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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 18:42

La litanie est sans fin. On ne finit plus de faire la liste des atteintes aux droits humains : contournement du droit, enfermement d'enfants en rétention (45 jours possibles), expulsions des pères et démantèlement des familles, retrait de protection des enfants pour pouvoir les expulser, arrestation sur les lieux d'hébergement d'urgence (le 115).

Les préfets appliquent sans état d'âme apparent les directives gouvernementales, rien ne semble les rebuter alors qu'ils ont dans leur attribution une marge d'appréciation humanitaire. Certains juges administratifs valident les décisions préfectorales, sans prendre en compte la nécessité d'apprécier les situations humaines et le respect des droits fondamentaux. Les droits de recours et l'intervention du juge judiciaire sont réduits à la portion congrue. C'est le droit, on l'applique, c'est la magie de la nouvelle loi sur l'immigration dite loi Besson et dont le ministre Guéant espère bien une application sans faille. Mais peut-on, doit-on laisser faire un droit injuste ?

Tout cela se déroule loin des regards, ce sont des pauvres dont la vie est foulée aux pieds, le silence s'abat et protège les exactions contre l'humanité comme la violation des droits. Une préfiguration de ce qui nous attend tous si nous ne retrouvons pas le goût de gagner ?

 

 

1/ Artur, 5 ans , en rétention avec son père au CRA de St Jacques de la lande (35)

La famille AVETISYAN, arménienne, est arrivée en France en septembre 2007 et vit depuis 3 ans et demi au CADA de Fougères. Anna, Zaruhi et Artur sont scolarisés à l'école de La Forairie à Fougères. Suite au refus de leur demande d'asile, la Préfecture d’Ille et Villaine a émis une  OQTF vers l'Arménie en mars 2011 à l'encontre de la famille.

Anna, la fille aînée âgée de 11 ans, vit particulièrement mal cette situation, craignant de voir sans cesse débarquer la police, elle en a perdu le sommeil, et bénéficie d'un suivi psychologique. La maman a décidé de quitter le domicile avec ses 2 filles pour les sécuriser.

Le père de famille a été arrêté avec son fils Artur, âgé de 5 ans. Tous deux sont enfermés au CRA de Rennes. Artur va très mal : il réclame sans cesse sa maman et a développé de manière fulgurante des symptômes liés à l'enfermement : , perte de l’appétit et du sommeil, énurésie de jour et de nuit et démangeaisons incessantes.

Leur enfermement et la dislocation de la famille ne sont pas acceptables. Ils doivent être régularisés. 

 

Préfecture d'Ille et Vilaine :

michel.cadot@ille-et-vilaine.pref.gouv.fr
francois.hamet@ille-et-vilaine.pref.gouv.fr

 

2/ Protection judiciaire d'enfants de moins de cinq ans en voie d'être levée pour mieux les  expulser CRA de Nîmes (30)

 

Un couple kosovar, Merita Kelmendi et son mari, Afrim Guraziu, a été arrêté à Lyon, à 6 h du matin, le 17 août, dans le centre d’hébergement d’urgence où ils vivaient. Ils ont été conduits au centre de rétention administrative de Nîmes. Ce couple a deux petites filles  de cinq ans et un an (Bastie née en 2006 et Anjesa née en 2010). Elles sont placées en famille d’accueil jusqu’en 2012 (à cause des conditions de vie de leurs parents. Pas de droit au travail donc pas de revenu donc la rue, c’est la loi qui veut ça.)

Ce placement est une décision judiciaire de protection des enfants. Les autorités veulent maintenant obtenir que cette protection cesse et que les enfants soient expulsées, soit avec leurs parents soit à leur suite, dans un deuxième temps. Car bien sûr,  si ces deux toutes petites filles sont à la rue au Kosovo, subissent des violences, ce n’est pas grave. En quelque sorte c’est leur destin.

