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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • : Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 08:34
Depuis quelques jours, deux jumeaux âgés de 6 ans, prénommés Isak et Zakaria, ne vont plus à l'école Pasteur à Fontenay-le-Fleury, dans les Yvelines. Mehdi, leur père âgé de 40, a reçu un avis de reconduite à la frontière le 27 novembre et le tribunal administratif de Versailles a rejeté son recours.
 Depuis, la famille est rentrée dans la clandestinité.

Le réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé cette situation samedi à Fontenay-le-Fleury  lors d'un rassemblement contre la politique d'immigration du gouvernement . Plus d'une centaine de personnes, des parents et des enseignants, souhaitent que la situation des parents des jumeaux soit régularisée. L'enfant aîné de la famille, Mohamed, 16 ans a réussi à alerter l'association le 24 novembre lorsque son père a été arrêté sur son lieu de travail à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.

Dans le rassemblement Lynda, la belle-soeur de Mehdi a souligné «l'importance d'une famille équilibrée pour les trois enfants en présence de leur père et de leur mère sur le territoire français». «Zakaria et Isak doivent réintégrer l'école Pasteur et leur grand frère le lycée Jean-Perrin à Saint-Cyr-L'Ecole (Yvelines) au plus vite», a-t-elle appelé de ses souhaits parce que, selon elle, «leur père n'a commis qu'un seul délit, celui d'être sans papiers».

Les manifestants se sont rendus par la suite à la mairie où la compagne de Medhi, Nassima Aidel, devait être reçue par un adjoint au maire.

Leparisien.fr   Entendu aussi en 1er sujet du journal sur France Inter ce matin dimanche à 8h00

Pétition à signer ici, et reportage de France Inter

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 10:32

Issa Nimaga, né le 26/09/1972 au Sénégal est le premier de la famille à être arrivé en France en 2001. Il a obtenu un titre de séjour pour raison de santé renouvelé jusqu'en 2004.

Fatoumata, née le 11/09/1983 au Sénégal, son épouse depuis 2002, et Sita, leur première fille née en 2001, le rejoignent en France en 2004 pour que la famille soit enfin réunie. Bintou, leur deuxième fille naît en 2005 à Ivry-sur-Seine.
 
Le couple et ses enfants ont vécu dans des conditions extêmement difficiles, privés de tout confort minimal, dans l'immeuble situé 35 bis rue Dunois, Paris 13e, dont tous les habitants ont été expulsés par le propriétaire en avril 2006.
 
Depuis, les lieux d'hébergement de la famille Nimaga ont varié, souvent éloignés du 13e, mais pour assurer une stabilité nécessaire aux enfants, la famille a tenu, au prix de gros efforts quotidiens, à ce que Sita, puis Bintou poursuivent leur scolarité dans le même groupe scolaire.
 
Sita est en classe de CE1 à l'école élémentaire 64 rue Dunois, Paris 13e, après avoir effectué sa scolarité précédente à l'école maternelle 71 rue Dunois (Paris 13e).
Bintou est en petite section à l'école maternelle 70 rue Dunois (Paris 13e).
 
C'est entre l'école et leur hôtel, qu'au mois de juin 2008, un soir de contrôle dans le RER , Issa a été arrêté avec Sita, petite écolière de 6 ans avec son cartable sur le dos. C'est la mobilisation de tous qui a permis de faire sortir de garde à vue le père et la fillette terrorisée par ce qu'elle venait de vivre.
 
Pourtant, Issa et Fatoumata ont demandé à plusieurs reprises leur régularisation mais jusqu'à ce jour celle-ci leur a été refusée. Dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006, alors qu'ils réunissaient tous les critères demandés, c'est un refus qui leur a été notifié par la préfecture de Paris.
 
Leur recours contre cette décision a été rejeté par le jugement du tribunal administratif le 16 octobre 2008.
 
Sita et Bintou ont été parrainées à la mairie du 13e, et leur marraine élue, Nicole Borvo, Sénatrice, a demandé en juin 2008 un nouvel examen de leur situation administrative, suite à l'arrestation d'Issa avec Sita, pour éviter tout nouveau traumatisme lié à une autre arrestation.
 
Issa et Fatoumata ont été convoqués à un rendez-vous à la préfecture le 14 novembre, aucun titre de séjour ne leur a été délivré et les témoignages de soutiens qu'ils avaient dans leur dossier ont été refusés au guichet.
 
