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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 00:00
Hier après-midi, des réfugiés et des proches de Jean-Claude Lenoir ont manifesté leur soutien au vice-président de Salam, association qui vient en aide aux migrants à Calais. La veille, le bénévole avait été arrêté par la police au cours d'une interpellation de migrants, près de la zone des Dunes.

«  Libérez Jean-Claude, libérez Jean-Claude ! » D'une seule et même voix, réfugiés, des Afghans pour la plupart, et bénévoles étaient postés sous les fenêtres du commissariat. Tous (ils étaient près d'une cinquantaine) s'étaient donné rendez-vous hier, à 15 heures, place de Lorraine pour crier haut et fort leur colère et appeler à la remise en liberté du vice-président de l'association. «  Ils n'ont pas le droit de le garder ! », s'indigne une bénévole en agitant le porte-voix.

Vendredi, peu après minuit, le vice-président de Salam a été arrêté par les policiers au cours d'une interpellation de migrants, près de la « jungle », le squat des clandestins. Il a passé la nuit au commissariat de Calais. Selon son fils, Vincent Lenoir, présent lors de l'arrestation, le bénévole aurait été «  plaqué au sol et mis torse nu ». Placé en garde à vue, Jean-Claude Lenoir doit répondre d'«  outrage à agents  ». En 2005, le bénévole avait été condamné pour les mêmes raisons.

Dans l'après-midi, il était toujours interrogé par les policiers. Vers 15 heures, son fils rejoignait le commissariat pour déposer son témoignage. «  Je n'ai pas quitté mon père d'une semelle. J'ai vu ce qui s'est passé. » Philippe Blet, premier adjoint à Calais et président de la communauté d'agglomération du Calaisis (CAC), était présent comme «  citoyen » pour lui assurer son soutien. «  Je le soutiens par rapport aux modalités d'arrestation dont il a été victime. La police est là pour chasser les passeurs. »
Les Afghans visés

Déjà, dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques migrants avaient été interpellés. «  Ils arrêtent surtout des Afghans », assure Vincent Lenoir. Selon le cabinet du sous-préfet, «  ces arrestations répétées ont pour but de lutter contre les violences entre migrants et celles dont les policiers sont victimes de la part des réfugiés. Si le climat ne s'améliore pas, elles pourraient être reconduites. » Pour Salam, ces expulsions récurrentes sont la conséquence d'un accord entre l'État français et la Grande-Bretagne qui s'apprêtent à renvoyer par charter des sans-papiers afghans placés au centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles.

Jean-Claude Lenoir devait quitter le commissariat, hier, vers 19 heures. Pour l'accueillir à sa sortie, les bénévoles de Salam ont exceptionnellement distribué les repas aux migrants devant l'hôtel de police. • 

PAR ARIANE DELEPIERRE - La Voix du Nord 
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 21:36
Le mouvement de solidarité avec la famille Cai, arrêtée le 3 novembre aux Lilas (billet précédent), pendant que le Ministre se congratulait de sa politique à Vichy, a été important  et le Juge des Libertés du Tribunal de Meaux l'a libéré jeudi.

Il doit se présenter le lundi 10 novembre au Tribunal Administratif de Melun à 13 heures 30. Il risque alors l'expulsion.

Indignés par cette nouvelle menace, les enseignants du Collège Dolto -rue des Pyrénées à Paris- fréquenté par son fils Zhikank (arrivé en 2005 à l’âge de dix ans, c’est un élève très soutenu par ses professeurs) seront en grève et appellent à un rassemblement devant le Collège dans la matinée. La famille sera ensuite accompagnée au Tribunal Administratif de Melun.

Le communiqué signé par les personnels et les parents d'élève du Collège Dolto, demandent l'annulation de la décision de “reconduite à la frontière”.

Que faire devant cette politique de persécution au nom de “l'immigration choisie”, de “la situation économique”, au nom des “lois du marché” qui excluent toute considération humaine?

Il est réconfortant d'assister à cette mobilisation d'enseignants, personnels de la communauté éducative, parents d'élèves. Il s'agit aussi pour les élèves, les camarades de classe de Zhikank d'une leçon d'éducation civique sur le terrain.

Mais, pour une famille dont on arrive à connaîitre le sort, combien d'autres sont victimes de l'arbitraire au nom des lois de la République ?