 

Il y a urgence  

mél + fax préfet : jean-francois.carenco@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38

 mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38

 mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr   ,04 78 60 15 46

 mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41

 

 

3/ CRA de Lyon. La  famille Sabrija,  avec deux enfants âgés de 4 et 2 ans ½ dont la maman est enceinte de 4 mois a été arrêtée le mardi 23 août, à Clermont-Ferrand sur son lieu d’hébergement. La famille Rom kosovar est  aujourd’hui enfermée au Centre de Rétention de Lyon en vue de son expulsion au Kosovo. C’est la quatrième famille kosovare arrêtée en quelques jours. Trois d’entre elles avaient  été arrêtées le 17 août et convoyées au CRA de Lille, mobilisant des dizaines de fonctionnaires de police et de nombreux véhicules, pour un voyage de près de dix heures (enfants âgés de 2 à 11 ans, deux femmes enceintes et une femme malade). Les familles ont été libérées au motif de l’irrégularité de leur interpellation.


francis.lamy@puy-de-dome.pref.gouv.fr
jean-bernard.bobin@puy-de-dome.pref.gouv.fr

 

4/ Urgence pour OSSE TOUMBA, soutien de famille congolais, expulsion programmée pour lundi 29 août.

 OSSE TOUMBA, de nationalité congolaise (RCB), vit en France depuis 1999. (12 ans). Il a été étudiant, puis marié à une Française pendant trois ans. Il est aujourd’hui le soutien d’une famille entière, sa compagne (ils sont pacsés) est en situation régulière, il assure les ressources financières de la famille (un bébé de 16 mois) et contribue largement à l'éducation de son beau-fils Ghislucas (procédure de délégation de l'autorité parentale en cours auprès du TGI de Créteil).

Une OQTF lui a été notifiée le 13 août par la préfecture de police de Paris. Il est actuellement enfermé au centre de rétention de Vincennes et l’expulsion est programmée pour lundi 29 septembre .Il a refusé d’embarquer le 24 août : c’est ici qu’est sa vie .Douze ans en France, dont plus de la moitié en situation régulière. Que faut-il de plus ? Sa vie est à Fontenay sous Bois, commune où il est  parfaitement intégré à Fontenay sous Bois.

Une nouvelle date d’expulsion est prévue lundi 29 septembre. Son exécution serait un drame pour cette famille plongée dans la détresse morale et matérielle.

 

Fax  : 01 53 71 67 23

et mail :  prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

 

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 20 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général 
secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr  01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 11:34

Comme chaque année, les vacances scolaires sont propices à la chasse à l'enfant. Après une famille arménienne avec 2 enfants, une femme somalienne avec un bébé de 6 mois, le CRA de Rennes retient entre ces grilles une famille bengali avec 2 enfants âgés de 6 et 3 ans. Interpellée à son domicile à Rennes, le 17 août, la famille Chowdhury est soutenue par RESF 35 depuis des années. Nés en France, les 2 enfants, Safayet, 6 ans et Janiya 3 ans, sont scolarisés à l'école maternelle de Picardie à Rennes. Ils ont reçu un parrainage républicain à la mairie de Rennes en octobre 2008. Le couple est arrivé en France en 2005 pour demander l'asile. Déboutée depuis 2007, la famille n'a cessé de faire des démarches pour tenter de régulariser sa situation auprès de la Préfecture d'Ille et Vilaine qui a toujours refusé de leur délivrer un titre de séjour.

 

Me Le Strat, l'avocate de la famille Chowdhury, a saisi le JLD en urgence dès leur placement en rétention. En raison de la présence des 2 enfants en bas âge, le juge a estimé la requête recevable et l'audience s'est déroulée le 18 août.

Malgré les vacances scolaires, le public était nombreux pour soutenir la famille Chowdhury.

Me Le Strat a rappelé que, même si la cour de cassation avait « légitimé» en avril 2009 le placement en rétention des enfants accompagnés de leurs parents, elle autorisait une interprétation au cas par cas pour les plus jeunes et les plus fragiles.

C'est dans ce sens qu'elle a argumenté en évoquant les troubles du développement de Safayet (6 ans) qui bénéficie d'un suivi psychopédagogique depuis 2 ans. Grâce à cette prise en charge, Safayet a fait des progrès considérables qui peuvent être remis en cause par un traumatisme ou un choc émotionnel...

