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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 19:26

5 exemples en danger d’expulsion ce jour.

 

1/ Guilherme, libéré samedi, sauvagement arrêté ce matin, remis en rétention à LYON pour être expulsé

 Guilherme Hauka Azanga, Angolais, en France depuis 8 ans, vit et travaille ici. Il a quatre enfants dont 3 sont élèves de l’école Gilbert DRU à Lyon 7e, le dernier va à la crèche. Tous nés en France.

Acharnement à détruire une famille : récit.

·      Refus de la préfecture de lui donner un titre de séjour, obligation à quitter le territoire français (2009).

·      Enfermement en rétention, tentative d’expulsion le 30 janvier 2010, Guilherme refuse d’abandonner sa famille.

·      Condamné à deux mois de prison pour refus d’embarquement. En France tout est possible.

·      18 mars sortie de prison et nouvelle tentative d’expulsion.

·      A Francfort, le pilote refuse de partir avec un passager sous contrainte. Merci à lui et à sa conscience.

·      Guilherme est rapatrié en France par la police, enfermé au CRA de Lyon St Exupéry. Samedi 20 mars, le juge des libertés libère Guilherme. A l’issue des 4 heures habituellement  réglementaires, l’avocat n’a pas connaissance d’un appel de la préfecture. Parce que c’est le week-end, la préfecture a la possibilité de le faire dans un délai plus large.

 

Joie ! Guilherme retrouve Florence et les enfants.

 

Mardi 23 mars, la préfecture de LYON, en toute discrétion, fait appel de la décision du JLD, la décision de libération est cassée. Mais Guilherme n’a pas été prévenu, le jugement s’est fait sans lui.

 

 Et jeudi 25 mars, grand déploiement de police vers 8 h 30. Après avoir cassé la porte de l’appartement familial, la police a embarqué Guilherme. Pour une nouvelle tentative d’expulsion !

 

Guilherme est actuellement à nouveau enfermé au CRA de Lyon Saint Exupéry. Une demande d’asile est en cours. Quelle que soit la réponse, Guilherme doit rester parmi nous ! 

 

Plusieurs choses à faire :

-   Exigeons sa libération et sa régularisation : Opération main ouverte : http://hauka-hazanga.tumblr.com/

 

-  Il est urgentissime d'écrire, de téléphoner...  à la préfecture du Rhône et au ministère.

Rhône

mél + fax préfet : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38
mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr   ,04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52


continuer à signer et faire signer la pétition http://resf.info/P1432

2/ M. Hanifi KAPAN, maçon, père de 3 enfants nés à Avignon et scolarisés à Avignon, en grand danger d’expulsion.

M. Hanifi KAPAN, enfermé au centre de rétention de Marseille depuis maintenant 9 jours, a été arrêté à la suite d’un banal contrôle routier.


Depuis près de 10 ans en France, il est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français.

M. Kapan a participé à la vie économique et sociale de notre pays. Il y a rencontré sa femme Elif, arrivée il y a 9 ans pour rejoindre sa sœur et ses deux frères installés régulièrement en Vaucluse.


L’intérêt supérieur de Abdullah, Hatice et Kübra est bien évidemment de retrouver leur père, et de continuer à vivre entourés de leur famille, leurs amis, et leurs enseignants, dans la ville dans laquelle ils sont nés. Ils traversent aujourd’hui une épreuve qui les dépasse, ne comprennent pas l’absence de leur père, la douleur et l’angoisse de leur mère. M. Kapan doit être libéré et régularisé : ses enfants et sa femme, leurs amis, leurs voisins attendent son retour !

 

Est-ce parce que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant a déjà été bafouée qu’elle doit l’être à nouveau ?

Quelle est cette justice qui ne tient compte que de critères purement administratif et ignore les situations humaines ?

Quelle est cette société qui s’attaque aux plus démunis ?!

Nous refusons cette logique administrative froide et inhumaine.

 

Nous demandons à M. le Préfet de libérer M. Kapan et de lui accorder une carte de séjour vie privée et familiale.

Signer et faites signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html
Ecrire (mails/fax) à M. le Préfet du Vaucluse, secrétaires, ministres, en allant sur le site de Matignon et de l’Elysée.

 

Préfecture du Vaucluse : contact@vaucluse.pref.gouv.fr ; fax : 04 90 86 20 76

Préfet du Vaucluse : françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.fr ;

Secrétariat du Préfet : fax : 04 90 85 03 00

Chef du bureau des étrangers : myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.fr

Adjointe au chef de bureau : frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.fr

Secrétaire générale de la préfecture : agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.fr

 

3/ Mr Din Chinh Tran, père d’un bébé de trois mois, épouse en situation régulière, en rétention depuis le 19 mars

Mr Din Chinh Tran, vietnamien, étudiant en chimie à Jussieu, vit avec son épouse  Ngoc Quynh N Guyen, elle aussi vietnamienne, étudiante en Economie Appliquée à Nanterre. Ils sont en France depuis six et huit ans, elle toujours en situation régulière, lui a perdu son statut d’étudiant en 2009. Le 21 décembre 2009 est née une petite fille, Ngoc Lian, à Paris  où la famille vit.

Mr Tran s’est fait arrêter le 19 mars, lors d’un contrôle routier. Aujourd’hui, les recours ayant été épuisés, il risque fort de se retrouver dans un avion pour le Vietnam, laissant derrière lui une jeune femme épuisée et sans ressources et un bébé de trois mois.

Pour dénoncer l’inacceptable, faxez et mailez votre désapprobation à Monsieur Gaudin, préfet de police de Paris.

Monsieur Michel Gaudin : fax : 01 53 71 67 23

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

4/ Mahamadou BAH, père de famille malien de Drancy (93), sera-t-il séparé de force de sa femme et de ses trois enfants ?

 

M. Mahamadou BAH, né au Mali le 07 juin 1981 et demeurant à Drancy (93) a été arrêté le 19 mars à Paris, sur son lieu de travail dans le 5ème arrondissement, il a fait l’objet d’un APRF et a été transféré au Centre de rétention de Vincennes le 20 mars à 13h. Il est menacé d'expulsion dans les jours qui viennent

 

Pourtant sa situation aurait du conduire à une régularisation :

 

·         Il est en France depuis neuf ans puisqu’il est rentré en 2001. Il a depuis établi en France des liens privés et sociaux nécessairement importants.

