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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 10:54

« L’hiver arrive et faut pas oublier que ce sont nos potes aussi », s’offusque Ahmed, lycéen et militant à la FIDL. Depuis plusieurs semaines, le syndicat lycéen met son local à disposition des élèves sans-papiers pour leur offrir un lieu où dormir.

Rue Léon Giraud, Paris 19e. « La FIDL fait le travail de la République, elle protège des lycéens sans papier ». La nouvelle déco de la façade du 9bis annonce la couleur. Depuis la mi-octobre, c’est une quinzaine de jeunes mineurs sans papiers qui vivent dans les locaux du syndicat lycéen.

Du thé et un toit

Dans un bureau, deux jeunes squattent devant les ordinateurs. Les éclats de rire fusent. Ils regardent des vidéos de chanteurs. C’est désormais leur seul lien avec leur terre natale.

La salle de travail reconvertie en cuisine

Cette salle de travail s’est transformée depuis quelques jours en cuisine. Plusieurs tables ont été disposées sur la longueur de la pièce : des plaques électriques, une machine à café, une bouilloire et quelques produits alimentaires y sont disposés. Rangés sous les tables en vrac, de nombreux sacs de provisions et des matelas gonflables. Charlène, 20 ans et graphiste salariée de la FIDL, présente le lieu : « Je précise : c’est aussi mon bureau. »

La pièce d’à côté fait office de salon mais aussi de chambre. Trois jeunes discutent, un autre déroule son tapis de prière. Des sacs sont entassés dans un coin. C’est la première fois, depuis des mois pour certains, que leurs affaires sont au même endroit plusieurs jours d’affilés. Thé à la main, l’un d’eux plaisante:

« Pour les photos, je peux prendre la pose comme une star si tu veux. Je rigole hein, je veux pas qu’on voit mon visage. »

Pendant la prière de leur compagnon, aucun d’eux ne parle ou ne bouge. L’instant est sacré.

D’une galère à l’autre

Quelques minutes plus tard, les discussions en bambara – une langue du Mali – ont repris. Abdoul, qui jusque là n’avait rien dit, se lève pour partager son histoire. Mais pas devant les autres.

Un des lycéens sans-pap’ prie au milieu du local

Il a 16 ans, et est en seconde dans un lycée du 15e arrondissement de Paris. Arrivé en France en juin dernier, il a décidé de partir de sa région natale du Nord du Mali, Gao, à cause de la guerre. Entre un 4×4 pour rejoindre la Libye et une embarcation de fortune, il arrive au camp de Lampedusa. Il décide alors de venir en France où il espérait trouver ce qu’il recherchait : un équilibre. Car pour les Maliens, la misère n’existe pas dans l’hexagone comme l’explique Charlène de la FIDL :

« Un jeune m’a même dit que s’il disait à ses potes du Mali qu’il dormait dehors, on le traiterait de “pire des menteurs”. »

C’est pourtant une réalité. Abdoul en a fait les frais. Ne pouvant pas payer le self, les repas du midi se font rares. Pourtant, il n’envisage pas de repartir en Afrique. Si on le renvoie au Mali, un avion le conduira à Bamako, capitale du pays. Soit à plus de 1.000 kilomètres de chez lui. De là, il assure ignorer comment retrouver les siens. Pire encore, Abdoul se demande s’il pourra traverser la région de Gao sans que les rebelles ne l’enrôlent de force.

Mais que fait la France ?

La loi française est censée protéger ces mineurs qui débarquent. Mais si en théorie tout est prévu pour leur éviter la rue, dans les faits tout n’est pas si facile. Xavier Hasendahl de la FIDL :

« Ils attendent presque un mois pour avoir un rendez-vous. »

Ensuite, ils passent par un entretien psychologique sur la base duquel le psy détermine si oui ou non le jeune est mineur, « juste avec le parcours de vie ». S’en suit un test osseux, censé confirmer l’âge du sans-papier.

Hassan est passé par là. Après avoir quitté l’Afghanistan en 2010, il est arrivé seulement l’an dernier en France. Parti de son pays avec les hommes de sa famille, ces derniers l’ont abandonné en Turquie. Livré à lui-même, il a traversé plusieurs pays par ses propres moyens, dont certains hostiles à ses origines, comme l’Irak. Jugé majeur par les médecins, l’association qui s’en occupait l’a mis à la porte. Pourtant ses papiers d’identité indiquent qu’il a 16 ans. Xavier Hasendahl peste contre les tests osseux :

« Ils partent du principe qu’un os c’est comme un arbre, tous les ans ça grandit d’un cercle. Sauf que ces tests ont une marge d’erreur de 5 ans. Imaginez un jeune à qui on affirme qu’il a 20 ans alors qu’il en a 15. »

Lire la suit sur Street Press
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 20:08

Fin mai, le Premier ministre Manuel Valls ordonnait l'évacuation des camps de migrants du port de Calais, officiellement pour éviter une épidémie de gale. Le soir même, ces 550 migrants replantaient leur tente au même endroit. Trente-cinq d'entre eux ont même débuté une grève de la faim, d'autres menacent de s'immoler par le feu. La population locale est aussi excédée, plusieurs agressions physiques ont eu lieu. Après trois semaines de silence, l'Etat français propose des hébergement d'urgence. Une solution temporaire qui ne réglera rien au problème. Reportage, Nicolas Joxe, Loic Wibaux et Sébastien Demenois.