Le représentant de la Préfecture a assumé avec zèle son rôle de représentant de l'Etat... Selon lui le « CRA n'est pas une prison et même dans les prisons, les femmes sont autorisées à garder leurs enfants avec elles jusqu'à l'âge de 18 mois ». Pour lui les conditions d'accueil du CRA sont parfaitement adaptées aux jeunes enfants en précisant que si Safayet avait besoin de soins, il serait autorisé à se rendre à ses rendez-vous.

Le juge a retenu que le placement au CRA était injustifié, car la Préfecture n'apportait pas la preuve qu'une alternative à la rétention ait été tentée et qu'aucune diligence n'avait été effectuée auprès du consulat du Bangladesh. Il a donc libéré la famille. La joie fut de courte durée, puisque 1h plus tard le procureur faisait appel de la décision. Une « position de principe » selon lui, qui faisait suite à une circulaire de la Chancellerie datée du 16 août qui demandait aux Préfectures de faire systématiquement appel dans ce cas.

Tous les soutiens présents à l'audience ont aussitôt rejoint le rassemblement devant de CRA de Rennes St Jacques pour demander la libération et la régularisation de la famille Chowdhury et que cesse définitivement le placement des enfants en rétention.

 

Le jugement en appel a eu lieu le 19 août. Dès le début de l'audience, la présidente de la Cour a demandé aux 2 enfants de quitter la salle. Ce n'était évidemment pas leur place, on statuait sur le sort de leurs parents, entre adultes, pas sur le, leur bien sûr ! A aucun moment, la situation des enfants n'a été pris en compte malgré les tentatives de Me Le Strat, les débats étant centrés sur la recevabilité de la requête de saisir le JLD en urgence.

La famille Chowdhury a été maintenue en rétention.  Une décision purement politique, rendue par la juge Françoise Cocchiello, qui a estimé que le placement des enfants en rétention ne constituait pas un traitement inhumain et dégradant et qu'en AUCUN CAS le JLD ne pouvait être saisi avant les 5 jours, comme le permet dorénavant la loi Besson.

 

Cette décision a été rendue dans le cadre prestigieux du Parlement de Bretagne « dont l'harmonie exceptionnelle donne aux magistrats, comme à leurs illustres anciens, l'exemple de ce que doit être et demeurer la Justice dans ces lieux » (Maître Emmanuel de Rusquec). Me Cocchiello l'aurait-elle oublié ?

 

Samedi 20 août, nouvelle audience devant le JLD à J+4 ; une stratégie de la Préfecture pour éviter de tomber sur le même juge qui a déjà libéré la famille…Par chance le juge de permanence est une juge pour enfants, elle libère la famille sur la base de l'article III de la Convention des droits de l'enfant et notamment de l’état de santé de Safayet. Mais l’acharnement continue et le procureur fait de nouveau appel ! La famille Chowdhury est de retour au CRA  et se prépare à passer pour la seconde fois en 2 jours devant la cour d’appel de Rennes.(jour et heure non communiqués pour l’instant).

 

L’audience au Tribunal Administratif est prévue lundi à 14h3O.

 

Pour exiger la libération et la régularisation de la famille Chowdhury, envoyez un mail au Préfet d’Ille et Vilaine :  michel.cadot@ille-et-vilaine.pref.gouv.fr

secrétaire général : francois.hamet@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 10:34

Les étrangers mariés depuis plus de 3 ans à un(e) ressortissant(e) français(e) ne sont pas expulsables du territoire français (art. L. 511-4 7 du CESEDA). Mais cela n'empêche pas certaines préfectures de leur refuser la délivrance d'un titre de séjour car la loi n'impose pas pour autant leur régularisation automatique ! Inexpulsables mais sans papiers, ces personnes sont prisonnières d'une législation et de pratiques administratives kafkaïennes qui sont contraires au droit au respect de la vie familiale garanti par la Convention européenne des droits de l'homme.