C'est pourquoi, nous, parents d'élèves, enseignants, personnels des écoles, proches de la famille et citoyens demandons que Sita et Bintou puissent continuer à vivre ici avec leurs parents.

SIGNER LA PETITION ICI
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:22
« Cette arrestation est choquante et inquiétante. » La mobilisation contre l’arrestation mercredi dernier d’un père de famille chinois sans papiers, Tenguis Khaluin, 34 ans, prend de l’ampleur à Nogent- sur-Oise. Hier, les membres du Réseau éducation sans frontières (RESF), militants associatifs de Nogent, Creil et Beauvais, syndicalistes et élus de la commune de Nogent, dont le maire (PS) Jean-François Dardenne, ont pris la défense de Tenguis Khaluin.

« Nous interpellons le préfet afin queM. Khaluin sorte le plus rapidement possible du centre de rétention où il a été placé. Aujourd’hui, c’est la République d’en bas qui s’adresse à la République d’en haut. Cette arrestation est inadmissible. La régularisation de cette famille doit se faire au plus vite afin que les deux enfants de M. Khaluin puissent reprendre une vie normale et retourner à l’école. »

Une pétition de 2 900 signatures

Tenguis Khaluin se trouvait depuis plus d’un an sur le territoire français quand il a été arrêté dans sa chambre du foyer Adoma de Nogent mercredi, vers 11 heures, par six policiers. Selon les militants de RESF, ce Chinois de religion chrétienne a fui son pays à cause des persécutions dont était victime sa famille.

L’homme avait fait une demande d’asile auprès de l’Ofpra rejetée la semaine dernière avant son arrestation et son placement en centre de rétention à Oissel (Seine-Maritime). Sa femme et ses deux enfants, âgés de 3 et 8 ans, ont échappé à l’arrestation. Depuis, ils sont cachés par les militants qui parlent « d’une affaire exemplaire ». La pétition de soutien lancée dès mercredi compte déjà 2 900 signatures.

« Cette famille était parfaitement intégrée, reprend Jean-Baptiste Rieunier. Il faut tout faire pour la protéger. » Djamel Benkherouf, adjoint au maire, évoque « une situation inhumaine avec aujourd’hui deux enfants et une femme séparés de leur père et mari. Ces méthodes ne sont pas dignes d’une République comme la nôtre ».Au-delà de la pétition, d’autres actions très marquantes sont envisagées.


Signez la pétition ICI sur le site de RESF ! 
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 11:05
Karine, jeune femme isolée - et peut-être mineure - qui a refusé d'embarquer pour Kinshasa voici un mois, comparaîtra ce lundi 17 novembre à 13 h à Bobigny en RP après avoir déjà passé un mois dans la prison de Fleury. Elle sera défendu par Me Irène Terrel.

Un comité ad-hoc composé de militants de Rennes, Nantes, Lille et Paris a travaillé pour tenter de venir en aide à Karine. Ci-dessous le texte de l'appel que nous faisons. L'appel est en ligne ici :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article16477. Sa forme de pétition permet, si vous le souhaitez, de rejoindre la liste des signataires.

Son parcours est celui de jeune étranger malade face au mépris de l'administration qui lui refuse les soins dont elle a besoin, tout en voulant lui imposer une double peine. Nous sommes convaincus que son incarcération prolongée ne peut qu'aggraver son état comme son expulsion ver le RDC, pays plongé dans une guerre civile, équivaut à l'envoyer vers sa mort. C'est une éventualité que nous n'acceptons pas.

Karine symbolise aussi le sort réserve à tant d'étrangers malades, mis dans l'impossibilité d'accéder aux soins dont ils ont besoin par une politique absurde et cruelle.

Merci à toutes les personnes qui peuvent assister à l'audience et à toutes les personnes qui veulent signer l'appel!

___________________________________________________________________________________

Pour Karine, jeune étrangère malade et emprisonnée

Dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis, Karine attend de passer en jugement pour son refus de se laisser expulser. Elle s'est enfoncée dans un mutisme total, ne donnant aucune signe de reconnaissance.

Troubles mentaux, suites de malaria cérébrale, accablée par son infortune ? Peut-être un mélange de tout cela. Se souvient-elle de sa propre histoire ? Sait-elle quand exactement elle est née ? Personne ne peut répondre avec certitude. Ce que nous savons par contre, nous qui avons tenté de reconstruire son parcours, c'est qu'elle a été ballottée dans tous les sens, à en perdre – littéralement - la tête. 