 

·         Il travaille et avait d’ailleurs fait le nécessaire pour obtenir sa régularisation, en déposant un dossier auprès de la préfecture de Seine Saint-Denis (dossier n° 90361, code AGDREF 9303290361) qui a fait malheureusement l’objet d’une décision négative le 20 février 2009. Depuis les conditions d’une régularisation ont été fixées par circulaire et il remplit les critères qui pourraient permettre de lui attribuer un titre de séjour « salarié ».

 

·         Sa famille se trouve en France, puisqu’il s’y est marié avec Fatoumata BAH le 12 mars 2005 et qu’il est père de 3 enfants :

-          Fousseyni né le 6 01 2006 scolarisé à école maternelle Salengro à Drancy,

-          Mustafa né le 18 06 2007 inscrit a l'école maternelle pour septembre,

-         Issa né le 20 02 2009.

 

Une reconduite  à la frontière aboutirait à briser cette famille et méconnaîtrait les droits des enfants qui se trouveraient séparés de leur père et privés de son soutien.

 

L'Arrêté de Reconduite à la Frontière qui le frappe doit être abrogé et une régularisation doit intervenir intervienne au plus vite au titre de la Vie Privée et Familiale. Merci d'intervenir en ce sens auprès de

 

M.Michel GAUDIN, Préfet de police de Paris :

Fax : 01 53 71 67 23

fax : 8° bureau (service de l’éloignement) = 01 53 71 57 79 
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 5/ Un père de famille franco-algérien du 95  sera t-il expulsé ce 28 mars ! ?

 

NAILI Djalil, né en Algérie, N° étranger 75 03 72 45 74 , en rétention au CRA du Mesnil Amelot, est sous le coup d'un aprf de la Préfecture de Police de Paris, suite à une interpellation à Barbes (18e).  

Lui, sa femme et son fils sont arrivés en France le  27/03/2007, depuis un second enfant est né sur le territoire.

Il a fait une demande d'asile en 2007, qui a eté rejetée en 2008,  rejet confirmé par la CNDA.

En Algérie, il travaillait comme magasinier du restaurant universitaire. Quatre personnes sont venues lui demander les clefs du magasin. Il ne les a pas données. Ces personnes ont menacé de battre son fils. Du coup, M. Naili  a arrêté d'envoyer son fils à l'école pour le protéger.

Ensuite ces personnes ont brulé sa voiture puis sont venues le menacer chez lui. Il a alors demandé un visa et est venu se refugier en France auprès des siens.

Il a travaillé comme peintre en bâtiment et son patron a engagé des démarches sans succès pour obtenir sa regularisation.

 

M NAILI Djalil est père de 2 enfants :

 Nassim né en Algérie en 2002, il est scolarisé en CE1 à l’école Sévigné à Goussainville 95190.

 Bouchra, née en France en 2007 à Pontoise (95)

 

M NAILI Djalil a beaucoup d'attaches en France, ses 5 soeurs sont établies ici, au total la famille  NAILI compte 28 personnes sur le territoire.

- Naili - Soltane Nabila, mariée,  3 enfants français, situation régulière.

- Naili-Aoussi Nadjette, en france depuis 1990, mariée, 4 enfants français, situation régulière.

- Naili-Nasser Mounia, mariée,  5 enfants français, situation régulière.

- Naili-Khelfa Nadia : mariée, 3 enfants nés en France, situation régulière.

- Naili Nissa sans enfants.

 

Son expulsion expéditive rendrait orphelins de père deux très jeunes enfants et briserait de chagrin une large famille franco-algéro-tunisienne qui a choisi la France

Beaucoup de  cris et  de pleurs bien réels pour une décision juridico-administrative ...

 

Sa famille , les élus de Goussainville (95) , les parents d'élèves  de l'école Sévigné à  Goussainville , le RESF 95 et tous les citoyens qui refusent le démembrement des familles , demandent sa libération immédiate et sa régularisation .

Merci d'intervenir pour lui et sa famille en ce sens en écrivant  à Monsieur Michel Gaudin , Prefet de Police

 

Envoi de fax gratuit par Internet : http://fax-gratuit.net/tt/index

Fax de la Préfecture de Police de Paris : 01 53 71 67 23

Mail de la Préfecture de Police de Paris : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr 

 

 Et pour tous, merci de dire votre indignation (poliment bien sûr) au

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint du cabinet : frank.supplisson@iminidco.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire


Et là où se prennent les décisions 
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Claude Guéant : claude.gueant@elysee.fr

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 21:00

UN PERE DE 4 ENFANTS, ANGOLAIS, MIS EN RETENTION,  EMPRISONNE 2 MOIS POUR REFUS D’EMBARQUER, EMBARQUE A NOUVEAU PUIS REMIS EN PRISON ? LA BARBARIE, CA SUFFIT !

 

Guilherme HAUKA AZANGA est Angolais, il est arrivé en France il y a 8 ans comme demandeur d’asile. Depuis lors, il vit et travaille ici. Il a quatre enfants dont 3 sont élèves de l’école Gilbert DRU à Lyon 7e.

Le 22 janvier, il était arrêté et placé en centre de rétention à Lyon. Il devait être expulsé le 30 janvier mais il lui a été impossible d’abandonner sa compagne et ses enfants. Il a refusé d’embarquer, il a été tabassé puis traduit en justice : il vient de purger deux mois de prison pour refus d’embarquer.

Hier, 18 mars, il était extrait de la prison et conduit directement à l’aéroport où il a été à nouveau embarqué, probablement ligoté de la tête aux pieds et bâillonné, porté comme un paquet jusqu’à l’avion. Il semble qu’il ait à nouveau refusé d’embarquer à l’escale de Francfort. Il a téléphoné à sa femme qu’il serait ramené en France, probablement pour être à nouveau jugé et condamné à des mois de prison.

Jusqu’où l’inhumanité ira-t-elle ? On avait eu la jeune fille expulsée pour avoir voulu se plaindre de violences familales, on a maintenant le père emprisonné, tabassé et empriosonné à nouveau pour refuser d’abandonner ses enfants ! Ça suffit !