Christian, sénégalais, et Fatou, française, entretiennent une relation depuis 2003 et se sont mariés en mars 2007. Christian ne présente pas de visa de long séjour mais est désormais inexpulsable du territoire français. Après des mois de difficultés pour accéder au guichet, il a déposé un dossier de demande de régularisation à la préfecture de Bobigny.

 

Altaf, pakistannais, et Julie, française, sont mariés depuis près de 4 ans. Le Préfet de la Drôme a cependant refusé la délivrance d'un titre de séjour au motif que Altaf ne présente pas de visa long séjour et exige qu'il rentre au Pakistan pour obtenir ce visa auprès de l'ambassade de France ! Sans certitude de pouvoir obtenir ce document rapidement dans un pays instable et dangereux, le couple n'envisage pas un retour au Pakistan. Leur dossier est une nouvelle fois en cours d'instruction auprès de la préfecture de Valence.

 

Gnagalé, ivoirienne, et Kévin, français, se sont mariés le 9 mai 2008. Ne disposant pas d'un visa de long séjour, Gnagalé est pourtant inexpulsable du territoire français. Elle vient de déposer une demande de régularisation auprès de la préfecture de Bobigny.


Nous signataires de cette pétition, exigeons la régularisation de Gnagalé, Christian et Altaf mariés depuis plus de 3 ans à des ressortissant(e)s français(e) et par conséquent inexpulsables du territoire français !

Nous refusons que ces couples soient maintenus plus longtemps dans une situation de précarité administrative et sociale insupportable incompatible avec le respect de leur vie familiale.

Nous rappelons que les Préfets disposent d'un pouvoir de régularisation qui doit être obligatoirement mis en oeuvre lorsque le droit au respect de la vie familiale l'impose.

 

Signer la pétition sur le site des Amoureux au ban public


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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 20:29
Communiqué commun

Le 3 mars 2011

 

Les organisations soussignées qui, réunies dans le Collectif « Non à la xénophobie et à la politique du pilori », ont mobilisé le 4 septembre 2010 plus de cent cinquante mille citoyennes et citoyens, appellent à des rassemblements dans toute la France mercredi 9 mars (à Paris, à 18h30, place Edouard-Herriot, à côté de l’Assemblée nationale) contre la « loi Besson », qui traduit en actes l’orientation xénophobe du « discours de Grenoble ».

Le nouveau cas de déchéance de nationalité discriminant les Français d’origine étrangère, le déni de droit d’asile par la création de « zones d’attente fictive », l’allongement de la durée de rétention et les entraves au contrôle du juge, la mesure de bannissement sous la forme d’une « interdiction de retour », la chasse aux Roms et aux étrangers malades, la mise en place d’un internement administratif de très longue durée de « présumés terroristes » aggravent la politique de la peur et du rejet, qui fait des étrangers des boucs émissaires alors qu’ils vivent ici, travaillent ici et partagent notre vie de tous les jours.

 Nous soutenons pour cette raison le mouvement des travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation, et demandons que les gouvernants respectent les textes et les engagements pris.

 Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques à exiger qu’au lieu de faire des étrangers les cibles d’une politique discriminatoire, les gouvernants actuels, qui n’ont que trop coopéré avec les despotes dans la chasse aux migrants, répondent enfin à l’urgence de solidarité internationale avec les peuples libérés sur l’autre rive de la Méditerranée.

Ce monde n’a pas besoin que des lois renforcent les peurs et les haines xénophobes, il a besoin que des politiques ouvertes sur l’avenir fassent triompher les valeurs universelles qui doivent être celles de la République : celles de la démocratie, de l’égalité en droits et en dignité des êtres humains, de la liberté pour tous les peuples.