Expédiée depuis Kinshasa (République Démocratique du Congo) en juillet dernier, à l'abandon dans les rues de Rennes, elle a atterri dans une permanence d'accueil des étrangers. Première confusion – (ou vérité ?) : on la considère comme mineure, elle est confiée à une famille d'accueil. Cela se passe d'abord pour le mieux, mais Karine s'enfonce peu à peu dans les pleurs et les cris. Finalement, l'urgence arrive ; le SAMU emmène Karine à l'hôpital le 21 août. Dans l'ambulance, Karine se déclare majeure, position qu'elle maintient tant devant le Juge des enfants, qui met fin à sa prise en charge ASE, que plus tard devant le Juge des Libertés et de la Détention. Tout en glissant à l'oreille de ses soutiens, presque par hasard et bien trop tard, qu'elle n'a que 16 ans.

A sa sortie de l'hôpital le 29 août, sa détresse dépasse les compétences des intervenants sociaux ; elle est très mal en point. Aucune structure sociale ou de soins n'est à même de lui proposer une prise en charge et un hébergement adaptés. Le soir du 2 octobre, à l'heure de la fermeture de la salle d'attente du SAO (service d'accueil et d'orientation) de Rennes, elle fait quelques mètres et se fait arrêter par la police à l'arrêt de bus le plus proche.

Maintien en rétention décidé par le Juge, absence de recours au Tribunal Administratif : son expulsion est décidée. Karine semble cependant avoir eu un sursaut suffisant, au dernier moment, pour résister à son embarquement pour la RDC, qui devait avoir lieu samedi 18 octobre. Depuis cette date, elle croupit à la prison de Fleury-Mérogis, femme jeune – sinon mineure - et seule, risquant une double voire triple peine : en tant que récalcitrante, en tant que migrante, en tant que souffrante qui, si elle devait se retrouver de force dans les rues de Kinshasa, sans famille, dans un pays où la guerre civile s'accentue de jour en jour, ne pourrait tout simplement pas survivre.

L'indifférence du gouvernement français envers les étrangers malades est depuis longtemps manifeste, quoique insuffisamment reconnue. Mais emprisonner puis renvoyer Karine relève de la plus haute injustice et du plus bas niveau d'humanité.

Nous ne pouvons nous résoudre à accepter tant de mépris à son égard ! 

Solidairement, nous nous portons garants de sa représentation en France, afin qu'au plus vite, elle puisse ici bénéficier de la protection et des soins adaptés que son état de détresse et sa vulnérabilité nécessitent.

L'audience pour refus d'embarquement aura lieu ce lundi 17 Novembre 2008 à 13 heures au TGI de Bobigny. 

Soyons présents, et par notre présence disons haut et fort que Karine doit être soignée et non pas rejetée, encore moins renvoyée vers une issue qui lui serait fatale.


Les soutiens de Karine
Fred Aiddid , Emma BajacLaurence CarbonneauxHenri CronFrançoise HaasAnthony JahnDanielle KrassilchikMarie-Odile MouginDominique PerezCatherine SternElizabeth ZuckerIsabelle de Liffiac Collectif Enfants Etrangers de Nantes/RESF44 ; Alain et Joelle QuemenerJean-Claude Kernin.
Dr Françoise Buzelin Psychiatre ; Dr Bernard Doray Psychiatre des Hôpitaux ; Dr Philippe Gasser Psychiatre ; Dr Pierre Paresys Psychiatre des Hôpitaux ; Odette Toulet Castera; Florence Ostier Graphothérapeute Clinicienne 

Contacts RESF sur ce dossier : 
Anthony Jahn 06 61 98 45 18 
ajahn.photoj@gmail.com ; Florence Ostier 06 65 35 15 24 ostier@noos.fr 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 13:17

Trois manifestations conjointes sont prévues ce soir à 18 heures, à Paris, Lille et Calais, pour dénoncer l'expulsion, demain matin, d'un nombre important de réfugiés afghans. A Paris, plusieurs associations et collectifs de sans-papiers seront ce soir avenue de Verdun devant le square Villemin.

Une cinquantaine de ressortissants afghans devraient faire l'objet d'une reconduite à la frontière mardi matin dans le cadre de cette «opération Ravel».