Mediapart.fr  ... qui semble découvrir la lutte pour les sans-papiers! Tant mieux!
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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 21:22
Le vice-président d'une association d'aide aux réfugiés, Jean-Claude Lenoir, a été placé en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi à Calais (Pas-de-Calais) à l'issue d'une opération de police destinée à interpeller des migrants clandestins, a annoncé l'association Salam.

Il se trouvait toujours en garde à vue samedi après-midi pour répondre "d'outrage à agents", a indiqué à l'AFP Sylvie Copyans, bénévole de Salam.

Le commissariat de Calais n'a souhaité faire aucun commentaire et le parquet n'était pas joignable.

Selon l'association, Jean-Claude Lenoir a été interpellé vendredi soir peu après minuit à proximité de l'"Hoverport" à Calais, où des CRS avaient été déployés pour rechercher des Afghans devant être expulsés du territoire.

"Les CRS l'ont plaqué au sol avant de l'emmener menotté dans un camion pour être placé en garde à vue à Calais", selon Mme Copyans.

Environ 200 personnes manifestaient samedi après-midi devant le commissariat de Calais pour réclamer la libération du bénévole et la suspension des expulsions des réfugiés afghans.

"Arrêter le vice-président de l'association n'est pas anodin au moment où on essaye de faire bouger les choses. Vendredi a encore été une soirée très agitée. Un hélicoptère a survolé la +jungle+ (zone de rassemblement "sauvage" des clandestins) avec un puissant faisceau lumineux pour permettre aux CRS et aux chiens d'arrêter des Afghans", a affirmé Mme Copyans.

Les migrants illégaux afghans sont très nombreux dans le Calaisis, d'où ils espèrent gagner la Grande-Bretagne. Sur les sept premiers mois de 2008, ils représentaient un tiers des interpellations de clandestins dans cette région, selon la préfecture.

Plusieurs associations affirment que la France et l'Angleterre s'apprêtent à renvoyer collectivement et par charter des exilés afghans placés au centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (Pas-de-Calais).

Lexpress.fr 
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 21:49
Une famille chinoise de passage à Vannes placée en rétention à Rennes
Jeudi, une famille chinoise en situation irrégulière a été arrêtée à Séné. Les deux parents, deux filles de 12 et 13 ans et un bébé de 10 mois, ont été placés en centre de rétention administrative à Rennes. Résidant à Paris où les deux filles sont scolarisées, la famille se trouvait dans la région vannetaise. Les deux parents ont été interpellés lors d'un contrôle Urssaf effectué dans un restaurant de Séné. Ils ont déposé un recours contre l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet. Le tribunal administratif se prononcera lundi prochain.Le réseau Éducation sans frontières (RESF) assure que cette famille, présente depuis 9 ans en France, est bien intégrée et a fait toutes les démarches pour régulariser sa situation. Un mouvement de soutien est en train de s'organiser autour de RESF, de la Cimade... et du collège parisien Jacques-Decour où sont scolarisées les deux filles. RESF estime que le retour en Chine peut s'avérer catastrophique pour les parents et les enfants.

OuestFrance.fr 
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 17:12
Après la Cimade, qui a commencé cette semaine à alerter les rédactions de la reprise des charters à destination de Kaboul, c'est au tour du Gisti, le Groupe d'information et de soutien des immigrés, de réagir contre les expulsions d'Afghans.

Combien des jeunes Afghans que la France et la Grande-Bretagne s'apprêtent à expulser par "charters" vont-ils mourir? Quand succomberont-ils et comment? Telles sont les questions incontournables qui se posent à quelques jours du décollage, en direction de Kaboul, du premier "vol groupé" franco-anglais depuis 2005.

Officiellement informé de l'imminence de l'opération, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a discrètement manifesté des réticences dans son langage châtié habituel:

    "Les personnes ayant besoin d'une protection internationale au titre du statut de réfugié de la Convention de Genève de 1951 ou d'autres formes de protection complémentaire ne devraient pas être expulsés vers l'Afghanistan."

Près de Calais, des rafles sélectives

Qu'à cela ne tienne: dans le Calaisis, les rafles sélectives d'Afghans ont été déclenchées. Rapidement vidé de ses autres occupants, le centre de rétention de Coquelles a soudain "accueilli" une soixantaine d'Afghans qui ne se doutent encore de rien. C'est que l'affrètement d'un "charter" coûte cher et que, pour rentabiliser son "investissement", le ministère français de l'Immigration veille à remplir l'appareil.

