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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • : Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:38
Yamina Bouziane vit à Alès depuis 9 ans. Mère de famille, employée comme responsable de rayon à Hyper U Alès depuis 2004, elle travaille avec un contrat en C.D.I, paie des impôts, un loyer, des charges....Elle s'est installée près des familles de son frère et de sa sœur. Elle a des amis, des habitudes.
 

Sa seule erreur, si on peut dire, est de s'être contentée d'une carte de séjour "étranger malade", carte renouvelée d'année en année, puis brusquement refusée fin 2008 . Yamina est guérie et les autorités décident qu'elle doit quitter le territoire français.

Son employeur ne veut pas la perdre et  monte un dossier de régularisation par le travail.

D'autre part son avocat fait appel de la décision de refus de la préfecture et Yamina doit passer devant la cour d'appel de Marseille le 1er octobre, c'est à dire très bientôt.

Ce mercredi 23 Septembre, Yamina Bouziane est convoquée à 9h par la police d'Alès. Motif : "suivi de dossier".

Elle se présente, elle est alors immédiatement mise en garde à vue et prise en charge par la police de l'air et des frontières.

Elle n'a avec elle que les vêtements qu'elle porte et son sac à main ; un dossier étant en cours, elle pensait rentrer tranquillement à la maison....

A 10h30 elle quitte le commissariat de police d'Alès. Après un bref passage au commissariat central de Nîmes, Yamina se retrouve dans une voiture de police direction l'aéroport de Marseille-Marignane où elle doit être expulsée dans un avion en début d'après midi.

L'expulsion a été programmée et mise en place de façon inhumaine et inexorable. Si elle n'avait pas été accompagnée, elle "disparaissait".

Yamina a refusé de monter dans l'avion de ce mercredi et a été amenée au Centre de Rétention Administrative de Nîmes. Elle bénéficie du soutien de ses collègues, son patron, sa famille et les associations qui défendent le droit des étrangers.

 

Il faut accentuer la pression sur la préfecture du Gard (voir téléphone et fax ci-dessous) pour obtenir la libération et la régularisation de Yamina.

Préfecture du GARD

04.66.36.40.40 / Fax : 04.66.36.00.87

contact@gard.pref.gouv.fr

Service de presse

Fax : 04.66.76.10.92

Préfet  04.66.36.40.02/ 03 / Fax : 04.66.36.40.10

 Directeur de cabinet

M. Laurent VERCRUYSSE – 04.66.36.40.11 / Fax : 04.66.36.40.05

laurent.vercruysse@gard.pref.gouv.fr

 Mme BOURQUIN - 04.66.36.40.26 / Fax : 04.66.36.40.20

Pole Immigration, intégration et identité nationale

Mr Francis IZQUIERDO - 04.66.36.42.85 - fax 04.66.36.41.78 / 98

courriel : etrangers.contact@gard.pref.gouv.fr

 

Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel  laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 

Conseillère communication : Laure Frugier - 01 77 72 62 22

 


Matignon  :

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

Répondre à: Marta Gazeau <galop@orange.fr>,


Monsieur Joao BULCAO, de nationalité brésilienne, est le père de Mateus (8 ans) et Stéphanny (7 ans), scolarisés à l'école Paul Langevin à Goussainville.
Il a été arrêté à Paris et placé en retention à Vincennes le 17 septembre. Il est prévu sur en vol demain à 22h 20.
Nous avons un peu de temps pour éviter qu'une famille de plus soit démembrée!
Celles et ceux qui pourraient se rendre demain à l'aéroport, peuvent me contacter: 06 10 94 25 22.
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 20:11

Un rendez vous est fixé chaque dimanche (16h-17h) jusqu’au 20 novembre sur le parvis de Notre Dame. (Pour info, le 20 novembre est le jour du 20° anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.)

Pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant et de sa famille

«  Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière. Il est donc inenvisageable de séparer les enfants de leurs parents lors du placement en centre de rétention administrative ». 
Eric Besson, juin 2009, Réponse à F.C.

«  Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. » 
Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.

Les étrangers privés du droit au séjour par une loi sans cesse plus restrictive sont des travailleurs. Ce sont aussi souvent des pères et des mères de familles, « coupables » d’être venus vivre en France, « coupables » d’y avoir fondé ou reconstitué une famille, « coupables » de vouloir pour eux-mêmes et leurs enfants un avenir meilleur. Ces familles en danger sont, pour un grand nombre d’entre elles, protégées par la solidarité et la mobilisation actives autour d’elles.

Mais quand les autorités préfectorales interpellent un père, une mère ou toute une famille et les envoient dans des prisons pour étrangers en vue d’une expulsion, cet enfermement administratif ignore l’intérêt supérieur de l’enfant, viole la Convention Internationale des Droits de l’Enfant :

- Aucun enfant ne sort indemne de son enfermement arbitraire, de son arrachement brutal au milieu dans lequel il vit, à son école et à ses copains.

- Aucun enfant n’échappe à un traumatisme majeur, quand il a vu son père entre deux policiers, menotté et traité comme un criminel.

- L’expulsion familiale est une humiliation collective dont personne ne se remet, les enfants moins que tout autre.

- L’expulsion d’un père ou d’une mère est un tremblement de terre qui détruit parents et enfants jour après jour. Celui qui est frappé perd tout à la fois son compagnon, ses enfants, son travail, la vie qu’il a construite et se retrouve, démuni de tout, déposé sur le tarmac d’un aéroport où personne ne l’attend.

