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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:31
200 sans-papiers, en attente de régularisation, occupent désormais un immeuble vide du 18e arrondissement à Paris, appartenant à la Caisse primaire d'assurance maladie.

C.B et M.P - liberation.fr

Une grande majorité des sans-papiers qui campaient depuis le 24 juin devant la Bourse du travail à Paris ont quitté les lieux ce vendredi après-midi, occupant désormais un grand immeuble, rue Baudelique dans le 18e arrondissement à Paris. 

Il s’agit en réalité d’un ensemble de bâtiments d’une surface au sol de 4800 m2, appartenant à la Caisse primaire d’assurance maladie, et utilisé comme entrepôt. «Les bâtiments sont en vente depuis un an», explique Philippe Joué, le secrétaire général de la CPAM et propriétaire des lieux. Sur place ce vendredi soir, il s’est montré ferme, exigeant «l’évacuation».

A l'intérieur des bâtiments, ils seraient près de 200 sans-papiers, accompagnés de militants de diverses associations. Des cordons de policiers bloquent désormais les entrées, laissant devant la porte une petite centaine de personnes dont quelques élus comme la députée européenne, fraîchement élue, Karima Delli (Europe Ecologie).

Présent à l'arrivée des sans-papiers, Pascal Julien (Vert), adjoint au maire du 18e arrondissement, raconte : «Ils sont rentrés très vite dans les bâtiments, puis la police est arrivée rapidement bloquant immédiatement les entrées. J’ai été choqué de la violence de l’intervention». (...)

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liberation.fr 

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:28
Ce vendredi, le ministre de l'Immigration a rassemblé 24 associations humanitaires venant en aide aux sans-papiers. La brûlante question du «délit de solidarité» était à l'ordre du jour.

DELPHINE LEGOUTÉ - Liberation.fr

Eric Besson le dit et le répète: «Non, le délit de solidarité n'existe pas.» Ce vendredi, il a pourtant accepté d'en discuter avec les représentants de 24 associations humanitaires, parmi lesquelles la Cimade, Emmaüs ou encore Terre d'Asile. Démarche intéressante de la part du ministre de l'Immigration qui continue, malgré ses concessions, à nier à corps et à cri l'existence de ce délit.

La polémique concerne l'article L622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers, en vertu duquel « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros ». Selon Eric Besson, cet article s'adresse uniquement aux personnes participant activement aux filières d'immigration clandestine. Il ne vise donc nullement les militants associatifs ou les citoyens lambda qui voudraient aider un sans-papiers en situation de détresse.

Dans les textes, le ministre n'a pas tort. L'article L622-4 vient préciser le L622-1 et assure que «face à un danger actuel ou imminent», toute personne physique ou morale est en droit d'agir. Il faut, dans ce cas, que son acte soit «nécessaire à la sauvegarde de la vie ou de l'intégrité physique de l'étranger». Autrement dit, un individu peut aider un sans-papiers en toute liberté ... si celui-ci est en danger de mort.

Des bénévoles régulièrement contrôlés

Dans les faits, la loi ne permet pas de protéger les citoyens venant en aide à des sans-papiers, dont les membres d'associations humanitaires. Selon le président d'Emmaüs, Christophe Deltombe, ces derniers «sont très régulièrement convoqués par la police» et vivent dans un climat de crainte. «En l'espace de deux mois, une quinzaine de responsables de structures Emmaüs ont subi des interrogatoires» précise-t-il.

Une situation pourtant niée par Eric Besson qui soutient qu'«aucun aidant n'a jamais été inquiété». La liste des «aidants» condamnés, publiée par le Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés (Gisti), ne l'a pas fait revenir sur ses déclarations. Le cas de Salimou Fofana non plus, pourtant jugé le 17 juin pour «pour avoir, à Rodez, le 3 février, par aide directe ou indirecte, en l’espèce en hébergeant, nourrissant et conservant des documents personnels et administratifs, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation, ou le séjour irrégulier en France de Namingui Baya, étranger».

Les 3 propositions d'Eric Besson (...)