Il faut que le ministère révèle ce qu’il a fait de Guilherme, qu’il dise où il est et dans quel état. Guilherme doit être immédiatement libéré et régularisé. Sa famille ey lui ont largement gagné le droit à une vie décente ici.

 

Ci-dessous le communiqué rédigé par les parents de l’école des enfants de Guilherme et, en fin de texte, les coordonnées de la préfecture, du ministère et de l’Elysée à qui il faut faire savoir (sans injures ni calomnies) ce qu’on pense de leurs décisions..

 

Nous avons besoin de toutes les forces du Réseau, merci à tous !

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

Nous vous adressons ci-joint le communiqué de presse fait par les parents d’élèves et enseignants de l’école Gilbert DRU (encadré ci-dessous) suite à l’expulsion de GUILHERME HAUKA AZANGA hier près midi, jeudi 18 mars ;

 Depuis plusieurs semaines, ils demandent audience au préfet pour lui faire part des éléments graves concernant cette situation et des dangers pour les enfants d’être séparés de leur père.

Aucune de leurs demandes n’a obtenu de réponse.

On ne peut traiter ainsi par le mépris des citoyens qui s’inquiètent et demandent simplement à être entendus !

 

Guillherme a été expulsé vers un pays où il certes né et a vécu mais dans lequel il n’a plus aucune attache aucun contact.

Sa compagne est extrêmement inquiète d’autant qu’il est venu pour faire, il y a 8 ans une demande d’asile et que ce retour n’et pas sans risque ;

La préfecture qui a pris cette terrible décision ne pourra qu’être tenue responsable de ce qui arrivera à Guilherme à son arrivée en ANGOLA.
elle est aussi responsable de l’état dans lequel ces 4 enfants dont il assumait la charge
  se retrouvent : orphelins de fait d’un père auquel ils sont profondément attachés,  paralysés par la peur  et l’angoisse alors que la plus grande n’a que 10 ans et que le dernier est encore à la crèche !

 

Dans un contexte électoral, le Préfet et sans doute au delà, le ministre et peut-être l'Elysée ont décidé de tenter de regagner des voix sur les thèses classiques de l'extrême droite.

La cruauté montrée dans cette expulsion, briser une famille intégrée, fabriquer 4 orphelins tous nés en France, envoyer dans un pays qu'il ne connaît plus depuis 10 ans un homme qui fait vivre toute une famille, ne convainc que ceux qui le veulent bien. Tous les autres, et quels que soient leur vote, sont révulsés, écœurés, bouleversés. Ils n'acceptent pas ils le font savoir et  feront tout pour obtenir le retour de Guilherme Hauka-Azanga.

 

Guilherme doit revenir.

Ces enfants l’attendent, sa compagne aussi.

La France doit honorer les textes qu’elle a signés.

RESF se battra donc pour ce retour comme pour celui de tous les parents injustement séparés de leurs enfants

 

Le communiqué ci joint vous invite à une conférence de presse devant l’école Gilbert Dru  lundi matin à 8 H ¼  heure de rentrée des enfants  (entrée rue ST MICHEL) ;

 

Il est très important que vous puissiez faire connaître  cette situation et  les dégâts qu’elle cause sur de nombreux enfants. 

Qui pourra leur expliquer  pourquoi ?

Qui pourra leur dire sérieusement quel danger justifie une telle mesure ?  De tels agissements ?

Comment vont-ils alors construire leur vision du monde dans lequel ils vont grandir ?

 

RESF est aux cotés de cette famille mais aussi aux cotés de toutes les familles de cette école, et de bien d’autres,  pour que les enfants puissent grandir dans un monde de respect et d’accueil,  et non dans un monde d’exclusion et d’expulsion ;

Cette conférence de presse nous donnera aussi l’occasion de présenter la manifestation du samedi 27 mars  centrée sur les jeunes majeurs et sur les familles démembrées 

 

Nous comptons sur votre présence lundi matin et vous en remercions

 

 

Il faut, très vite, organiser la protestation auprès du ministère et de l’Elysée. Vous pouvez vous inspirer du texte ci-dessous.

 

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général 
secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : 
stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre 
eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon : 
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions 
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

continuer à signer et faire signer la pétition http://resf.info/P1432

 

 

 

RESF

Contacts sur ce dossier :  RESF 06 81 51  81 44   06 31 11 24 2 9  06 70 37 40 55

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:48

Ou comment se débarrasser, avec l’aide de la police, d’un salarié sans-papiers devenu encombrant suite à un accident du travail

"L’Etat est-il dans son rôle quand il coopère avec un patron pour traquer un sans-papiers ? Quelle loi fait-il respecter alors ? La loi de la République ? Non ! Les droits de l’Homme ? Certainement pas ! Juste la loi du plus fort !"

Voici l'histoire édifiante de Ibrahima Diarra, arrêté et placé en centre de rétention sur dénonciation de son patron à la suite d’un accident du travail. Histoire emblématique de la situation des travailleurs "sans-papiers", c'est-à-dire sans droits.
 

Communiqué de la LDH, RESF, Cimade et CGT de Seine et Marne :
 

En CDI depuis juillet 2009 dans une entreprise de BTP à Ormeaux (77), Ibrahima, travailleur sans-papiers d’origine ivoirienne, est victime le 17 décembre 2009 d’un accident du travail. Son médecin lui fait un arrêt de travail d’un mois. Dès le lendemain, son employeur l’informe qu’il n’a plus de « mission » pour lui et lui remet immédiatement les documents de son solde de tout compte, sous motif de fin de CDD !!!. Il s’empresse d’ailleurs de lui faire signer un contrat CDD rétroactif à partir de février 2009 et exige qu’Ibrahima lui remette l’original du contrat CDI et les fiches de paie correspondantes … ce qu’Ibrahima se garde bien de faire ! Au contraire, celui-ci alerte lui-même la Sécurité Sociale sur son accident du travail, ce qui provoque une convocation de l’employeur pour la mi-mars. Mais ce dernier n’a pas dit son dernier mot !