 

Signataires :

AC !, Acort, ADDE, Les Alternatifs,  Asdhom , Arac,  ATF, ATMF,  Attac, CGT, Cimade, Collectif l’égalité d’abord, Collectif La journée sans immigres : 24h, Comede, Cran, Crid, Dal,  Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs international, Euromarches, Fase, Fédération Sud éducation, Fasti, Fondation Copernic, France terre d’asile, FSU, FTCR, Gauche cactus, Gauche unitaire, Gisti, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, Mouvement de la paix, Parti de Gauche, Parti socialiste, PCOF, RESF, Sos racisme, Organisation Femmes égalité, SNJ-CGT, Syndicat de la magistrature, Ufal, Unef,  Union juive française pour la paix,  Union syndicale Solidaires, USP.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:15

Communiqué du RESF

« Il se libère de ses menottes à la première tentative d’expulsion,
à la deuxième, il déclenche une tempête de neige qui paralyse l’Ile de France,
cessons de provoquer  la colère de M. Zhang Jian Hai  ».

Monsieur Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de la Rafle et du Drapeau et de la Circulation routière est l’objet de critiques injustes sur la façon dont il gère la situation en Ile de France depuis 24 heures. Certes, des dizaines de kilomètres de routes, de voies rapides et d’autoroutes sont encombrées d’une neige traîtreusement tombée  en décembre, certes des centaines de poids lourds stationnent sur le bas-côtés ou,  pour certains, carrément en travers des chaussées, des centaines de voitures ont dû être abandonnées par leurs occupants, des milliers, peut-être des dizaines de milliers d’usages (7 à 8 000 rien qu’à Vélizy -78-) n’ont pas pu rentrer chez eux et ont été hébergés dans des gymnases, des entreprises, des centres commerciaux.  

Mais le ministre veille et ses services font leur devoir. La preuve ? Bravant les intempéries, défiant blizzard et congères, les policiers de la glorieuse Police aux Frontières ont, le 8 décembre, héroïquement convoyé M. Zhang Jian Hai   de la prison pour étrangers de Vincennes à l’aéroport de Roissy pour tenter une seconde fois de l’expulser. Ce père chinois d’un bébé de 10 mois qui travaille dans la confection avait subi une première tentative d’expulsion le 2 décembre. Fidèles aux consignes ministérielles de « fermeté et de justice », les policiers ont pris la précaution, de lui confisquer son téléphone portable (ce qui est illégal, les retenus devant avoir la possibilité de correspondre librement), de lui refuser toute nourriture et de lui passer les menottes, de lui lier les pieds, de le porter et de le déposer à terre, comme un paquet, à chaque déplacement. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à l’ensevelissement de l’aéroport sous la neige, le ministre a exigé que la police accomplisse son devoir et essaye de trouver de la place pour M. Zhang Jian Hai  et son escorte.  La mauvaise volonté de la météo a empêché provisoirement le ministre de remplir sa mission. « L’immigration illégale doit baisser et elle baissera » assure-t-il en manchette virile dans Le Figaro du 8 décembre. C’est un homme de parole : les routes sont enneigées, les camions immobilisés, les automobilistes abandonnés mais M. Zhang Jian Hai  sera expulsé comme tous ceux dont M. Hortefeux a ordonné l’arrestation pour atteindre le nombre d’expulsions fixé à l’unité près par celui dont il est le collaborateur zélé.

Reste plus qu’à le faire mentir.

 

A vos téléphones et à vos fax. M. Zhang ne doit pas être expulsé !

Fax de la Préfecture de Police de Paris : 01 53 71 67 23

Mail de la Préfecture de Police de Paris :

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

Proposition de fax mail :

M. Zhang Jian Hai n'est pas un colis postal !

Ses droits et sa dignité doivent être respectés !

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:51

Venant après d'autres, les poursuites engagées contre les 4 de Tours montrent que les préfets sont très sensibles aux références à la période de Vichy et portent plainte. Il faut dorénavant avoir cette réponse des autorités en tête avant de rendre public un écrit, afin d’éviter les poursuites 

 

Communiqué de presse du RESF

 


Le 3 décembre 2010, et après une première audience qui s'est tenue le 16 septembre, quatre militant-e-s de la cause des Sans-Papiers comparaîtront devant le Tribunal correctionnel de Tours sur plainte de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.