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liberation.fr 
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 09:44

La CSP 75  

  • dans la situation où se trouvent les sans-papiers expulsés de la Bourse du travail, campant sur le trottoir du Boulevard du Temple, 
  • vu la proposition faite le 9 juillet par la préfecture au nom du ministère de l’immigration, à savoir : l’examen, dans un délai très court, d’une première tranche de 300 dossiers en vue de leurs régularisations, puis, tout de suite après, l’examen des dossiers restants, 
  • ayant pris la décision, suite à cette proposition, de quitter le trottoir du boulevard du Temple dans le calme et dans les meilleures conditions,


APPELLE

toutes les associations, organisations syndicales et politiques,

tous les soutiens et personnes de bonne volonté 

à un rassemblement de soutien aux sans-papiers 

place du Châtelet, vendredi 17 juillet

à 14 heures 

pour demander la régularisation

de tous les sans-papiers

expulsés de la Bourse du travail

et de tous les sans-papiers de France.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:12

C’est un nouveau «Saint-Bernard» pour les sans-papiers. Discret, honteux. Une réplique de l’évacuation en 1996, de l’église du XVIIIearrondissement de Paris, par les CRS. Après leur expulsion de la Bourse du travail par le service d’ordre de la CGT le 24 juin, les membres de la Coordination des sans-papiers 75 (CSP 75) ont fini par voter, vendredi, la levée du campement de plusieurs centaines de personnes, installé boulevard du Temple, près de la place de la République. De guerre lasse. Leur départ est prévu pour cet après-midi.

Plainte. La préfecture leur a donné la garantie que 300 dossiers seront examinés d’ici deux mois (sur les 1 174 dossiers restants), à condition qu’ils quittent le boulevard. Les «pour» se sont mis à la droite de leur porte-parole Sissoko Anzoumane, et les «contre» à sa gauche. Une majorité a décidé de mettre un terme à l’action engagée il y a quatorze mois. Les délégués de la CSP 75 préparent néanmoins le dépôt d’une plainte contre leurs agresseurs.

En décidant, le 2 mai 2008, d’occuper la Bourse du travail, la CSP 75 voulait défendre sa place dans les négociations de régularisation conduites à la préfecture exclusivement par la CGT et Droits Devant ! Si l’occupation prenait à rebrousse-poil le monde syndical,«la libération de la Bourse» selon l’expression de la CGT, tétanise, depuis quinze jours le mouvement associatif, les personnalités et les responsables politiques de gauche. Pour le Réseau éducation sans frontières (RESF), l’expulsion est «une bombe propre à faire exploser le mouvement des sans-papiers et celui de leurs soutiens». Les sans-papiers, de leur côté, déplorent qu’aucune association ne se soit «présentée au camp» depuis l’évacuation.

Les messages de condamnation ont été rares. Le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) a jugé cette«violence inadmissible». RESF a préféré parler «d’erreurs» de part et d’autre. «On désavoue la méthode d’expulsion, mais on n’a pas soutenu l’occupation», souligne aussi Jean-Baptiste Eyrault, de Droit au logement (DAL). Quelques syndicats CGT se sont fait entendre, notamment la CGT Saint-Gobain d’Aubervilliers qui a dénoncé sans réserve «l’évacuation réalisée par un groupe de miliciens armés qui se prétendent nos camarades». La branche nationale du Livre CGT (Filpac) demande, elle, que «la responsabilité du ou des organisateurs de cette scandaleuse opération soit établie».

En face, l’Union départementale CGT de Paris (UD-CGT) à l’origine de l’expulsion des sans-papiers a reçu des soutiens. «Je ne connais pas d’expulsion qui ait été menée à coups de bouquets de fleurs, a expliqué dans un texte l’anthropologue Emmanuel Terray, au nom du collectif Ucij (Uni(e)s contre une immigration jetable), en s’en prenant aux «associations qui ont délibérément laissé les occupants de la Bourse en tête à tête avec la CGT» . Après des discussions en son sein, la Ligue des droits de l’homme n’a pas pris position sur l’expulsion, et elle a même refusé de se rendre à deux réunions de«médiation» organisées par RESF. Attac, le PCF et Lutte ouvrière se sont aussi retirés de ces discussions, le 1er juillet, parce que les membres de la CSP 75 ne voulaient pas «se réconcilier» avec la CGT-Paris.