Le 23 février, alors qu’Ibrahima est en entretien avec une organisation syndicale, son patron l’appelle sur son portable et lui donne rendez-vous en bas de chez lui pour, prétend-t-il, aplanir les différends. Ibrahima se rend en toute confiance au rendez-vous où … il est cueilli par la PAF (Police de l’Air et des Frontières) et placé en centre de rétention au Mesnil-Amelot (77), où il se trouve encore à ce jour , après confirmation de l’APRF (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière) par le tribunal administratif de Melun.


En tant que citoyens et travailleurs, nous ne pouvons que nous étonner de ces pratiques. L’Etat est-il bien dans son rôle quand il aide ainsi un « patron voyou » à se débarrasser d’un travailleur sans-papiers devenu encombrant, car moins rentable, à cause d’un accident du travail ? L’Etat est-il dans son rôle quand il coopère avec ce même patron pour traquer un sans-papiers ? Quelle loi fait-il respecter alors ? La loi de la République ? Non ! Les droits de l’Homme ? Certainement pas ! Juste la loi du plus fort ! C’est ce que nous ne pouvons tolérer. C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate d’Ibrahima et sa régularisation, ainsi que le rétablissement de son CDI et de tous ses droits sociaux, y compris les droits à réparation.


Permettons à Ibrahima de continuer à vivre de son travail, en France, avec sa compagne (elle-même salariée en situation régulière) et les quatre enfants de celle-ci.

Pétition à signer ici

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 22:27

... ou comment se débarrasser, avec l’aide de la police, d’un salariésans-papiers devenu encombrant suite à un accident du travail.


Communiqué de RESF 77 :
 

En CDI depuis juillet 2009 dans une entreprise de BTP à Ormeaux (77), Ibrahima, travailleur sans-papiers d’origine ivoirienne, est victime le 17 décembre 2009 d’un accident du travail. Son médecin lui fait un arrêt de travail d’un mois. Dès le lendemain, son employeur l'informe qu'il n'a plus de «mission» pour lui et lui remet immédiatement les documents de son solde de tout compte, sous motif de fin de CDD !!!. Il s’empresse d’ailleurs de lui faire signer un contrat CDD rétroactif à partir de février 2009 et exige qu'Ibrahima lui remette l'original du contrat CDI et les fiches de paie correspondantes … ce qu'Ibrahima se garde bien de faire ! Au contraire, celui-ci alerte lui-même la Sécurité Sociale sur son accident du travail, ce qui provoque une convocation de l'employeur pour la mi-mars. Mais ce dernier n’a pas dit son dernier mot !


Le 23 février, alors qu'Ibrahima est en entretien avec une organisation syndicale, son patron l’appelle sur son portable et lui donne rendez-vous en bas de chez lui pour, prétend-t-il, aplanir les différends. Ibrahima se rend en toute confiance au rendez-vous où ... il est cueilli par la PAF (Police de l'Air et des Frontières) et placé en centre de rétention au Mesnil-Amelot (77), où il se trouve encore à ce jour , après confirmation de l'APRF (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière) par le tribunal administratif de Melun.


En tant que citoyens et travailleurs, nous ne pouvons que nous étonner de ces pratiques. L'Etat est-il bien dans son rôle quand il aide ainsi un « patron voyou » à se débarrasser d’un travailleur sans-papiers devenu encombrant, car moins rentable, à cause d’un accident du travail ? L'Etat est-il dans son rôle quand il coopère avec ce même patron pour traquer un sans-papiers ? Quelle loi fait-il respecter alors ? La loi de la République ? Non ! Les droits de l’Homme ? Certainement pas ! Juste la loi du plus fort ! C’est ce que nous ne pouvons tolérer. C’est pourquoi nous demandons la libération immédiate d'Ibrahima et sa régularisation, ainsi que le rétablissement de son CDI et de tous ses droits sociaux, y compris les droits à réparation.


Permettons à Ibrahima de continuer à vivre de son travail, en France, avec sa compagne (elle-même salariée en situation régulière) et les quatre enfants de celle-ci.

Le JLD d’Ibrahima vient d’être annoncé: samedi 10h au TGI de Meaux, 
Merci à ceux qui viendront soutenir la famille !

Pour le JLD de Meaux : train gare de l'est direction Meaux, ensuite un bus direction résidence de la marne arrêt cité administrative (3 mn) .

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:12

Quatre affaires, disparates au premier abord mais toutes dramatiques, toutes révoltantes et qui, toutes,méritent qu’on agisse.

1) D’abord celle d’Aïna (15 ans), de sa mère et de son frère et sa sœur, expédiés en Pologne en 12 heures. Ses copains de collège n’acceptent pas. Il faut, bien sûr, les soutenir et signer la pétition des collégiens.

2) A Lyon, on emprisonne (on met en prison pour deux mois !) un père de quatre enfants qui refuse de les abandonner. Quand les manuels d’histoire le relateront, ce ne sera pas pour dire que sous la présidence de M. Sarkozy et Mme Bruni les droits de l’Homme ont progressé.

 

3) Banalement tragique en sarkozie : un père risque l’expulsion, son enfant sera abandonné.

4) Appel de Cayenne : ils font mine de s’émouvoir pour Haïti mais, dans les faits, rien ne bouge, au contraire.

 

1)

AÏNA, 15 ANS, SA MERE, SES JEUNES FRERE ET SOEUR

EMBARQUES MIS DANS L’AVION POUR LA POLOGNE EN MOINS DE 12 H.

Aïna, 15 ans a été arrêtée à la sortie de son collège à Angers, mardi 9 février.

Sa mère, son frère et sa sœur avaient déjà  Eté arrêtés, l’après-midi même, à la préfecture où on leur avait demandé de se rendre pour vérifier leur dossier. Les policiers lui ont affirmé que si elle ne signait pas son retour en Pologne, elle ne reverrait jamais son mari; terrorisée, elle a signé.

Aïna est arrêtée entre 16 et 17h. Elle réussit à 21h à appeler une camarade de classe; en larmes, elle lui explique que des policiers vont l'emmener à Paris pour prendre un avion et la renvoyer vers la Pologne. Le père est laissé en France, ses empreintes n'étant pas encore identifiées; il se cache aujourd'hui.

Aïna est arrivée en France en avril 2009 avec son père et est scolarisée au collège Jean Monnet en 3e, à la rentrée 2009.