Les quatre prévenu-e-s, (Jean-Christophe Berrier et Muriel El Kolli, du Collectif Soif d'Utopies, ainsi que Abd-El-Kader Aït-Mohamed et Chantal Beauchamp, du RESF37) sont accusés par le ministre de « diffamation publique contre une administration publique ».

En cause, un communiqué de presse daté du 12 février 2010 intitulé Les Baleiniers, dans lequel les deux organisations alertaient l'opinion sur les soupçons qu'ils avaient de l'utilisation du fichier scolaire « Base-Elèves » pour le repérage des enfants sans-papiers et de leurs parents.

Ces forts soupçons reposaient sur des témoignages locaux, ainsi que sur les circonstances dans lesquelles s'étaient déroulées, dans les semaines précédentes, des arrestations de Sans-Papiers en Ille-et-Vilaine et en Guyane.

 Les signataires du communiqué du 12 février comparaient ces méthodes de « chasse aux enfants » pour pouvoir expulser les parents à celles utilisées autrefois par les chasseurs de baleines – et pratiquées sous l'Occupation.

 

Le Réseau Education Sans Frontières s'insurge contre cette utilisation des tribunaux pour tenter de museler les protestations qui montent dans notre pays contre la politique du chiffre et les expulsions massives au mépris des droits humains.

Il affirme son soutien aux quatre prévenu-e-s de Tours, dont le but était d'alerter l'opinion sur des dérives administratives dangereuses pour les libertés.

Il demande la relaxe pour les 4 de Tours, et invite toutes et tous à signer en ligne la pétition en ce sens : http://baleiniers.org/la-petition

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 22:41

Aux organisations engagées dans la lutte contre la xénophobie d'Etat et pour une société fraternelle et solidaire

 

Chers amis, chers camarades,

 

Après le succès des manifestations du 4 septembre, le concert de Bercy peut et doit être un nouveau temps fort de notre mobilisation contre une politique xénophobe qui multiplie les boucs émissaires : roms, sans papiers, etc... C'est parce qu'il se situe clairement dans la continuité de notre action que nous prenons la liberté de nous adresser à vous.

 

Alors que le processus de régularisation des travailleurs sans papiers est au point mort, que de nouveaux durcissements de la législation se préparent à l'encontre des étrangers, nous ne pouvons rester silencieux... Voilà le message de solidarité et de fraternité que les artistes du concert et de nombreuses personnalités ont fait passer déjà samedi dernier : Jane Birkin, Régine, Agnès Jaoui, Jeanne Chéral, Clarika et de nombreuses personnalités sont allés chanter « les P’tits papiers » sous les fenêtres de Besson. Ce sera aussi le message de ce concert.

 

Mais malgré une large couverture médiatique et la sympathie que suscite partout le concert du 18, la billetterie peine à décoller.  

 

Nous devons réussir, non seulement

-         parce que les travailleurs sans papiers ont besoin de notre solidarité financière (le bénéfice du concert, et il faut qu’il y en ait, sera reversé aux ex-grévistes travailleurs sans papiers),

-         mais aussi et surtout parce que venir à Bercy le 18 septembre, c’est venir exprimer son refus de la politique migratoire dangereuse de Sarkozy, Hortefeux et Besson, c’est marquer un nouveau signe que la société française n’accepte pas l’inacceptable !

 

BERCY doit être plein le 18 septembre !

 

ACHETEZ et FAITES ACHETER LES BILLETS MAINTENANT !!! SANS ATTENDRE DIX JOURS … C’est une énorme différence et du point de vue de l’organisation et du point de vue de l’impact de notre action (Prix du billet : 29 €).  

à Toutes infos sur le concert : rocksanspapiers.org

à Pour acheter vos billets
http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Pop-rock-Folk-ROCK-SANS-PAPIERS-PAPIE.htm
ou
http://www.ticketnet.fr/shop/fr/manif.asp?idmanif=203281&idtier=78768#AncreTopPage

 

à Les 10/ 11 / 12/ septembre, il y aura plusieurs points de vente des billets  du concert à la fête de l’Huma

 

DIFFUSEZ A VOS RESEAUX, et MOTIVEZ-LES POUR ACHETER DES PLACES

 

Nous avons l’obligation de réussir, pour aujourd’hui, et pour demain. Nous vous adressons, chers amis, chers camarades, un salut très cordial et solidaire.