A ce souci de la gestion des deniers publics, s'en ajoute un autre -contradictoire: celui du respect apparent du droit international qui interdit les "expulsions collectives".

Comme d'ordinaire en pareilles circonstances, Brice Hortefeux s'efforce donc de maquiller à l'aveuglette l'illégalité à coups d'autant de décisions individuelles stéréotypées d'éloignement qu'il y a des sièges disponibles dans l'avion. En bon Etat de droit d'opérette, la France se doit de sauver... les apparences.

Lire la suite sur
Rue89 
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 17:09
Militants, sans-papiers, élus... plus d'un an après ils continuent à s'opposer dans la rue au ministère de l'Identité nationale.

Et si Vichy avait été une aubaine? En décidant d'organiser cette semaine sa conférence européenne sur l'Intégration dans une ville si marquée historiquement, Brice Hortefeux a réussi à crisper bon nombre de Vichyssois... mais aussi à fédérer ce que la France compte toujours d'opposants à son ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, un an et demi après sa création.

Certes, il y a ceux qui ont pu s'y rendre... et les autres. Enclavement géographique et faible densité expliquent que le contre-sommet en marge du raout officiel n'a pas rassemblé plus de 3000 personnes. Sans compter les contrôles qui ont ralenti voire stoppé la progression des grappes de militants venus de toute la France. (...)

Lire la suite très intéressante, surtout une des vidéos, sur ici Rue 89 
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 16:59
Une tribune à lire dans Libé.fr :

Hortefeux, le vichyssois

par Henri Braun avocat au Barreau de Paris, membre de la Ligue des droits de l’Homme.

Le choix de Vichy pour la tenue de la conférence européenne sur l’intégration des immigrés est un symbole inquiétant dans une période de frénésie sécuritaire où le repli sur soi et la peur de l’autre constituent des traits dominants des politiques menées en France et en Europe.

Bien évidemment, il ne s’agit officiellement pas de réhabiliter le régime de Vichy mais de redonner à la ville de Vichy le lustre d’une agréable bourgade balnéaire. Brice Hortefeux n’est donc pas vichyste mais simplement vichyssois, du fait de ses origines auvergnates revendiquées. Il prétend que son initiative n’a aucun caractère politique. Qu’il soit permis d’en douter. Une vidéo mise en ligne sur Internet le montre en train d’affirmer, dans une réunion publique, qu’«on en a ras le bol de cette histoire du passé». Mais l’oubli de la politique criminelle du régime de Vichy ne lui paraît pas suffisant. Le Canard Enchaîné s’est récemment fait l’écho de ses tentatives, vaines jusqu’à présent, pour le débaptiser et le rebaptiser en «régime de Pétain».

La perspective adoptée ici vise à faire porter le chapeau à un seul et est donc diamétralement opposée à celle de Jacques Chirac qui reconnaissait solennellement, dans son discours du 16 juillet 1995, la responsabilité de la France dans la déportation des juifs.

Cette méconnaissance, délibérée ou non, de l’histoire n’a été rendue possible que par l’émergence dans le champ politique français d’un discours nationaliste initié par le Front National et repris à son compte par l’UMP. Il est temps de réagir avant qu’il ne soit trop tard, à la fois pour perpétuer la mémoire de grandes figures de la Résistance récemment disparues, comme Georges Guingouin et Germaine Tillion, et pour ne jamais oublier l’avertissement lancé par Bertolt Brecht : le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde.

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 09:24
Une interview de Guy Carcassonne, professeur de droit, à lire absolument ICI dans Libé d'aujourd'hui, pour comprendre le jugement de rejet de l'appel d'offres du Ministère de l'immigration et de l'identité nationale concernant les Centres derétention...
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 09:19

Communiqué Cimade

30 octobre 200

Annulation de l’appel d’offres : une bonne nouvelle pour les étrangers

placés en rétention administrative

La Cimade se félicite de la décision du tribunal administratif de Paris qui

annule, au fond, l’appel d’offres relatif à la défense des étrangers en

rétention.

La Cimade salue l’action des cinq associations – Adde, Gisti, Elena, LDH,

SAF – qui ont introduit ce recours, manifestant l’opposition quasi unanime

de la société civile à la réforme imposée et permettant ainsi à la Justice

de dire le droit en toute indépendance.