Au collège ,elle s'intègre vite, profite à plein des aides qui lui sont offertes pour progresser en francais. Mardi 15h30, elle remplissait son dossier d'entrée en seconde ; à 3 heures du matin, elle était dans l'avion..

Aujourd'hui, Aïna se trouve dans un camp de rétention en Pologne, d'où l'on risque de l'expulser très vite vers le Daghestan, pays que ses parents ont fui pour la protéger.

C'est une terrible violence qui a été infligée à elle, à sa famille mais aussi à tous ses camarades de classe et à ses enseignants.

Nous demandons un retour urgent d’Aïna et de sa maman et des autres enfants, et qu'on leur laisse le temps et la possibilité de déposer une demande d'asile en France.

Vous pouvez réclamer le retour d’Aïna, de sa mère ,de sa sœur et de son petit frère en vous adressant à :

(attention à rester courtois pour éviter d'éventuelles poursuites)

 

Préfecture de Maine -et-Loire Numéros tel: 02 41 81 81 81  et 02 41 81 80 20

Fax:02 41 88 04 63

Mails : samuel.richard@maine-et-loire.pref.gouv.fr

cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

 

Ministre de l’immigration

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions  

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

De ses camarades du Collège Jean Monnet à Angers : Pétition pour Aïna

De ses camarades du Collège Jean Monnet à Angers. Merci pour elle.
Dans la nuit de mardi 9 à mercredi 10 février, à trois heures du matin, Aïna, jeune daghestanaise, une des nôtres, a été emmenée de force par vingt policiers jusqu’à Paris pour prendre l’avion direction la Pologne ; pays n’étant même pas le sien. Si vous voulez nous aider à ramener Aïna ici, parmi nous, et si vous en avez marre de toutes ces expulsions au sein de ce pays, signez cette pétition, faites une bonne action.

 
 
POUR SIGNER LA PETITION DES ELEVES DU COLLEGE D’AÏNA :
 
 
 
2)
LYON : EMPRISONNE POUR REFUSER D’ABANDONNER FEMME ET ENFANTS
 

Guilherme HAUKA-AZANGA, sans papier, vivant en France depuis huit ans a été condamné a deux mois de prison pour refus d'expulsion.

Sa compagne malade vit ici et est en situation régulière; elle est dépendante de lui pour les soins.
Trois enfants sont  scolarisés régulièrement à l’Ecole Gilbert Dru et le quatrième est à la crèche Saint-Lazare.

il s'en occupe au quotidien.

Marquons notre soutien à ce papa en lui écrivant en prison.

Je sais, on ne sait pas toujours quoi écrire à quelqu'un qu'on ne connait pas. Il suffit de quelques mots.

A d'autres reprises on a lancé une campagne de cartes postales et on sait que ça a aidé les personnes à tenir en prison.... Sans compter que si l’administration pénitentiaire voit arriver plein de cartes postales de la France entière pour une personne... Ça marque la mobilisation.

Maison d'arrêt de Corbas

Monsieur Guilherme HAULA-AZANGA –

n° d'écrou 235H / QA205

40, bld des Nations

BP 351

69 960 Corbas

 

Mobilisons nous pour qu'il ne soit pas expulsé à la sortie de prison et qu'il soit régularisé.

La pétition doit être signée massivement.

Ce n'est pas long ... un petit clic ...

720 signatures informatiques + pas mal de signatures papier

on doit pouvoir faire encore mieux si chacun s'y colle, fait circuler ...

la pétition est là  : http://resf.info/P1432

 

 
 
3)
SAINT-DENIS (93) : UN PERE MENACE D’EXPULSION

Un papa de l'école maternelle Pleyel à Saint-Denis (93) est privé de liberté, arraché à sa famille depuis le 06 février 2010. Nous avons eu connaissance de la situation très tardivement, lorsque tous les recours ont été épuisés. L'administration n'étant pas en possession de son passeport, il risque d'être présenté en début de semaine au consulat du Gabon, pays, je vous rappelle, signataire des accords de réadmission et qui ne va pas se faire prier pour délivrer le  laissez-passer de la honte. L'expulsion va certainement être programmée  dans la semaine avant la fin de rétention 21/02/2010.
Merci à tous ceux qui voudront bien donner quelques minutes de leur temps pour demander la libération de ce père de famille. 
Monsieur le Préfet,

Proposition de message :

 

Monsieur OWONE BIBANG Fabrice, ressortissant gabonais, né le 16 mai 1978 à Libreville, père de famille, vit en France depuis 2005. Il a été arrêté à la gare de Saint-Denis le samedi 06 février 2010 puis transféré au Centre de Rétention Administrative à Bobigny dimanche 07 février 2010;, à l'issue d'une garde à vue au commissariat de Saint-Denis.

Cette arrestation a provoqué émotion et indignation au sein de la communauté éducative et de l'ensemble des parents d'élèves de l'école maternelle Pleyel où est scolarisée en petite section, sa fille, Daphné, née en France le 08 octobre 2006.

Monsieur OWONE BIBANG parfaitement francophone est entré légalement en France poursuivre ses études en Finances/Comptabilité à l'Université de Sceaux.
C'est à la fac qu'il rencontre Mademoiselle MENGUE Marinette, sa compagne actuelle et mère de sa fille, elle aussi étudiante et titulaire d'un titre de séjour étudiant.

Séparer aujourd'hui ce père de son enfant est injuste et indigne d'un pays, par tradition pays des droits humains et terre d'accueil. Les objectifs chiffrés de la politique d'immigration doivent-ils se faire à tout prix, au détriment de l'intérêt supérieur de l'enfant et des grandes valeurs d'humanisme qui sont le fondement de notre République ?

La rétention de M. OWONE BIBANG, atteinte grave à la vie privée et familiale a plongé sa famille dans un désarroi profond et dans l'incertitude de ce que sera demain  sans la présence d'un père, d'un compagnon.

Comptant sur votre humanisme et votre professionnalisme, nous vous demandons instamment, Monsieur le Préfet, de mettre fin à cette injustice en libérant Monsieur OWONE BIBANG et en abrogeant l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pris à son encontre afin qu'il puisse retrouver rapidement sa famille dont la place est ici avec nous.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.