- Le conjoint et les enfants demeurés en France, privés d’un père ou d’une mère, restent sans ressources, sans appui, au minimum pour des mois, le plus souvent pour des années, parfois pour toujours. Qui pourra mesurer et dire leur souffrance ? Pour beaucoup, c’est un lent engloutissement dans le silence. Il faut survivre, trouver des ressources, espérer un retour qui ne vient pas, tenir, replié sur sa honte ou alors, comme l’espèrent préfets et ministres, partir, acculés par le désespoir et le dénuement.

Le ministre qui légitime l’emprisonnement des enfants au nom de l’unité familiale la méprise souverainement dès lors qu’il s’agit de démembrer une famille en expulsant l’un des deux parents, le père le plus souvent ou, parfois, la mère. La liberté qu’il accorde aux parents d’abandonner leurs enfants pour leur éviter leur enfermement est une monstruosité. Le placement de mineurs en centre de rétention, leur expulsion éventuelle, leur existence bouleversée sont insupportables. Nous ne les admettons pas

Mais nous demandons aussi que soit mis un terme à la traque des familles.

- Le maintien de l’unité familiale doit devenir la règle et ne plus servir de prétexte à l’enfermement d’enfants.

- Le droit de vivre en famille dans la sécurité et le droit à la scolarité doivent être reconnus de façon intangible.

- Le démembrement des familles doit être proscrit.

- Les parents qui ont été expulsés en violation de ces principes doivent être rapatriés.


Emmanuel OLADIPO a retrouvé sa femme et ses filles

Fête de l’Humanité : la conférence de presse des familles en danger

Samedi 12 août Emmanuel Oladipo, père nigérian d’Evreux, expulsé le 15 juillet sur décision de l’Elysée, convoyé en charter international via Amsterdam et Madrid jusqu’à Lagos, a retrouvé sa femme et ses filles. 
Il a fait connaissance de sa fille Félicia née loin de lui le 30 août. Immense joie des retrouvailles, les filles s’emparant de leur père pour ne plus le lâcher. C’est la victoire de sa femme Jimia qui est allée jusqu’à l’Élysée, réclamer le retour de son mari, accompagnée des parlementaires Alima Boumedienne-Thiery et Yves Cochet et de RESF ! 
Un retour qui est un encouragement pour la dizaine de familles démembrées par la rétention ou l’expulsion et qui sont venues témoigner au cours de la conférence de presse organisée dans la foulée à la fête de l’Humanité.

Ont témoigné :

- Emmanuel Oladipo et sa femme Jimmia

- Abel Gabriel Joao, avec son fils Chamma, sorti de rétention le 8 septembre, après 15 jours loin de son fils qu’il élève seul.

- Séverin Yaho, père de deux enfants, libéré par le tribunal administratif au bout de 15 jours de rétention, au moment même où il allait être embarqué

- Le Collectif de Nice qui a suivi la famille Santos, retenue deux semaines au CRA du Canet, avec leur fille Véa, 5 ans.

- Nadia Allouche, femme française de Mohamed, expulsé le 7 mai en Tunisie. Nadia est sourde, ne peut communiquer sans l’aide d’un interprète. A Montrouge, parents, élus, soutiens se rassemblent chaque vendredi à 18 heures pour réclamer le retour de Mohamed.

- Mme MAZHIDOVA, dont le mari est retenu au CRA du Mesnil Amelot. Originaire de Tchétchénie, il y est menacé de mort. Ils ont une petite fille de 3 ans.

RESF dénonce les atteintes aux droits de l’enfant perpétrées dans le cadre de la politique menée par N. Sarkozy. Il lance un appel (texte joint « Appel droits de l’enfant »). Un rendez vous est fixé chaque dimanche (16h-17h) jusqu’au 20 novembre sur le parvis de Notre Dame.


Et les luttes continuent :

Dans l’Ain, l’acharnement contre une famille kosovare.

Le gouvernement et le ministre de la casse des familles poursuivent inexorablement leur politique, par exemple dans l’Ain : 
La préfecture demande le maintien en centre de rétention, le juge se prononce contre ce maintien Le procureur fait appel. Pourquoi un tel acharnement ? 
Dans son édition du 11 septembre 2009, le Progrès de Lyon informait ces lecteurs que le préfet de l’Ain, Régis Guyot, a reçu cette semaine un courrier du collectif Réseau éducation sans frontières attirant son attention sur la situation de M. Jusufi. Placé au centre de rétention de Saint-Exupéry, ce Kosovar albanais est le papa de quatre enfants scolarisés à Oyonnax. Son épouse dont « la santé nécessite des soins non disponibles dans son pays », selon l’avis du médecin inspecteur de santé publique de l’Ain, est seule depuis quinze jours. 
RESF a demandé au préfet de l’Ain de réexaminer le cas de cette famille qui avait fui Mitrovice, zone de turbulences dangereuses au Kosovo. RESF demande au préfet de prendre les dispositions pour que M. Jusufi soit libéré, «  au nom de tous les principes auxquels notre République est attachée et de toutes les conventions dont elle est signataire ». 
Samedi 12 septembre, le juge des libertés et de la détention a décidé que le maintien de M. Jusufi en centre de rétention était injustifié, pendant quelques heures M.Jusufi a cru qu’il pourrait enfin rejoindre sa famille qui l’attend à Oyonnax, mais le procureur en a décidé autrement, il a fait appel : M.Jusufi devra rester au centre de rétention pour comparaitre en appel devant le juge des libertés et de la détention ce lundi 14 septembre. Toute la famille Jusufi, les marraines et parrains républicains des enfants placent tous leurs espoirs dans la sagesse de ce tribunal. 
Le Préfet de l’Ain n’a pas, jusqu’à maintenant, jugé nécessaire de recevoir les personnes qui soutiennent la famille, il semblerait qu’il laisse cette machine à expulser faire son travail sans vouloir y apporter la dimension humaine qu’il a la possibilité de donner pour que la loi puisse s’appliquer avec discernement. 
Depuis 18 mois en France cette famille a été « déplacée » 6 fois, les enfants sont restés de longs mois descolarisés, aujourd’hui ils sont séparés, dans l’angoisse de voir leur père, leur mari expulsé. La France était leur espoir, c’est devenu un cauchemar et pourtant l’idée de retourner au Kosovo est impensable. 
Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel acharnement à expulser M.Jusufi, est-ce l’effet des quotas d’une politique pourtant qualifiée par le ministre de « juste, équilibrée et humaine » ? 
Contact sur ce dossier : Michel Cabaussel 06 84 71 26 61