Ils regagneront Kaboul à bord d'un avion charter de la compagnie Hambourg Airlines. Tous auraient été arrêtés jeudi et vendredi, sur ordre de la préfecture de région, avec des moyens peu communs. Les associations de défense de sans-papiers assurent que, vendredi soir, près de l'Hoverport de Calais, les policiers aidés de chiens étaient appuyés par un hélicoptère qui braquait un faisceau lumineux vers les «jungles» - ces zones boisées où les sans-papiers attendent un possible passage vers le territoire britannique - pour faciliter les arrestations.

Les associations dénoncent des «rafles» visant exclusivement les Afghans, alors que le pays est toujours en guerre et que la famine menace gravement plusieurs régions. Depuis le début de l'année, selon l'ONU, 1445 civils y ont été tués. Surtout, elles estiment que l'opération est illégale. La Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales (CEDH), appliquée depuis 1974 par la France, prévoit dans son protocole n°4 (article 4) que « les expulsions collectives d'étrangers sont interdites ».

Leparisien.fr avec AFP

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 18:18
Belle journée que ce vendredi 24 octobre : les trois personnes pour lesquelles s'étaient mobilisé le RESF ont été libérées sous contrôle judiciaire, de même que Jean-Robert Myananga (orthographe non certifiée), qui devait partir dans le même avion que Jean-Pierre Lombé . S'il reste bien evidemment des suites judiciaires à traiter pour chacun d'eux, c'est un grand pas pour ces quatre pères de famille qui auraient dû être expulsés définitivement jeudi. La mobilisation du RESF a joué, bien sûr, mais aussi leur courage et leur résistance au moment de l'embarquement.
A ce titre, le récit de Jean-Pierre Lombé était éloquent : "ils sont venus à six de Lille, des policiers en civil, pour Jean-Robert et moi. Plus un de Bobigny. Trois pour chacun. Ils nous tenaient les bras dans le dos, moi ils m'étranglaient pour que je ne puisse pas crier, ils m'écrasaient le sexe en même temps. Ils m'ont vraiment fait mal, j'ai des coups partout, j'ai encore mal à la gorge tellement ils serraient fort. Heureusement, les passagers se sont levés et ont commencé à réagir. Alors, le commandant de bord est arrivé, et a dit "dégagez-moi tous ces gens, je ne décolle pas dans ces conditions!" Les policiers étaient furieux. On leur avait promis une prime de 500 euros à chacun si on était expulsés.
Ensuite, la garde à vue, ça a été dur, aussi, plus que le centre de rétention, où on avait des vrais lits, des vrais repas. En GAV, il fallait dormir sur le béton, on n'avait qu'un sandwich à chaque repas. Moi, j'ai les mêmes vêtements depuis le 7 octobre, le jour de mon arrestation..." 
Et de continuer dans un grand sourire : "Tu te rends compte? Je devrais être à Kinshasa, là, depuis hier!"
Présentes à la fin de l'audience, la compagne et les deux petites filles de Jean Pierre, Amandine et Tétia, ont pu lui sauter dans les bras dès la sortie du tribunal. Ils ont rejoint ensemble leur hôtel près de Thiais.
M.Lombé repasse au tribunal le 6 novembre, pour son appel au TA, qui devrait logiquement être reporté ou lui donner un nouveau délai. En attendant, le contrôle judiciaire lui permet d'être à l'abri d'une nouvelle arrestation.
Bien sûr, nous restons vigilants sur la suite des évènements,
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 11:26

 

Mercredi 1er Octobre 2008

Ministère des Affaires Etrangères

14H30 Métro Invalides

Taoufik a été expulsé le 26 août 2008. Il n’a pu passer au mois de juin 2008 qu’une seule partie de ses épreuves du Baccalauréat Professionnel Mécanique Automobile. Nous, ses professeurs, sa famille, ses amis, nous souhaitons que Taoufik obtienne un visa de scolarité afin de terminer ses études et obtenir son diplôme en juin 2009.

 

C’est pourquoi nous sollicitons un entretien avec Monsieur KOUCHNER, ministre des affaires étrangères afin d’appuyer cette demande.

 

www.taoufik-doit-revenir.com

 


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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 20:31

Le mariage aurait dû avoir lieu aujourd’hui, samedi 20 septembre.
Au lieu de cela Hélène et Abdelkarim sont effondrés : en dépit de tous les fax, téléphones, lettres d’élus, de la pétition, ils seront séparés.