 NOM Prénom

Préfecture de Seine-Saint-Denis pour sa libération et sa régularisation:


Après le tremblement de terre en Haïti, le ministre Besson avait témoigné d’une hauteur de vue et d’une générosité rares chez lui : il avait renoncé temporairement à expulser les Haïtiens sans papiers puis il s’était engagé à faciliter certaines démarches pour les victimes. Dans les faits, il n’en a rien été en métropole et encore moins en Guyane où réside une forte communauté haïtienne.
Des associations guyanaises, dont le RESF Guyane, lancent l’appel suivant : 
 
APPEL DE CAYENNE :
Demande au Gouvernement Français
pour la communauté haïtienne

 

     A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n'ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.

     Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :

  • - une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
  • - le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu'ils ont de la famille sur le territoire français,
  • - des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
  • - l'abandon des exigences administratives en matière d'état-civil devenues impossibles à satisfaire,
  • - des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.

     La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Montagne Pelée et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l'Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l'éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.

     A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Télécharger l'appel au format papier à signer

 

Pour signer l’appel :

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=25559#sp25559

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:35

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.

Premiers signataires :
ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

 

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:43
Communiqué du comité de soutien au piquet de grève du FAF.SAB, 8 rue du Regard, PARIS 6ème.

Paris le 2 février 2010

Régularisation des travailleurs sans-papiers
Assez d'hypocrisie !

Les soutiens Paris Centre, 5ème, 6ème, 13ème, 14ème, 15ème arrondissements des partis politiques, associations et collectifs étudiants tous solidaires des 248 travailleurs sans papiers du Bâtiment occupant les locaux du FAF.SAB dénoncent la décision aujourd'hui du tribunal de grande instance de Paris, d'ordonner l'évacuation des locaux.

Ces travailleurs comme les 6000 autres grévistes sans-papiers ne font qu'exercer leur droit constitutionnel de grève afin de réclamer la fin du règne de l'arbitraire dans l'évaluation des critères de régularisation par les différentes préfectures.

Depuis le début du mouvement de grève le 12 octobre 2009, trop d'évacuations ont été ordonnées sur décision de justice ou sur simple appel au préfet lorsqu'il s'agissait d'entreprises puissantes mais n'ont en rien entamé la détermination de ces grévistes qui ne réclament que leurs droits à vivre et à travailler comme les autres sans être traqués. Est-il besoin de rappeler qu'il ne s'agit pas là d'immigration « subie » puisqu'ils sont indispensables à l'économie de notre pays et qu'ils participent donc à sa richesse.

Nous, instances de partis politiques, associations, collectifs soutenant la revendication de ces travailleurs, appelons tous les artistes, chercheurs, personnalités politiques,  organisations syndicales, associations, citoyens souhaitant affirmer leur solidarité à se rendre dès à présent au 8 rue du regard pour manifester leur soutien à ces salariés qui luttent dans la dignité et avec courage et à se relayer auprès d'eux.  Un plan de mobilisation de l'ensemble des soutiens sera enclenché en cas d'intervention policière.


Une conférence de presse et un rassemblement aura lieu :
Mercredi 3 février à 13h
au 8 rue du regard, Paris 6ème
avec les personnalités et les élus



Organisations composant le comité de soutien au piquet de grève FAF.SAB, 8 rue du Regard Paris 6ème : 
Alternatives libertaires paris Sud, ATTAC 14, 6 à Tous, Le Cercle de résistance Paris Sud, les Citoyens du Monde, le collectif Normal Sup, la LDH EHESS, la LDH 14/6, le MRAP 5/13, le MRAP 14/15, le NPA 14, le NPA 15, le PCF 6,  le PCF14, le PG 5, le PG 14, le PS 6, le PS 14, Resf PSO, l'UTAC, les Verts 5/6 et les Verts 14

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 17:27

Salima et Salma B. sont des sœurs jumelles. Elles habitent Clermont-Ferrand où elles préparent toutes les deux un CAP, en apprentissage: Salima en cuisine, Salma en service-restauration. Tout se passait pour le mieux.

Elles ont été recueillies à l’âge de 13 ans par leur tante. Leur grand-mère qui les élevait au Maroc venait de décéder. Leur tante est allée au Maroc pour obtenir la prise en charge officielle de ses nièces. C’est la Kafala, un concept juridique qui se substitue à l’adoption dans de nombreux pays musulmans. L’adoption y est interdite. Mais problème, en France, la Kafala n’est pas reconnue! Par conséquent, impossible pour les filles de régulariser leur situation en France!

Elles ont eu 18 ans en avril 2009. Le préfet avait opposé un refus de séjour à la demande de titre qui avait été faite par leur tante avant leur majorité. C’était en juillet. Depuis, plus aucune nouvelle de la préfecture.

Le 19 janvier, Salima était chez elle, pas Salma. Dépressive en anxieuse depuis le refus de séjour, cette dernière était hospitalisée dans un service ouvert pour adolescents.

Le 19 janvier, donc, en fin de journée, de violents coups sont frappés à la porte. S'en suit une irruption de cinq policiers, qui accordent juste à Salima le temps d’enfiler un pull et un jean avant de l’embarquer. On lui délivre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). Quelques heures plus tard elle est conduite au centre de rétention de Lyon. Elle y est toujours. Salma a fui l’hôpital, elle s’est cachée.

Pour l’instant le préfet refuse de revenir sur sa décision malgré une forte mobilisation des associations, organisations politiques et syndicales du Puy de Dôme et du centre d’apprentissage où elles sont en formation. Pétitions, interventions directes des élus, arrêt des cours au centre d’apprentissage, conférence de presse, interventions au festival du Court Métrage…Rien y fait.

Son expulsion est prévue pour le jeudi 4 février. 

Salma, elle, est toujours cachée. Elles sont terrorisées l’une et l’autre et l’une pour l’autre. Toute la famille est à bout de nerfs. Nous aussi.

Un nouveau rassemblement est prévu ce soir mardi, et demain. On envoie des S.O.S un peu partout. On ne baisse pas les bras.

Marie Guillerminet, RESF 63

SIGNER LA PETITION ICI 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:58
Désavoué publiquement par les juges pour avoir arbitrairement privé de leurs droits 124 demandeurs d’asile, Eric Besson se venge sur les jeunes et les familles. Qu’importent les études en cours, les liens familiaux, la vie reconstruite. Qu’importent les droits.

