faire venir Ammar en France, regroupement familial refusé. En mars 2008, il passe outre et arrive à Angers. En juin, la police l'arrête chez lui. Il refuse d'embarquer et est donc condamné à de la prison ferme mais est libéré. Quelques jours après, nouvelle arrestation à domicile, il est mis dans l'avion. Deux mois après, il revient clandestinement auprès des siens. Le 6 février, il est arrêté à côté de l'école où il venait de déposer Maria (3,5 ans) et emprisonné.

Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar risque d'être conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore.

Il faut qu'Ammar Amedjar bénéficie de la grâce présidentielle pour sortir immédiatement de prison. Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar pour le traitement scandaleux dont son mari a été victime.

Le préalable à tout cela est l'engagement public du ministre Besson de ne pas faire conduire Ammar directement de la prison à l'aéroport ou au centre de rétention.

Numéros tel : 02 41 81 81 81   &  02 41 81 80 20

Fax:02 41 88 04 63

Mails: marc.cabane@maine-et-loire.pref.gouv.fr

cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

 

 

LE PERE DE NAPHTALI, 15 MOIS, BANNI

Ogima TSASA NDUKA a été condamné à une peine de prison il y a 10 ans. C'est du passé mais l'interdiction du territoire dont il avait été frappé court toujours. Cela signifie qu'Ogima conjoint d'Irène (naturalisée française) père de Naphtali, 15 mois, a été placé en rétention pour des faits qui remontent à 10 ans et pour lesquels il a payé. Il risque à tout moment d'être expulsé en république Démocratique du Congo.

Toute la vie d' Ogima est en France, ses oncles, ses tantes, sa soeur, sa conjointe et son fils .

Lors des dernières élections congolaises Ogima a été interviewé par un journaliste qui a transmis cette vidéo avec la photo et le nom d'Ogima au Congo. Les conséquences immédiates ont été la dévastation de l'appartement de sa soeur vivant à Kinshassa.

Nous ne pouvons accepter le départ d'Ogima, d'abord parce que son retour là bas est risqué, ensuite parce que nous ne voulons pas que Nephtali soit privé de son père et Irène de son conjoint.

Aidez nous en écrivant au ministère de l'intérieur pour demander qu'Ogima soit assigné à résidence pour que son interdiction du territoire français puisse être levée –c'est compliqué, mais ce sont les textes)

site  http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 22:13
Objet : demande de libération et de régularisation pour Saad, actuellement au CRA du Mesnil Amelot

à l'attention de Monsieur Michel Gaudin, Préfet de Police

Monsieur le Préfet de Police,

Saad, n° d'étranger: 7503682081, suivi et soutenu par l'ARDHIS, est demandeur d'asile en raison des risques qu'il encourt dans son pays eu égard à son orientation sexuelle.

Il a déposé un recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) début janvier 2009 et attend sa convocation devant la Cour.
Arrété à Paris, puis placé en rétention par la Préfecture de Police de Paris depuis le 29 janvier, il risque à tout moment l'expulsion malgré l'appel formé par son avocat devant la Cour administrative d'appel de Paris.
Le consulat d'Egypte a délivré le laisser passer consulaire.
Très fragile psychiquement, Saad a déjà fait plusieurs tentatives de suicide, et a été hospitalisé en psychiatrie à l'hopital TENON .
Mutilé en Egypte, suite une intervention chirurgicale effectuée de force par son père pour "réparer son corps ", il en garde de graves séquelles invalidantes qui non seulement le font souffrir mais aussi à tout moment peuvent mettre en jeu son pronostic vital, faute d'intervention adaptée en urgence, et que les nombreuses interventions chirurgicales subies ici n'ont pu réparer .
Une demande de régularisation pour soin, soutenue par le corps hospitalier, au titre de l'article L 313-11-11° n'aurait pas abouti.
Saad, a fui l'Egypte alors qu'il ne lui restait qu'une année à terminer à l'Université d'Alexandrie pour devenir médecin. Il croyait que l'Europe protégeait les homosexuels. Qu'ici il n'aurait pas à craindre les violences.
Bilingue arabe-anglais, chrétien copte, éduqué, parlant parfaitement francais, mais aussi un peu allemand et italien, Saad espérait légitimement pouvoir se reconstruire ici, s'intégrer et être utile.
Or faute de protection, dans l'état de non droit dans lequel les autorites l'ont maintenu, Saad a été réduit à une condition de "damné de la terre" sur notre sol. Ici Saad n'a cessé d'endurer au quotidien des brutalités et agressions qui agravent chaque jour un peu plus le délabrement de son état.
Alors qu'en Egypte il est interdit de porter plainte en tant qu'homosexuel suite à une agression, ici il n'a jamais pu le faire de peur d'être arrêté, alors que le droit francais est censé protéger les homosexuels des agressions homophobes.
Est-ce ainsi que la France entend que soient laissés traiter ici les homosexuels ?

Son maintien en rétention et son éloignement présentent des risques gravissimes d'atteinte à son intégrité psychique et physique.
Il a un besoin urgent de protection et de soins ici en France.
Le renvoyer en Egypte est l'exposer une déchéance et une mort certaines.
Le calvaire de sa vie en Egypte d'abord, puis ici en France depuis 2005 n'ont que trop duré.
Saad est un homme pudique, pour qui dévoiler tant de son intimité et de sa souffrance ajoute une honte à la honte, lui qui voudrait tant être juste une personne et pas cet homosexuel rejeté de partout.
Il n'a accepté que nous intervenions publiquement pour lui que parce qu'il est au bord du gouffre de l'expulsion.
Depuis deux jours, Saad retenu au Mesnil Amelot, a entamé une grève de la faim : "Je ne veux pas juste être libéré et que mon calvaire continue comme avant, livré à nouveau à une condition de sans droit. Cette fois, je veux être protégé et pouvoir vivre dignement."

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de bien vouloir réexaminer la situation de Saad, d'ordonner sa libération immédiate, d'abroger son APRF et que lui soit délivré sans délais à titre humanitaire une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail puis un titre de séjour au titre de l'article L 313-11-11° comme le prévoit le CESEDA.

Nom Prénom

Signature

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Fax à l'attention de M. le Préfet de Police, Michel Gaudin Fax n° 01 53 71 67 23
Fax 8° bureau (service de l’éloignement) = 01 53 71 57 79
Fax, à l'attention de M. le chef du 9ème bureau, Monsieur Burgues, Fax n° 01 53 71 57 72
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