Le laisser-passer est là :
L’expulsion aura lieu lundi 22 à 8h00 à Roissy

Peut être ceci : 22/09/2008 08:40 11:10 AIR FRANCE AF1984 TUNIS CDG 2 TERMINAL F

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 20:00
Il s’appelle Abdelkarim Belhadj. Aujourd’hui, il devait se marier. Au lieu de cela, il sera expulsé lundi au plus tard. A 22 ans, il passe en deuxième année de Brevet de technicien supérieur (BTS). Il dispose d’une promesse d’embauche en CDI à la fin de ses études - dans l’agence immobilière qui l’a accueilli pour son stage de première année. Il est fiancé à une Française, Hélène, avec laquelle il vit depuis décembre 2006. Il est arrivé en France il y a sept ans, avec un visa. Son père est régularisé chez nous depuis 35 ans. Son seul tort : qu’on lui ait systématiquement refusé de prolonger son autorisation de séjour sur le territoire, malgré les nombreuses démarches entreprises en ce sens. Un parcours du combattant retracé par l’association Réseau Education sans frontières (RESF), qui a mis une pétition en ligne et suit l’affaire de près : "Lui et son père ont toujours eu pour volonté de régulariser sa situation. Son père avait formulé une demande de regroupement familial sur place qui a été refusée. Dès sa majorité, Abdelkarim a fait une demande de titre étudiant auprès de la PP mais n¹a pas eu de réponse. Récemment, il s’est présenté pour une nouvelle demande au titre de la vie privée et familiale, mais il lui manquait le refus de la demande de regroupement familial sur place et des actes de naissance récents". Ironie du sort, il venait juste d’obtenir ces fameux papiers, qui allaient lui permettre de refaire une demande de régularisation à la préfecture. Mais on l’a interpellé avant. "C’est alors qu’il allait prendre le bus, avec un ticket, place de la Nation, raconte RESF, qu’il a été contrôlé à cause de son apparence physique d’étranger, dit le Procès verbal". Et à part ça on n’a pas le droit de parler de "contrôles au faciès" ? Depuis le 21 août, il est au centre de rétention du Mesnil Amelot. La Tunisie vient de délivrer un laissez-passer et la voie est donc libre pour l’expulsion.

RESF résume tout l’inhumaine absurdité de la situation : "Leurs nombreux amis, lycéens, étudiants, élèves infirmières, ne comprennent pas pourquoi ce jeune homme, aussi français qu’eux après un long passage par notre école républicaine, ne pourrait pas mener la même vie qu’eux. Et comment comprendre que la France, qui lui a offert sept années de formation très qualifiante, se prive soudain des services que lui procurerait cet élève assidu, calme, motivé, compétent, redemandé par son ancien établissement scolaire comme par son futur employeur ? Nous demandons pour lui le droit de vivre avec sa compagne française dans son pays d’adoption, où son père a besoin de lui, où se trouvent resf refusersa famille et ses amis. Nous refusons l’expulsion vers la Tunisie imminente de ce très jeune homme, très apprécié de tous ceux qui le connaissent, alors que la seule chose qui lui est reprochée est de n’avoir pas obtenu, lors des demandes de régularisation faites par son père et lui-même, le titre qui pouvait lui permettre de vivre et d’étudier sereinement parmi les siens. Abdelkarim parle parfaitement français sans aucun accent, il ne demande qu’à finir ses études, exercer légalement en France bientôt un métier qui le passionne, nous ne comprenons pas qu’il ne lui ait pas été accordé un titre de séjour au regard de l’accord franco-tunisien.Sans compter le désespoir du père en situation régulière, de la fiancée française. Cette situation est non seulement injuste mais aberrante. Nous ne pouvons envisager le départ d’Abdelkarim."

Et tout ça pour quoi ? Parce qu’il faut faire du chiffre. Vive l’obscène politique des quotas humains de Nicolas Sarkozy et son âme damnée Brice Hortefeux ! 
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 21:12
Lettre ouverte à Monsieur le préfet de police de Paris
 
 
Monsieur le préfet,
 
Nous revenons vers vous, publiquement, pour interpeller sur le sort d'un jeune homme qui a vécu 7 ans dans le centre de Paris et qui en a fréquenté les établissements scolaires.
 