Préfecture de l’Ain Tel : 04 74 32 30 00 , Secrétariat 04 74 32 30 01 
regis.guyot@ain.pref.gouv.fr Directrice de cabinet Fax : 04 74 23 26 56violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr Secrétaire général Fax : 04 74 32 30 99dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr

___

En Seine St-Denis, un père Tchétchène en rétention risque l’expulsion tandis que sa femme et sa petite fille seraient abandonnées en France.

Liberté et droit au séjour pour Usup MAZHIDOV

Monsieur Usup MAZHIDOV, ressortissant tchétchène, a été arrêté le 02 septembre 2009 suite à un contrôle d’identité près de son domicile. Il est le papa de Alina, une petite fille née en France et scolarisée à l’école maternelle Drapiers de Saint-Denis en petite section maternelle. Depuis qu’il est en rétention au CRA de Bobigny, Alina se croit abandonnée par son père et ne comprend pas ! 
Menacé de mort M. MAZHIDOV a fui la Russie avec son épouse et vit en France depuis 2005. 
Outre le sort détestable qui attendrait ce papa s’il devait être livré aux autorités russes, trois raisons au moins de le libérer et de lui donner le droit au séjour : · Dès son arrivée en France, il a fait une demande d’asile auprès de l’OFPRA dont il a été débouté. Une demande de réexamen vient d’être rejetée par l’OFPRA, comme c’est le cas le plus souvent, mais devant la Cour Nationale du Droit d’asile n’a pas encore examiné leur recours. · Ce papa est atteint d’hépatite C, une maladie qui a déjà entraîné plusieurs passages aux urgences à la veille de son interpellation et qui ne pourrait être prise en charge efficacement …dans une prison russe ou Tchétchène. · Il laisserait derrière lui une maman désemparée et une petite fille qui est née en France et y est scolarisée. Le Tribunal administratif a malheureusement ignoré ces faits et confirmé l’APRF : c’est de la solidarité et de la mobilisation que dépend maintenant le sort de ce papa et l’avenir de cette famille !

Usup doit pouvoir vivre sereinement dans le pays où il a cherché refuge, avec son épouse et sa fille !

Rassemblement devant l’école des Drapiers à La Plaine Saint-Denis - 9 RUE DE LA MONTJOIE (M° La Plaine Stade de France RER B) mardi 15 septembre à 8 h 30

Pétition à signer sur http://resf.info/P1287

Mails et fax à envoyer d’urgence en s’inspirant de ce texte et sans agressivité inutile à Monsieur le Préfet de Seine-Saint-Denis : 
Mails : nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr Fax : 01 48 30 22 88

Coordonnées ministère et Elysée : 
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr sp.besson@iminidco.gouv.fr 
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr 
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr 
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr 
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html 
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


Mais aussi quelques nouvelles, des bonnes, de certains de ceux en faveur de qui vous êtes intervenus nombreux quand vous avez été informés de leur situation.

a) Emmanuel Oladipo, expulsé le 15 juillet sur décision de l’Elysée a atterri le 12 septembre à Roissy, accueilli par sa compagne Jimia Sylla et ses trois filles, dont Félicia, née le 30 août. Une magnifique victoire due d’abord à la détermination de Jimia mais aussi à la mobilisation de tous et à la médiatisation. On peut gagner, il faut gagner, on continue.

b) Séverin Yaho, camerounais, père de deux enfants qui était en rétention la semaine dernière a été conduit à l’avion samedi 5 septembre tandis que sa femme et des militants du réseau appelaient les passagers à le soutenir. Il a fait un malaise, le commandant de bord a refusé de l’embarquer. Mardi 7 il devait être présenté au Juge des libertés puis, à 13h50 à l’avion. La police décidait de sauter la case JLD et de le conduire à l’aéroport sans qu’il ait vu le juge. Heureusement, son avocate, prévenue par le réseau, plaidait en son absence : libéré ! Sauf qu’il était déjà menotté, ligoté de la tête aux pieds, bâillonné au pied de la passerelle. Course de vitesse téléphonique tous azimuts pour que les policiers soient officiellement informés. Qui aboutit finalement : au moment où il allait être monté comme un paquet dans l’avion, les téléphones des policiers sonnaient : « libérez-le ».

c) Joao ABEL GABRIEL est libre. Grâce à la médiatisation, à la mobilisation de tous (parents enseignants, élus), à tous vos mails et vos fax, Joao est sorti du CRA de Bobigny mardi 9 septembre. Difficile de dire sa joie, celle de sa compagne et de son fils ! Il remercie tous ceux qui se sont émus de sa situation et qui, à travers son cas, ont condamné la traque des familles privées de papiers. Reste maintenant à obtenir sa régularisation : RESF 93 appelle à un rassemblement de soutien le jour de sa convocation en préfecture pour un nouvel examen de situation, mercredi 16 septembre à 10 h, préfecture de Seine-St-Denis, Batiment R Cassin, porte 1 Métro Picasso.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 21:33

Séverin Yaho est au centre de rétention  de Vincennes depuis le 20 août 2009. L’avion qui l’éloignera définitivement de sa famille est programmé pour samedi 5 septembre à 13h50. Séverin ne dort plus, il a perdu une dizaine de kilos en deux semaines.