 

Rock sans papier

(soutenu par CGT - CFDT- FSU - Solidaires - RESF - LDH - Cimade – Autremonde et de nombreuses autres organisations)

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:30

Depuis vendredi matin, nous nous mobilisons à Champs sur Marne, pour la libération de Said ALILECHE, algérien sans papiers, controlé et arrêté ans une "rafle" à la sortie d'un métro à Paris, jeudi en début d'après midi. Avec sa femme et ses 3 enfants, ils sont en France depuis 5 ans, une partie de la famille réside à Champs sur Marne...une famille parfaitement intégrée.

 

En quelques heures, plus de 1000 pétitions physiques, plusieurs centaines sur internet, pour exiger sa libération et la régularisation de sa famille. Les enseignants, les ATOS, le Principal, la FCPE et les parents d'élèves du collège Armand Lanoux ou est scolarisée sa fille ainée, puis des autres collèges du secteur, les parents de l'école Lucien Dauzié, avec la FCPE ou est scolarisé son fils, la Municipalité et son Maire, Maud Tallet,  qui a fait apposer des calicots pour informer, multiplie les interventions, organise le soutient à la famille, et participe à la mobilisation citoyenne autour de cette situation, les commerçants, les clubs sportifs fréquentés par les enfants....

1ère victoire, le juge des libertés lui a permis de sortir cu centre de rétention du Mesnil Amelot ce dimanche.


FR3 Ile de France a fait un reportage samedi soir, sur cette situation individuelle et sur les conditions très difficiles de rétention au Mesnil Amelot.

Le parisien de ce lundi en parle

 

Prochaine étape: jeudi à 13h30 au Tribunal administratif de Melun, où nous appelons à un large rassemblement pour soutenir la famille.

 

Michel Bouglouan,

élu délégué à la citoyenneté

Champs sur marne


Source : l'humanite.fr

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 22:58

Plus de 700 metres de guirlandes avec les 5000 lettres au préfet .... Pour circuler dans les rues de lyon avant de remettre les lettres au préfet.
Un petit aperçu  :

Reportage France 3 : http://www.youtube.com/watch?v=qaL5gFrw7Pg  (bientôt sur le site ..)
Article de Lyon capitale : http://www.educationsansfrontieres.org/article29248.html
Suivi des infos : http://www.gmain.fr/

 

et aussi : 

 http://www.youtube.com/watch?v=5U_PKX2e9A8

 http://www.youtube.com/watch?v=_A0njHL8Rck

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:04

Le baldesjeunesNous, jeunes, vieux, majeurs, en règle ou 100 papiers,
vous attendons nombreux à la Générale Électrique
14, avenue Parmentier - 75011 Paris - Métro Voltaire

le dimanche 16 mai 2010, de 14h a 20h !

 Avec ou sans papiers,
Avec ou sans peur d'être expulsés,
Avec ou sans respect des droits humains les plus fondamentaux,
On, eux, il, elle, je, nous vivons tous en France !

Nous, jeunes majeurs sans papiers,
avons lutté pour grandir et étudier ici.
A 18 ans, nous sommes devenus hors-la-loi
parce que nous avons continué d'apprendre
et de nous construire dans ce pays qui est désormais le nôtre.
Pourtant nous continuons de rêver.
Partageons donc une journée de fête pour se rencontrer,
se raconter, se soutenir, résister...
sans oublier de manger et danser !!!...


Nous, jeunes, vieux, majeurs, en règle ou 100 papiers,
vous attendons nombreux à la Générale Électrique
14, avenue Parmentier - 75011 Paris - Métro Voltaire

le dimanche 16 mai 2010, de 14h a 20h !

"Pour tous les jeunes majeurs, la loi doit changer !"


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