Il a 22 ans. Il a suivi avec succès sa première année de BTS comptabilité. L'entreprise qui l'a accueilli en alternance veut poursuivre pour sa deuxième année et lui donner un CDI dès la fin de ses études. Il est fiancé et il veut se marier avec son amie. Ils étaient prêts à déposer le dossier complet à leur nouvelle mairie de résidence. Un avenir assuré. Mais…
 
Hélène est Française, infirmière. Abdelkarim est Tunisien, sans-papiers, en instance d'expulsion. Leur avenir est entre vos mains.

 
Pourtant, le père d'Abdelkarim en a, des papiers : une carte de résident, comme plusieurs oncles et cousins d'Abdelkarim, quand ils ne sont pas de nationalité française. Son père vit en France depuis février 1973. Il habite le 2e arrondissement de Paris. Il a fait venir Abdelkarim avec un visa et il a multiplié les démarches pour obtenir la régularisation de sa situation administrative : demande de regroupement familial, demande de titre « étudiant » lorsqu'Abdelkarim a atteint l'âge de la majorité, demande de titre de séjour « vie privée et familiale »… En vain.
 
Arrêté place de la Nation le 20 août lors d'un banal contrôle d'identité, Abdelkarim Bel Hadj s'est vu délivrer par la préfecture police un arrêté de reconduite à la frontière et il a été placé en rétention au Mesnil Amelot le 21 août. Le Consulat de Tunisie vient de délivrer le laissez-passer qui peut permettre de l'expulser d'ici lundi prochain, date au-delà de laquelle il ne peut être légalement maintenu en rétention.
 
Nous nous joignons aux proches d'Abdelkarim : sa fiancée Hélène, son père, son futur employeur, ses enseignants et camarades de classes, tant actuels qu'anciens du collège César Franck (2e arrondissement) du lycée professionnel Théophile Gauthier (12e arrondissement) et du lycée François Truffaut (3e arrondissement), le Réseau éducation sans frontières et les Amoureux au ban public pour vous demander l'abrogation de l'arrêté de reconduite, la libération d'Abdelkarim, et l'examination de sa demande de titre de séjour !
 
Tout, sa scolarité, son devenir professionnel qui est assuré, ses relations familiales et affectives, montre que l'avenir de ce jeune homme, qui n'a cessé de tout faire pour s'intégrer à notre société, est en France.
 
 
Martine Billard, Députée de Paris ; Jacques Boutault, Maire du 2e arrondissement ; Pierre Schapira, Député Européen, Adjoint au Maire de Paris ; Roberta Bernard, Adjointe au Maire du 2e arrondissement ; Jean-Paul Maurel Adjoint au Maire du 2e arrondissement ; Sylvie Wieviorka, Adjointe au Maire du 2e arrondissement, Conseillère Régionale ; Remi Feraud, Maire du 10e arrondissement ; Maxime Des Gayets,Adjoint au Maire du 2e arrondissement ; Dominique Dussart, 1ère Adjointe au Maire du 2e arrondissement ; Florence Ribard, Conseillère du 2e arrondissement ; Claire Grover, Conseillère du 2e arrondissement ; Alain Duduoglu, Conseiller du 2e arrondissement ; Carine Petit, Adjointe au Maire du 14e arrondissement ; Yann Marteil, Adjoint au Maire du 3e arrondissement ; Gauthier Caron-Thibault, Adjoint au Maire du 3e arrondissement ; Patricia Brébion Valla,Adjointe au Maire du 3e arrondissement ; Olivier Daronnat, Conseiller du 14e arrondissement ; Laurent Bureau ; Conseiller du 2e arrondissement ;Sylvain Garel Président du groupe Vert au conseil d’arrondissement ; Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris ; Danielle Simonnet, Conseillère du 20e arrondissement ; Carine Petit, Adjointe au Maire du 14e arrondissement ; Marie-José Rossi, Conseillère Régionale d’Ile de France ; François Navarro, Conseiller du 20e arrondissement ; Hermano Sanchez, Conseiller de Paris ; George Pau-Langevin, Députée de Paris, Vice-Présidente du Groupe Socialiste à l’Assemblée nationale ; Jean Vuillermoz, Adjoint au Maire de Paris ; Lea Filoche, Conseillère de Paris ; Pierre Mansat, Adjoint au Maire de Paris ; David Assouline, Sénateur de Paris, Conseiller de Paris ; Julien Bargeton 1er adjoint à la Maire du 20e, Conseiller de Paris ; Alexis Corbière, 1er Adjoint à la Maire du 12e ;François Vauglin,Conseiller de Paris ; Pascal Joseph Conseiller du 20e arrondissement.
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