 

Séverin Yaho est né au Cameroun en 1979. Sa mère quitte le foyer familial quand il a 3 ans. Son père, chauffeur de camion dans une société de carburants, est toujours sur les routes et confie l’enfant à une famille de sa connaissance en Centrafrique. Séverin a alors 5 ans. Trois ans plus tard, son père décède dans un accident de la route. L’enfant reste dans sa famille d’accueil mais il est considéré comme une charge, maltraité, sans affection. Il s’enfuit vers l’âge de 17 ans quand le fils de la famille lui donne un coup de couteau dans la cuisse. Il vit alors dans la rue jusqu’au jour où un Ivoirien le prend sous son aile. Séverin travaille dans des restaurants pour gagner un peu d’argent. Un an plus tard, ils partent en Côte d’Ivoire. Séverin trouve du travail dans le port. Mais les relations se dégradent entre les deux hommes et il doit à nouveau partir. N’ayant plus d’attaches en Afrique, il décide de tenter sa chance en Europe. Il arrive par bateau à Marseille à 24 ans, sans papiers et rejoint la capitale. Il travaille et dort dans des restaurants.

 

En 2006, il se fait arrêter et est placé au centre de rétention de Plaisir. Le consulat du Cameroun refuse de lui délivrer un récépissé car il n’a aucun papier d’identité (normal, il a quitté le Cameroun à 3 ans et n’y est jamais retourné).

 

La même année, Séverin rencontre Josiane qui deviendra sa compagne. Josiane illumine sa vie. Avec le désespoir d’un homme qui va tout perdre, il crie son amour pour cette femme, la seule, dit-il, qui lui ait apporté de l’affection, celle qui lui « a rendu la vie tellement belle ». Josiane a une petite fille de 4 ans, Cyrielle, qu’il aime immédiatement comme sa propre fille. Joyce naît le 3 décembre 2007. « Ma famille est ma seule richesse » dit-il.

 

La vie de la famille bascule le 10 juin 2009. Séverin est arrêté, condamné à une peine de prison et à une interdiction du territoire d’un an pour séjour irrégulier. Le 20 août 2009, on vient le chercher à la prison de la Santé pour le transférer au centre de rétention de Vincennes. Considérant que son nom est à consonance camerounaise et qu’il s’habille comme un Camerounais, le consulat du Cameroun lui délivre un laissez-passer.

 

Cette famille très unie n’avait rien à se reprocher : Josiane, originaire de Centrafrique, est titulaire d’une carte de résident de 10 ans. Séverin qui n’a jamais pu déposer de dossier de régularisation car il n’avait pas de passeport enchaînait les petits boulots. Cyrielle est scolarisée à l’école Louis Pergaud à Ste Geneviève des Bois (91) et Joyce est un adorable bout de chou.

 

Cette famille va être écartelée samedi 5 septembre 2009 sur décision de l’Etat français.

 

Contacts : Catherine : 06  08 15  24 52 , Pascal : 06 71 62 87 97, Nadia : 06 10 55 35 21

 

 

 

Ministère de la rafle et du drapeau

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr

Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr

Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel  laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 

 Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>

LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 19:59
Sans-papiers . Le cas de ce petit garçon de cinq ans, privé de son père, arrêté il y a une semaine à Roissy et placé en centre de rétention, suscite une forte émotion. Joao devrait être fixé sur son sort aujourd’hui.

La mobilisation s’élargit pour libérer Joao Abel Gabriel. Lundi, nous révélions l’histoire de cet Angolais, en France depuis 2002, père de Chama Dieumerci, âgé de cinq ans. Arrêté il y a une semaine à Roissy parce que sans papiers, Joao a été placé en centre de rétention sans que personne ne se soucie du sort de son petit garçon, livré à lui-même. Depuis une semaine, c’est la petite amie de Joao, vingt-deux ans et en situation de grande précarité, qui s’occupe de lui.

Lundi, le juge des libertés de la cour d’appel de Paris a décidé de son maintien en rétention, en attendant une possible expulsion. C’est donc aujourd’hui que tout se joue. À 10 heures, le tribunal administratif de Cergy doit examiner le recours contre l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). Si Joao est maintenu en rétention, Chama devra faire seul sa rentrée au CP jeudi à l’école Jean-Vilar de Saint-Denis.

Mais l’histoire de ce petit garçon a suscité une forte émotion et les initiatives se multiplient. Ainsi, des parents d’élèves dionysiens ont organisé une collecte pour que le petit garçon puisse avoir les fournitures nécessaires à sa rentrée scolaire. Par ailleurs, Thierry Lenain et Olivier Balez, auteurs du livre de jeunesse Moi, Dieu Merci, qui vis ici (1), ont réalisé une jolie carte pour demander à Nacer Meddah, préfet de Seine-Saint-Denis, la libération de Joao Abel Gabriel. Ils ont également lancé l’opération « Envoyez un livre à Chama Dieumerci ! ».