Ci-dessous quatre affaires, quatre vrais drames qui menacent la vie d’enfants ou de tout jeunes gens. Sans parler des autres, pareillement traqués et arrêtés, mais qui ont devant eux quelques jours ou semaines d’espoir. Le racolage de voix en saccageant des vies, ça suffit ! Le ministre de la chasse à l’enfant est responsable, son président encore plus, mais il faut aussi que les hauts fonctionnaires et les moins hauts qu’on implique dans ces affaires honteuses prennent leurs responsabilités. Et qu’on les mette face  à elles. Poliment, sans diffamation, mais fermement. Mails, fax, téléphone, tout est bon pour faire savoir ce qui se passe vraiment.  

 

Ministre de l’immigration

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions  

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

Les coordonnées des préfectures concernées se trouvent après chaque situation décrite.

1/ Expulsion programmée pour jeudi de Salima Boulazhar, 18 ans, sa sœur jumelle Salma, forcée de se cacher

Salma et Salima, deux sœurs jumelles marocaines de 18 ans, venues en France à 13 ans, confiées par kafala (acte de prise en charge) à leur tante résidente en France quand leur grand-mère qui les élevait décède. Or la France ne reconnaît pas la kafala et comme l’adoption est impossible en droit marocain, les démarches de régularisation sont rendues difficiles. Elles font toute leur scolarité à Clermont-Ferrand : Collège La Charme, Collège Gérard Philippe, Lycée Camille Claudel, Lycée Marie Laurencin. Salima - cette année- est en apprentissage à l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand. 

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon. 

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée, angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour. Depuis elle se cache. Le juge des libertés a décidé de prolonger de 15 jours la détention de Salima. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines. Tous ces établissements y compris se mobilisent pour elles, vendredi plus de 150 personnes se mobilisaient avec des élus devant la préfecture de Clermont Ferrand.

Malgré ce soutien, le préfet de région  (qui n’est autre que l’ancien secrétaire général d’Hortefeux quand il était ministre de la rafle et du drapeau !) n’en démord pas : pas d’adoption, pas de papier. L’expulsion de Salima est programmée pour le 4/02/2010 à  9h.

 

Patrick STEFANINI     Préfet de la région AUVERGNE

patrick.stefanini@puy-de-dome.pref.gouv.fr
Directeur du cabinet :
fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Chef des services administratifs du cabinet : david.besson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Préfecture du Puy de Dôme   18, Bd Desaix  - 63033 CLERMONT-FERRAND CEDEX 01   

 Tél. : 04 73 98 63 63  Télécopie : 04 73 98 61 00

www.auvergne.pref.gouv.fr
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Et aujourd'hui Youssouf un lycéen de 21 ans du LP Camille Claudel à Clermont-Ferrand a été arrêté près de chez lui en rentrant du lycée. Il doit être conduit au CRA de Lyon.

 

3/ Expulsion imminente pour Harrag Belhadj, 23 ans, détenu au Centre de rétention du Canet  à Marseille, père d’une enfant française 

Il est papa de la petite Lola, née en 2005, de nationalité française.  Il vit avec la maman et le premier enfant de celle-ci. Il contribue aux besoins et aux soins des deux enfants.

Harrag est arrivé en 2005 de manière régulière pour rejoindre son père séjournant en France depuis 2001 et détenteur d’une carte de séjour de 10 ans. C’est en novembre dernier que la préfecture a refusé de prolonger son séjour. Il a un jeune frère de 14 ans scolarisé dans un collège de Marseille.

Durant son séjour, il a mis tout en oeuvre pour construire sa vie professionnelle. Il a obtenu deux CAP, l’un d’Informatique à l’EMO à St Joseph et l’autre en Électricité bâtiment et industrielle à Angoulême. Il est également certifié d’une formation en tant qu’agent de sécurité et  a travaillé 6 mois dans ce secteur. L’expulsion est imminente (peut-être aujourd'hui mardi )

 

Préfet  Michel SAPPIN michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr

 
Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr 


Secrétariat Général : Tel 04 91 15 64 90 / Fax : 04 91 15 62 10


Standard préfecture : Tel 04 91 15 60 00 - Fax 04 91 15 60 70

 

3/ Lahouari CHALI, père de famille algérien, en rétention au CRA de Palaiseau (91)

Il vient d'être libéré, ne pas faxer !

Arrêté à Gennevilliers le 26 janvier 2010, lors d'un contrôle d'identité, Lahouari CHALI a été placé dans la prison administrative pour étrangers  de Palaiseau

Lahouari CHALI est entré en France le 5 mai 2004 en compagnie de sa femme et de leur fils aîné. Yacine, 6 ans,  né en Algérie, est scolarisé en CP, à Paris 18ème. Sa sœur Rachida Farah, 5 ans, est née à Paris, elle est en en moyenne section à l'école maternelle André Del Sarte dans le 18e.

Le père de M. Chali vit en France ainsi que la mère, les deux demi-frères et la demi-soeur de sa femme, tous en situation régulière. Le 1er février, rejet du recours au Tribunal administratif. La machine à expulser est en marche.

Récemment deux retenus du CRA de Palaiseau ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’expulsion : tentative de pendaison, grève de la faim, vis avalées. Pas même une nuit entre l’hôpital à l’aéroport, et à l’arrivée à Tunis, la prison pour ce père de famille.

 

Patrick Strzoda - Préfet des Hauts-de-Seine (92) :

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Secrétaire Général :

didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet :

josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

N° Fax du Préfet : 01 47 25 21 21 - 01 40 97 27 92

 

4/ 12 ans d’errance ça n’est pas assez ! Nouvelle menace d’expulsion pour un père rom d’Evreux

 Mehmet OMEROVIC  a été arrêté à Evreux le 29 janvier 2010, mis en garde à vue au motif d'un retard dans les formalités de mise à jour de son permis de conduire, et placé le 30 janvier en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel.