Loin d’être de pure forme, la décision du tribunal met en évidence

l’incompatibilité du texte imposé par le ministère avec la mise en œuvre

effective d’une action de défense des droits et de la dignité des étrangers

placés en rétention.

Contrairement à la campagne de propagande orchestrée par les services du

ministère de l’Immigration, l’appel d’offres n’a pas pour but de « casser

un monopole » dont personne ne veut. Cette réforme rend impossible l’action

conjointe et complémentaire des associations auprès des étrangers en

appliquant à la défense des droits de l’Homme une logique de concurrence

libérale et de marché inacceptable.

La modification du décret publié le 22 août s’impose. Il est temps que le

ministre de l’Immigration accepte enfin d’engager une réelle concertation

avec les associations et la société civile afin d’aboutir à une solution

conforme à l’intérêt des personnes retenues et acceptable par tous.

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 21:27
Touche pas à mes CRA. Le tribunal administratif de Paris a annulé jeudi l'appel d'offres lancé en août par le ministère de l'Immigration sur l'aide aux étrangers dans les centres de rétention administrative (les fameux CRA), à travers un décret. La Cimade reste donc seule habilitée à accompagner les sans-papiers en rétention.

Cinq associations avaient saisi le tribunal administratif d’un référé contre cette réforme lancée par Brice Hortefeux. Et ce jeudi après-midi, deux cent soixante élus de toutes étiquettes, dont 14 parlementaires, avaient demandé, dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy rendue publique, de la repenser.

Cette lettre a été lancée à l'initiative d'Eliane Assassi, sénatrice PCF, Jean-Luc Benhamias, vice-président du MoDem, Noël Mamère, député Verts, Etienne Pinte, député UMP et Michel Vauzelle, député PS.

Les élus ont fait part de leurs «vives préoccupations» concernant la multiplication du «nombre des intervenants au sein des CRA, désormais choisis dans le cadre d’un appel d’offres des marchés publics qui empêchera d’avoir une vision d’ensemble de la situation qui prévaut dans ces lieux d’enfermement».

«Imposer à ces futurs intervenants un devoir de confidentialité et de neutralité va entraver tout témoignage public sur certaines situations contraires au respect des droits fondamentaux», ont-ils souligné.

Taudis

Mikael Goubin, avocat rennais spécialisé dans le droit d’asile et de l'entrée et du séjour des étrangers en France, explique les termes du problème: «La Cimade, chargée de la mission «d’accompagnement et de défense des étrangers» depuis 1984, a de réelles compétences, qu’on ne retrouvera pas forcément ailleurs. Depuis 1995, de multiples décrets ont mis fin à l’Omerta qui régnait dans les Centres administratifs, qui ne ressemblent plus aujourd’hui au taudis du dépôt de Paris.»

Me Goubin prend ainsi l’exemple du CRA flambant neuf de Rennes: «Si l’on a de véritables normes aujourd’hui dans la création des centres, c’est grâce à la Cimade et sa liberté de parole. Aujourd’hui, on veut imposer le principe de neutralité à ceux qui se rendront dans les CRA. Le risque, c’est que l’Etat fasse ce qu’il veut dans les centres.»

Nourrisson de trois semaines en CRA

Sur la question de la rétention des mineurs, la Cimade et son rapport annuel national ont joué par exemple un rôle fondamental en dénonçant plusieurs cas récents: un nourrisson de trois semaines placé en CRA à Rennes avec sa mère en octobre 2007, un bébé de 8 mois à Toulouse, ou encore un autre de 12 mois, toujours à Rennes. A chaque fois, les juges ont cassé le placement, arguant d’«un traitement inhumain et dégradant.»

La Cimade semble ainsi un acteur irremplaçable. «En qualité d’avocat, je me rends très souvent au CRA, mais si je dénonce un traitement de mon client, on pourra, à juste titre, douter de mon indépendance et de mon objectivité. Ce n’est pas le cas avec la Cimade, une institution reconnue d’utilité publique.»

Les élus veulent de la concertation

Ils réclamaient ce jeudi après-midi l'intervention du président pour inviter le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, «à procéder à une large concertation avec les associations attachées au respect des droits fondamentaux des personnes afin de réfléchir à la mise en oeuvre d’une mission nationale cohérente». Le tribunal administratif a tranché avant que Nicolas Sarkozy s’en mêle.


M.Gr. (avec agence) - 20mn.fr
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