L’idée consiste à envoyer un livre pour enfants à Chama, aux bons soins du préfet : « Je me permets de vous confier ce livre pour que vous le lui fassiez remettre. Vous êtes en effet celui qui a entre ses mains la vie de ce père et de cet enfant », peut-on lire sur le site Internet créé pour l’occasion : www.dieumerci.fr. Hier, quelques heures après le lancement de cette opération, une vingtaine de livres étaient déjà envoyés.

1) Éditions Albin Michel, 40 pages, 13,50 euros (à partir de cinq ans).

Marie Barbier - humanite.fr

 
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 20:55

Soutien à Monsieur Mustapha BENBERRADJI, incarcéré au CRA de Vincennes

(N° d'étranger 7503437003)

Le 18 août dernier, suite à un contrôle d'identité, Monsieur Mustapha BENBERRADJI a été arrêté et conduit au centre de rétention à Vincennes, en exécution d'une obligation de quitter le territoire français en date du 23 octobre 2008. Malgré une longue histoire avec la France où est sa vie et sa famille.

Mustapha BENBERRADJI, soutenu par RESF Les Lilas (Seine Saint-Denis), est le compagnon d'une Lilasienne, titulaire d'un titre de séjour. Il est arrivé en France en 1986, à l'âge de 17 ans, pour rejoindre son père  qui a toujours vécu et travaillé en France. Après le décès de son père en 1988, il est resté sur le territoire français jusqu'en 1992. Arrêté pour infraction à la législation des étrangers, il a été condamné à 18 mois de prison, et à l'Interdiction Définitive du Territoire Français. Il a quitté la France en 1994 quand il a été libéré.

En 2000, il a obtenu un visa du Consulat d'Alger lui permettant de regagner la France de manière régulière le 17 mai 2000. Titulaire d'un récépissé provisoire de séjour jusqu'en février 2002,  il a été une nouvelle fois interpellé et placé en rétention administrative en exécution de l'ITDF, qui a été finalement annulée en mai 2003. Sa dernière demande de régularisation a été refusée, assortie le 23 octobre 2008 d'une OQTF, pour laquelle un recours a été rédigé, mais rejeté. Monsieur BENBERRADJI a fait appel à cette décision et est en attente d'une convocation de la cour administrative d'appel.

En tout, M. BENBERRADJI, âgé de 40 ans a passé 17 ans sur le territoire français dont près de 10 ans sans interruption. il s'occupe activement des 4 enfants de sa compagne,  et apporte dans cette famille une réelle stabilité, tant sur le plan affectif que financier. Cela est prouvé par un jugement en assistance éducative. Les petits le considèrent comme leur père. Mustapha BENBERRADJI est parfaitement intégré. Parlant couramment le français, il a constamment travaillé, déclare ses revenus et n'a cessé de vouloir durant toutes ces années obtenir un titre de séjour.

Nous  demandons à  monsieur le Préfet de tout mettre en œuvre pour que Monsieur BENBERRADJI puisse retrouver au plus vite sa compagne et les enfants de cette dernière et de bien vouloir réexaminer sa situation administrative afin de lui accorder le droit au séjour que justifient ses liens avec la France et le droit fondamental à la vie privée et familiale. 

Nom prénom / Signature

Signez la pétition sur http://www.educationsansfrontieres.org/article21968.html

Et exprimez votre soutien par fax ou par mail : c’est urgent !

à l'attention de Monsieur le Préfet de police de Paris : M. Michel Gaudin.

- soit par fax au 01.53.71.67.23

- soit par email à prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr










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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 19:26

Pedro MAYENGO maintenu en rétention 

M.Pedro Oliveira Mayengo,  de nationalité angolaise, en France depuis 2002 et habitant Corbeil, arrêté le 1er juillet 2009 à Tournan (77) alors qu'il se rendait à son travail, est depuis en rétention au CRA du Mesnil-Amelot.  Le 15 juillet, il a été présenté à l'ambassade d'Angola qui n’a pas pour le moment délivré de laisser passer, mais peut le faire jusqu’au 2 août, date de fin de rétention. Son maintien dans la prison pour étranger en vue d’une prochaine expulsion, a été confirmé le 18 juillet par le juge des libertés. Amené au tribunal à 8h30, avec six autres retenus, audiencé à 11h 00 du matin, il en est reparti à 5 heures le lendemain matin, la dernière audience ayant eu lieu à 4 heures du matin. Tribunaux des étrangers, tribunaux d’exception… Le 22 juillet, parce qu’il faut tout tenter pour cocher un chiffre de plus, Pedro Mayengo a été présenté à l'ambassade du Congo qui, heureusement, ne l'a pas reconnu comme l'un de ses ressortissants.

En matière de nationalité, les préfectures ne font pas dans le détail : récemment, la préfecture du Puy de Dôme a voulu faire signer par Bessim AGOVIC, rom kosovare, un document où il attestait qu’il serait de nationalité serbe pour rendre possible son expulsion  !....

 

M. Mayengo et sa compagne ont deux filles nées en France : Grace, 1 an ½, et Olivia, 3 ans qui va  entrer en maternelle et qui, suivie à l'hôpital Robert Debré,  doit être hospitalisée en octobre.  M. Mayengo assure à lui seul les revenus de sa famille,  l’expulsion, si elle se produit, plongerait immédiatement celle-ci dans la misère, le risque d’expulsion du logement  et le désespoir.

 

Pedro Oliveira Mayengo est sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF), délivré par la préfecture de police de Paris       

Préfecture de police de Paris

fax Préfecture de police P 75 : 01 53 71 67 23

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

 

Ministre de l’immigration

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

 

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

 

Et là où se prennent les décisions  

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

Le démembrement possible de cette  famille, comme celui de tant d’autres  est une décision intolérable. Le 14 juillet 2009, 5 pères d’enfants scolarisés ou devant l’être à la prochaine rentrée, et connus de RESF, se trouvaient en danger d’expulsion. Pedro Mayengo est celui qu’il faut sauver.