Depuis l’action de son commando, la CGT Paris joue la discrétion. Refusant de répondre aux questions de la presse. Pourtant, elle avait ouvertement revendiqué cette opération d’expulsion le jour même.«Le mouvement syndical parisien a décidé de sortir ces femmes et ces hommes (sans-papiers) de cette impasse, et ce sans faire appel aux forces de l’ordre», avait justifié Patrick Picard, secrétaire de la CGT parisienne. (...

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liberation.fr 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:10

Le ministre de l’Immigration Eric Besson a transmis lundi à la justice le dossier des maîtres-chiens sans papiers, qui assurent la sécurité dans des gares SNCF parisiennes, a annoncé le ministère.

«Compte tenu de l’ampleur et de la gravité des faits rapportés par les intéressés et par les syndicats représentatifs, Eric Besson a décidé de transmettre l’ensemble du dossier à la justice», indique un communiqué.

M. Besson avait indiqué dimanche que son «intention» était de transmettre le dossier «la semaine prochaine».

Des maîtres-chiens sans papiers, au nombre de 150, selon le syndicat Sud-Rail, assurent la sécurité des gares Saint-Lazare et d’autres sur les lignes C et D. Ils sont employés par une entreprise sous-traitante de la SNCF, Vigimark.

Trente-huit d’entre eux ont commencé une action collective pour se faire régulariser. Ils avaient manifesté le 24 juin devant le ministère de l’Immigration.

«Les éléments apportés laissent supposer une addition d’infractions particulièrement graves au droit de l’entrée et du séjour des étrangers, au droit du travail, au droit des professions réglementées dans le domaine de la sécurité, et au droit s’appliquant à la traite des êtres humains», selon le communiqué.

«En relation avec la SNCF et avec les syndicats représentatifs, Eric Besson a demandé que chacun de (la trentaine de) dossiers puisse être étudié, afin d’identifier ceux qui pourraient bénéficier d’un titre de séjour», ajoute le communiqué.

(Source AFP)- liberation.fr
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 21:19
Le campement s'étend sur quelques dizaines de mètres carrés de trottoir. Le sol est couvert de matelas de part et d'autre d'un maigre passage pour les piétons. Depuis le 24 juin, ils sont près de 400 sans-papiers à occuper le trottoir boulevard du Temple à Paris, à deux pas de la place de la République, juste devant la Bourse du travail – de laquelle ils ont été délogés manu militari par le service d'ordre de la CGT. Soumis à des conditions d'hygiène et de sécurité précaires, leur situation paraît difficilement tenable, mais ils se disent décidés à ne pas bouger avant d'être régularisés.

Après quatorze mois à occuper la Bourse du travail, rue Charlot, ils n'imaginent pas se séparer. "Si les syndicalistes restaient chacun chez eux et revendiquaient seuls, qu'est-ce qu'ils obtiendraient ?", fait mine de se demander Djibril Diaby, un des porte-parole du mouvement. Ce n'est pas un problème de logement qui a poussé ces sans-papiers à installer ce campement : la quasi totalité des présents possède un toit ou un endroit où dormir, chez un proche, avec des amis ou dans un foyer. Mais tous ont cette impression diffuse de ne pas pouvoir faire autrement. Qu'ils ne seront pas régularisés s'ils se présentent seuls face à l'administration. "Après tout ce temps passé ici, c'est trop tard pour repartir à zéro, explique Maka, arrivé du Mali il y a sept ans. On n'a pas le choix."

Il y a aussi et surtout une grande peur : celle de s'éloigner et de retrouver le camp évacué une fois revenu. Ou pire, de voir que les autres ont été régularisés et que l'on a raté le bon moment. "Je ne vais me doucher qu'une fois tous les quatre ou cinq jours", explique Moussa qui est là depuis le début du mouvement. "Et je ne traîne pas chez moi. Imaginez qu'ils régularisent les autres pendant que je ne suis pas là !" Tous les jours, ils "pointent" auprès des responsables de la coordination pour montrer qu'ils sont toujours là, comme si le lieu déterminait l'accès aux papiers. Après quatorze mois de mouvement, seuls quelques dizaines ont été régularisés.