12 années d’errance, de souffrances et d’humiliations pour cette famille de cinq enfants ! Originaires de Bosnie, les Omérovic ont vécu, depuis 1992, tous les drames du conflit entre Serbes et Bosniaques. Accablés par les persécutions de tous ordres, parce qu’ils sont aussi roms et musulmans, privés du droit de travailler, de se loger, de se soigner, d’éduquer leurs enfants, ils ont fui leur pays une première fois pour demander l’asile en Allemagne en 1997.  Déboutés, de leur demande, ils retournent en Bosnie, mais subissent à nouveau persécutions et privations de droits élémentaires. Ils tentent alors leur chance en France en 2005,  où leur demande d’asile échoue également. Renvoyés de force en Bosnie, ils retrouvent la même situation et survivent grâce à des moyens de fortune. Nouvelle errance vers  la France où ils sont arrivés en janvier 2009. Ils déposent une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d’Evreux, s’appuyant sur les dispositions légales en vigueur relatives à la préservation de la vie privée et familiale. Leur demande est rejetée en septembre 2009,  rejet assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF). Un recours a été déposé par leur avocat auprès du Tribunal Administratif, et leur audience doit avoir lieu dès ce mois de février

Soutenue depuis plus d’un an par divers intervenants sociaux et associations impliqués dans le soutien aux migrants en situation de détresse, la famille Omérovic pouvait encore, jusqu’à l’arrestation,  espérer que l’Etat français prendrait en considération sa situation exceptionnelle et lui fournirait enfin la possibilité de se reconstruire. Ce père est aujourd’hui en très grand danger d’expulsion et la famille martyrisée une nouvelle fois.

Préfète de l’Eure : Fabienne BUCCIO : fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

Préfecture : Bd.  G. Chauvin 27022 EVREUX CEDEX  Tél. : 02 32 78 27 27
 Télécopie : 02 32 38 24 15  www.eure.pref.gouv.fr

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:11

Deux jeunes étudiantes arrêtées à Pau sur le chemin de la fac,

transférées à Paris pour une expulsion vers Les Comores,

un pays qui n’est pas le leur !

Liberté et droit au séjour pour Sitti et Liouize !

 

Une interpellation ciblée

Lundi 25 janvier un peu avant 10 heures, deux jeunes filles de 20 et 23 ans quittent leur chambre de la cité universitaire Corisande d’Andoins de Pau pour aller suivre leurs cours de géographie à l’université. Deux hommes en civil les guettent, les interceptent et les emmènent dans une voiture garée plus loin. Ce sont des fonctionnaires de la police aux frontières qui les conduisent au commissariat de la police aux frontières de Billère, à côté de Pau, où, pendant plusieurs heures, elles subissent des interrogatoires et doivent se soumettre à des formalités.

Sitti Youssouf et Liouize Ali ont presque toujours vécu en France. Elles étaient toute petites quand leurs familles sont venues à Mayotte. Elles y sont allées à l’école, puis au collège et au lycée. Elles y ont passé le bac.

-          Sitti, qui a 23 ans, y est restée 16 ans jusqu’en 2008, date à laquelle elle a obtenu une bourse pour venir étudier à l’université de Pau où elle s’est inscrite en 1ère année de géographie. Sa sœur, également étudiante à Pau en première année de biologie, se retrouve seule et terriblement inquiète, bien qu’elle n’ait pas, elle de problème de papiers.

-          Liouize, 20 ans, est restée 18 ans à Mayotte, jusqu’en 2008 où elle est venue avec Sitti à Pau, pour les mêmes raisons, également avec une bourse.

 

Deux jeunes filles dont le père ou la tutrice sont français !

L’arbitraire de cette interpellation tourne à l’absurde quand on sait que le père des deux jeunes sœurs est français ! Cette situation ubuesque s’explique par les vicissitudes subies par l’île de Mayotte et ses habitants. M. Youssouf est redevenu Français par réintégration, il y a plusieurs mois, lorsque le statut de l’île a changé. Pas ses filles, qui étaient déjà majeures.

Quant à Liouize, elle est sous la tutelle de sa tante depuis qu’elle est toute petite. Sa tante est française, ainsiq aue le mari de celle-ci… Liouize, non, en dépit du fait qu’elle vit depuis sa petite enfance sur un territoire qui dépend de la Francedepuis des années. Ils habitent Mayotte.

 

Des étudiantes assidues et régulièrement inscrites

Sitti et Liouize ont passé leurs examens de 1ère année avec succès, elles ont en poche un baccalauréat français, obtenu dans un lycée français à Mayotte.

Elles viennent de passer les examens partiels du 1er semestre et attendent leurs résultats. Elles sont sérieuses et assidues, elles sont venues pour étudier et avoir des diplômes universitaires. Leurs professeurs sont satisfaits d’elles et certains l’ont dit ce soir.

Les problèmes des deux amies viennent du refus de renouvellement de leurs cartes d’étudiantes, en juin 2009 : elles sont entrées en France sans visa d’étudiant, car elles n’avaient pas encore la réponse du CROUS en octobre 2008 et les cours commençaient. Trois jours après leur arrivée à Pau, le CROUS répondait favorablement à leur demande. Mais c’était déjà trop tard : elles sont considérées comme entrées irrégulièrement sur le territoire.

Chacune a un passeport comorien auquel était liée une autorisation de déplacement valable en France jusqu’en novembre 2008.

 

Transférées au CRA de Cité à Paris, elles risquent une expulsion rapide !

Sitti et Louise ont été transférées de Pau vers le CRA de Cité à Paris, prélude d’une expulsion rapide et forcée. Le Juge des Libertés et de la Détention statuera ce mercredi 27à partir de 14 h sur la légalité de la procédure.

Mais elles risquent d’être expulsées très vite vers La Grande Comore, une île où elles n’ont aucune attache : elles n’ont pas de famille là-bas, elles n’en parlent pas le dialecte, elles n’ont pas assez d’argent pour prendre le bateau ou l’avion qui les ramènerait chez elles à Mayotte, si tant est que l’administration les laisse circuler vers Mayotte.

Renvoyer ces deux jeunes filles aux Comores, c’est les envoyer dans un pays qui leur est totalement étranger et où elles n’ont absolument aucune ressource ni connaissance.

Il faut éviter l’expulsion de ces deux jeunes filles, et il faut que leur situation administrative soit régularisée au plus vite au regard de l’intégration et des attaches qu’elles ont avec la France.

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