 

15 juillet 2009 : expulsion d’Emmanuel OLADIPO, père nigérian, dans un charter européen parti du Bourget quasi vide. A tous ceux qui ont appelé l’Elysée, un conseiller a fait savoir que le président était informé de la situation, et prendrait sa décision. La compagne d’Emmanuel, mère de leur enfant et d’une autre fillette, accouchera sans lui, dans quelques jours.  Accompagnée de deux députés, elle s’est rendue à l’Elysée pour réclamer le retour de son mari.

http://www.liberation.fr/societe/06011119-marche-vers-l-elysee-pour-un-pere-expulse

16 juillet : Deux pères libérés par le tribunal, 7 enfants retrouvent leurs pères : au Tribunal administratif de Melun,  les APRF de Simao Mfinda (Angolais, père de deux adolescents scolarisés à Paris dont la mère a disparu en Angola il y a 10 ans, et d’une petite fille ) a été libéré par le TA. Idem pour M. Rodriguez, père bolivien de quatre enfants du XIVe arrt parisien.

19 juillet : Juean Ronel SAN LOUIS,  haïtien,  père de deux petites filles  refuse d’embarquer sur l’avion qui allait le conduire en Guadeloupe. Jugé pour ce refus, il est sorti libre du tribunal de Créteil condamné à 3 mois de prison avec sursis. Immense soulagement pour trois familles, et la bagarre de la régularisation à mener.

 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:39

M. Emmanuel Omoyemi OLADIPO, père de famille nigérian, résidant à Evreux dans l'Eure avec sa famille.  Il est actuellement en rétention dans la prison pour étrangers du Mesnil Amelot. Un vol est prévu pour M. OLADIPO le 11 juillet 2009 à 11h10 en  direction du Nigeria.

 Emmanuel OlADIPO et sa compagne, ivoirienne en situation régulière, ont déjà vécu ensemble en Afrique et se sont retrouvés à Evreux où ils  longtemps avec leurs 2 enfants : Aimée Sylla, 5 ans, française car issue d'une première union, scolarisée à Evreux, et qui est élevée la majeure partie du temps par M. Emmanuel Omoyemi OLADIPO, et Emmanuella Oladipo-Sylla  (2 ans 1/2), leur fille.
Mme Sylla, sa compagne,  avec qui il vit à Evreux,  est actuellement enceinte de 8 mois, une naissance  prévue pour le début août, grossesse à haut risque, attestée par le gynécologue  du CHU d 'Evreux, M Chabouli.   Dans cette situation, la présence du père de famille au foyer est indispensable pour l’ensemble de la famille .

Emmanuel Omoyemi OLADIPO  est  depuis 3 ans et demi en France, il  possède des diplômes et travaille partiellement  comme coiffeur professionnel.
 Sa présence aux côtes de sa compagne et de sa famille s’impose tant sur le plan médical, sanitaire et humanitaire ainsi que sur celui du maintien de l'équilibre familial.

 

Chaque expulsion  génère des situations humaines dramatiques.  Celle d’un parent  déclenche pour chacun des membres concernés des traumatismes que l’on mesure difficilement, et presque toujours la perte totale des ressources. Elle est  visiblement conçue comme le moyen d'acculer le reste de la famille au départ sous prétexte de « maintien de l’unité familiale ».   Des dizaines de familles (bien plus sans doute) en font les frais, et  le ministère d’Eric Besson, informé dans plusieurs cas, a persisté dans  sa volonté de briser les familles.  

 C’est ici que la famille  d’Emmanuel OLADIPO s’est reconstituée, c’est ici qu’elle doit être préservée. Le retour d’un père expulsé prend parfois des années.  Souvent, c’est impossible. Emmanuel Omoyemi OLADIPO  doit être libéré,  rendu à sa famille et régularisé.

 

Préfecture  de Seine et Marne :
Place de la Préfecture 77010 MELUN CEDEX 
tel : 01 64 71 77 77 
tel Sce DRLP4 Expulsions, Reconduites, Asile... : 01 64 71 78 77 / 01 64 78 58 17 
fax : 01 64 37 10 35 
Préfet : Michel GUILLOT 

 

Ministre de l’immigration

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

 

Matignon  :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

Pour demander la régularisation d’Emmanuel Omoyemi OLADIPO 

 

PRÉFECTURE  de l’Eure

Tél. : 02 32 78 27 27
Télécopie : 02 32 38 24 15

LE PRÉFET : Fabienne BUCCIO

fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

 

Secrétaire Général : Thierry SUQUET

thierry.suquet@eure.pref.gouv.fr

fax du cabinet : 02 32 78 27 31

 

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 21:06

La situation des ex-occupants de la Bourse du travail crée une  urgence absolue.

Des travailleurs,  hommes et femmes qui ont mis tout en œuvre pour leur régularisation, sont d’abord à la merci d’une intervention policière pouvant déboucher sur le placement en rétention et l’expulsion de plusieurs dizaines, voire de centaines d’entre eux. 

Il nous semble indispensable qu'ensemble, organisations, associations, syndicats, partis politiques attachés à la défense des droits humains et de ceux des migrants s'unissent pour  soutenir et protéger ces hommes, ces femmes et ces enfants sans papiers.

Ensemble nous réaffirmons notre soutien pour régularisation de tous. 