SOUS LA PLUIE

La situation rappelle l'occupation de l'église Saint-Ambroise en mars 1996 qui avait ensuite abouti au mouvement des sans-papiers de l'église Saint-Bernard. "Le bruit avait couru que ceux qui seraient là, et seulement eux, seraient régularisés", se souvient une femme venue en soutien. Certains nouveaux sont d'ailleurs venus se greffer au mouvement depuis la médiatisation de l'expulsion par la CGT. (...)

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Lemonde.fr
 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 20:47
Un Mauritanien en situation irrégulière qui lavait depuis six ans les vitres du commissariat d'Orléans a été interpellé début juin sur son lieu de travail après qu'un policier lui eut demandé ses papiers, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Alassane Tall, 46 ans, a été remis en liberté le lendemain, le juge des libertés et de la détention (JLD) ayant annulé la procédure d'interpellation pour absence de «base légale». 

L'homme, qui travaillait pour une entreprise de nettoyage orléanaise, se rendait une fois par mois à l'hôtel de police d'Orléans pour y nettoyer les vitres. Connu de tous, il justifiait de son identité en donnant son nom à l'accueil. Mais le 10 juin, un fonctionnaire plus pointilleux lui a demandé ses papiers. Le Mauritanien a sorti sa carte vitale. Salarié, il paie cotisations sociales et impôts. Mais sans papiers, il est interpellé et placé en rétention administrative. Le lendemain, le JLD du tribunal de grande instance d'Orléans, saisi par le préfet d'une demande de prolongation de la période de rétention, a annulé la procédure. Le parquet n'a pas fait appel. (...)

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Libeorleans.fr 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 22:31

Une semaine après leur expulsion de la Bourse du travail, rue Charlot à Paris, la situation des sans-papiers qui campent boulevard du Temple semble bloquée. Les responsables associatifs et politiques qui suivent le dossier ne se font pas beaucoup d'illusions sur un mouvement qui semble "dans l'impasse".

"Nous sommes toujours dans la rue. On n'a pas de nouvelles de la préfecture et on restera là tant que nos demandes ne sont pas entendues",explique Djibril Diaby, un des porte-parole de la CSP75 et des sans-papiers qui campent depuis le 24 juin boulevard du Temple, à deux pas des restaurants de la place de la République. Ils sont au moins deux cents à dormir là tous les soirs, protégés par de simple bâches, et bien plus à venir passer un moment de la journée sur ce bout de trottoir. "Les conditions d'hygiène sont difficiles", reconnaît Djibril Daby. La mairie du 3e arrondissement de Paris a ouvert une fontaine pour leur offrir un accès à de l'eau potable, des associations leur apportent des bouteilles d'eau, mais ils n'ont toujours accès qu'à un simple WC public en guise de toilettes. (...)

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Lemonde.fr 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 13:50
La police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.
Financés par une fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros, l'Open society institute - imperméable aux débats actuels sur la pertinence des statistiques ethniques dans le modèle français - les enquêteurs ont ainsi secrètement décrypté 525 opérations de police, relevant notamment l'âge, le sexe, la tenue et le profil ethnique des individus contrôlés pour les comparer avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau ("Blanc", "Noir", "Arabe", etc.).

(Lire la suite sur Lemonde.fr)

Et sur le même sujet, lire aussi l'article de Rue89 :
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 16:31

Paris, juin 2009. Le service d'ordre de la CGT expulse les sans-papiers qui occupaient le bâtiment depuis un an en vue d'obtenir les documents nécessaires à leur régularisation. 200 personnes, hommes, femmes, enfants, se retrouvent sur le trottoir où la survie s'organise. Une expulsion emblématique. (Voir le diaporama et lire la suite de et article sur Rue89 )

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