Nous attendons que le gouvernement se saisisse d’urgence de la situation administrative des 1200 personnes ayant déposé un dossier avec le CSP 75 et  procède à leur régularisation au plus vite.

Dans l’immédiat, nous demandons que des mesures d’urgence d’ordre humanitaires et sanitaires soient prises par les pouvoirs publics et la ville de Paris pour la  préservation de l’hygiène et de la santé publique des ex-occupants de la Bourse du Travail.

Cette situation ne pouvant perdurer, nous appelons dans les plus brefs délais à l'ouverture d'un lieu permettant le regroupement, la visibilité et la centralisation de la lutte des sans papiers du CSP 75 dans l'attente de leur régularisation.

Nous nous déclarons solidaires  et  lançons un appel à l’ensemble des organisations, associations, syndicats, partis politiques attachés à la défense des droits humains et de ceux des migrants à nous rejoindre  et à rester ensemble  à leurs cotés.  Nous appelons pour cela à une réunion mercredi prochain afin d’envisager ensemble, dans l’unité la plus large, les moyens de mobilisations (rassemblement, manifestation, actions symboliques, etc…) pouvant permettre de faire gagner leurs revendications.

Communiqué du RESF suite à la réunion du dimanche 28 juin 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 23:17
Deux histoires bien moches de double peine. Deux pères d'enfants français, mariés à des Françaises, qui ont à un moment, commis des délits, ont été condamnés, ont purgé leur peine mais sont depuis poursuivis, persécutés par la double peine : ils ont été frappés d'interdiction du territoire. Deux exemples qui illustrent  l'art du parler vrai en sarkozie : d'un côté on prétend avoir abolie la double peine, de l'autre on expulse des hommes en France depuis 21 ans pour l'un, 32 ans pour l'autre.
 
Non à la double peine !

Liberté et droit au séjour pour Bandiagou DIARRA !

M. Bandiagou DIARRA a été placé en garde à vue, puis en rétention à Nanterre, après avoir répondu à une convocation au commissariat de Courbevoie. Il risque d’être reconduit à la frontière d’un jour à l’autre.

Cette mesure d’éloignement représenterait une atteinte insupportable aux droits fondamentaux ainsi qu’un reniement des engagements pris par les plus hautes autorités de l’Etat..

·         Bandiagou DIARRA serait ainsi une victime de cette double peine à laquelle l’actuel président de la république affirme avoir mis fin. En effet, condamné en 1997 à une peine de 18 mois de prison, peine assortie à l’époque d’une interdiction définitive du territoire français, il avait fait la preuve par la suite d’une réinsertion et d’une intégration sociale et familiale réussies, situation confirmée par les rapports de police et la décision du tribunal correctionnel de Versailles, malheureusement remise en cause en appel. Ce qui l’avait amené à demander en janvier 2008 au ministère de l’Intérieur son assignation  à résidence, condition nécessaire à la levée de l’interdiction du territoire.

·         L’expulsion de Bandiagou DIARRA serait une remise en cause de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme qui protège le droit à la vie privée et familiale. En effet, il est entré en France en 1977 et a épousé il y a dix ans une ressortissante française. De cette union sont nés trois enfants français et la famille mènerait une vie unie et paisible depuis cette date, s’il n’y avait cette épée de Damoclès qui la menace en permanence.

·         Enfin l’éloignement forcé de ce père de famille serait un traumatisme irréversible pour ses enfants, nés en 1995, 1998 et 2006, donc tous mineurs et scolarisés, sans parler d’un autre enfant français aujourd’hui majeur et issu d’une première union de M. DIARRA.

La mesure d’éloignement qui menace Bandiagou DIARRA n’est justifiée que par le retard ou la mauvaise volonté mis par les services de l’administration à statuer sur sa demande d’assignation à résidence, puisqu’il est de notoriété publique qu’il ne représente plus depuis longtemps une quelconque menace pour l’ordre public. Elle serait choquante, sur le plan humain, et contestable au regard des engagements internationaux de la France.

 Nous vous demandons d’y mettre fin en l’assignant enfin en résidence,

afin qu’il puisse entreprendre les démarches pour obtenir le droit au séjour qui lui permettrait ainsi qu’aux membres de sa famille, tous citoyens français de vivre enfin dans la sérénité.

 
 
Non à la double peine !
3 enfants français viennent de perdre définitivement leur père!

L'exécution ce vendredi 5 juin 2009 de la mesure d'eloignement qui frappait Nesemi laisse une femme et trois enfants  français de 17 , 12 et 6 ans désemparés et sans ressources.

Alors qu'il aurait du bénéficier de la protection absolue , Nesemi est une victime de la double peine à laquelle l’actuel président de la république affirme avoir mis fin.

C'est une atteinte insupportable aux droits fondamentaux ainsi qu’un reniement des engagements pris par les plus hautes autorités de l’Etat.

Est-ce ansi que le Ministère entend respecter le droit à la vie privée et familiale , en brisant celle d'une famille française unie et celle d'un homme en France depuis 22 ans, ex-réfugié, et ex- titulaire d'une carte de résident?

 

 

Nesemi  né en 1962, kurde de Turquie,  en France depuis 1987, est conjoint de française et père de trois enfants français scolarisés à Paris. Il est aussi soutien de famille pour sa mère et son frère handicapé, tous deux restés en Turquie. Il a toujours travaillé et toujours subvenu aux besoins de sa famille. Il a été condamné à deux reprises, une fois à six mois de prison, et une seconde fois par la Cour d'Appel de Paris en 2003 à sept ans d'emprisonnement assortis d'une ITF définitive.

En 2007 à sa sortie de prison (réduction de peine de 7 à 5 ans pour bonne conduite), il est cueilli direct pour l'aéroport, 1er refus d'embarquer, passage au TGI de Bobigny : libération

Depuis sa libération en 2007 Nesemi avait repris sa place au sein de la famille à Paris et retravaillait malgré les refus de l'administration de régulariser sa situation. Il avait plusieurs promesses d'embauche tant dans le bâtiment que dans la confection.

Le 2/06/ 2008  : La Cour d'Appel de Paris rejette sa requête de mainlevée de l'interdiction du territoire, en dépit de toutes les garanties et soutiens familiaux .

Le 26/01/2009 : Arrêté alors qu'il est en Moselle pour travailler sur un chantier, le Préfet de la Moselle prend à son encontre un APRF et une décision de placement en rétention.

 Le 24/02/2009 : Amené à Roissy, il réussit à refuser d’embarquer. Placé d'abord en GAV, il n'est pas déféré en comparution immédiate mais ramené le soir même au CRA de METZ . Des élus parisiens interviennent auprès du Ministère.

26/02/2009 : le JLD saisi pour interruption de la rétention par la GAV, décide le maintien en rétention.

27/02/2009 : au 32ème et dernier jour de sa rétention qui se terminait à 15 h, Nesemi est mis à 13 h 10  sur un vol pour la Turquie depuis l'aéroport de Bale-Mulhouse . Débarqué, il est placé en GAV et comparait samedi 28  devant le TGI de Mulhouse et est écroué.

02/03/2009 : le TGI de Mulhouse le condamne à 4 mois de prison ferme .

30/05/2009 : libéré avec remise de peine , il est à nouveau cueilli par la PAF et placé en rétention à Strasbourg.

05/06/2009 : Nesemi est expulsé sur la Turquie depuis Roissy par le vol Air France de 12h 30.  

L’expulsion de Nesemi est une remise en cause de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme qui protège le droit à la vie privée et familiale.

En effet, il est entré en France en 1987 soit il y a plus de 22 ans et a épousé en 1991 soit il y 18 ans une ressortissante française. De cette union sont nés trois enfants français.  

Les liens qui unissent ce père à son épouse et ses enfants sont si forts que sa famille n'a jamais cessé de venir le voir pendant les années de privation de liberté en prison ou en retention administrative que ce soit en région parisienne ou jusqu'à Metz.

L'éloignement forcé de ce père de famille est un traumatisme irréversible pour ses enfants, nés en 1992, 1996 et 2003, donc tous mineurs, et scolarisés, l'ainé en lycée, le second en collège, la petite en maternelle.
 

En vous inspirant de ces textes et en gardant des termes mesurés pour ne pas nuire aux intéressés, nous vous demandons de réagir auprès des autorités concernées :

 

Ministère :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard : 01 77 72 61 00
Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel :  laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Jean-Paul Faugère : <jean..paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
Antoine Gosset-Grainville : <antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
Arno Klarsfeld : <arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr>,
Myriam Lévy : <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
Igor Mitrofanoff : <igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>

Elysée :

fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Claude Guéant : <claude.gueant@elysee.fr>
Franck Louvrier : <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) : maxime.tandonnet@elysee.fr

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 21:14

Il y un presque un an, le 21 juin 2008, au centre de rétention administrative de Vincennes, Salem Souli mourrait après avoir en vain réclamé ses médicaments. Le lendemain, les retenus organisaient dans le centre une marche silencieuse qui fut violemment réprimée. Au cours de la révolte qui a suivi, ce qui était la plus grande prison pour sans-papiers en France a été détruite par un incendie. A la suite de cette révolte collective, huit personnes ont été arrêtées, inculpées et emprisonnées. Sur ces 8 personnes, plusieurs ont été libérées, même si elles restent inculpées. Aujourd’hui, trois sont toujours en prison, en détention « provisoire » depuis maintenant plus de 10 mois alors même qu'il n'y a toujours pas de date de procès.

Jeudi 28 mai à 14 h, Moïse Diakité passera devant le juge des libertés et de la détention pour le troisième renouvellement du mandat de dépôt. En France, depuis 18 ans, il n'a pas revu ses sept enfants depuis sa mise en détention. Toutes ses demandes de remise en liberté ont été refusées bien qu’il ait toutes garanties de représentation.

Récemment, les avocats de plusieurs inculpés ont demandé des compléments d’enquête. La communication de ces pièces aussi fondamentales que l’expertise relative à la propagation rapide du feu, la communication des vidéos de surveillance, les rapports d'intervention des compagnies de pompiers intervenues, les échanges téléphoniques entre les pompiers et les policiers, la procédure d'enquête concernant la mort de M. Souli, la procédure concernant les violences subies par M. El Ouertani, le dossier d'enquête sur la plainte de plusieurs retenus à propos de violences au centre de rétention de Vincennes en février 2008, a été rejetée en bloc. Ce refus témoigne d’une volonté d’instruire à charge et d’évacuer toute responsabilité de l’Etat et des gestionnaires du centre. Mais, tout cela s’inscrit dans une volonté politique, claire dès le départ, de faire des exemples pour tenter d’enrayer les révoltes de celles et ceux que l’Etat enferme au prétexte qu’ils n’ont pas de papiers.

Les sans-papiers enfermés à Vincennes se sont révoltés.

Les inculpés ont maintenant besoin de notre solidarité !

Soyons nombreux jeudi 28 mai à 14h au TGI (escalier F) pour exiger la libération de Moïse Diakité et des autres !

Palais de Justice. M° Cité


liberte-sans-retenue@riseup.net 

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