 

Voir la vidéo sur Arte

Fin mai, le Premier ministre Manuel Valls ordonnait l'évacuation des camps de migrants du port de Calais, officiellement pour éviter une épidémie de gale. Le soir même, ces 550 migrants replantaient leur tente au même endroit. Trente-cinq d'entre eux ont même débuté une grève de la faim, d'autres menacent de s'immoler par le feu. La population locale est aussi excédée, plusieurs agressions physiques ont eu lieu. Après trois semaines de silence, l'Etat français propose des hébergement d'urgence. Une solution temporaire qui ne réglera rien au problème. Reportage, Nicolas Joxe, Loic Wibaux et Sébastien Demenois. - See more at: http://info.arte.tv/fr/calais-la-detresse-des-migrants#sthash.0cX7TzYB.dpuf
Fin mai, le Premier ministre Manuel Valls ordonnait l'évacuation des camps de migrants du port de Calais, officiellement pour éviter une épidémie de gale. Le soir même, ces 550 migrants replantaient leur tente au même endroit. Trente-cinq d'entre eux ont même débuté une grève de la faim, d'autres menacent de s'immoler par le feu. La population locale est aussi excédée, plusieurs agressions physiques ont eu lieu. Après trois semaines de silence, l'Etat français propose des hébergement d'urgence. Une solution temporaire qui ne réglera rien au problème. Reportage, Nicolas Joxe, Loic Wibaux et Sébastien Demenois. - See more at: http://info.arte.tv/fr/calais-la-detresse-des-migrants#sthash.0cX7TzYB.dpuf
Fin mai, le Premier ministre Manuel Valls ordonnait l'évacuation des camps de migrants du port de Calais, officiellement pour éviter une épidémie de gale. Le soir même, ces 550 migrants replantaient leur tente au même endroit. Trente-cinq d'entre eux ont même débuté une grève de la faim, d'autres menacent de s'immoler par le feu. La population locale est aussi excédée, plusieurs agressions physiques ont eu lieu. Après trois semaines de silence, l'Etat français propose des hébergement d'urgence. Une solution temporaire qui ne réglera rien au problème. Reportage, Nicolas Joxe, Loic Wibaux et Sébastien Demenois. - See more at: http://info.arte.tv/fr/calais-la-detresse-des-migrants#sthash.0cX7TzYB.dpuf
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 11:03

Un policier dit avoir été victime d'un contrôle abusif et de violences alors qu'il était en civil, en 2009. Il se bat pour que la justice reconnaisse son préjudice. 

Un policier face à quatre confrères devant la justice: la scène, rapportée par RTL, n’est pas ordinaire. Mardi, la chambre d’instruction de la cour d’appel d’Amiens a examiné le dossier de Grégoire S. Ce brigadier de police parisien a porté plainte pour violences en 2009 contre quatre policiers de Creil, dans l’Oise. La cour devait confirmer ou non mardi le non-lieu rendu dans cette affaire. La décision a été mise en délibéré au 16 décembre, selon les avocats joints par BFMTV.com.

Une clé de bras pour le maîtriser

Comment ce brigadier et ces quatre policiers en sont-ils arrivés là? Retour sur les faits. Le 26 janvier 2009, Grégoire S., 57 ans et une longue carrière dans la police, se trouve en gare de Creil. Il se rend au travail et est habillé en civil. Un peu plus loin, quatre policiers âgés de 29 à 32 ans procèdent à des contrôles d’identité sur réquisition du parquet, dans le cadre de l’infraction à la législation des étrangers (séjour irrégulier des sans-papiers, ndlr).

Grégoire, qui est antillais, observe la scène et dit alors remarquer que le contrôle ne se focalise que sur "des Noirs et des Arabes". Il décide de s’approcher. Les policiers lui demandent ses papiers, sans se douter qu’ils ont un "collègue" face à eux. L’homme leur demande sur quels critères sont basés les contrôles. L’un d'eux aurait répondu "sur l’extranéité" (qualité d’étranger, ndlr). Le ton monte rapidement.

Les quatre policiers font alors une clé de bras à Grégoire et lui passent les menottes, avant de l’embarquer. L’avocat de l’un des quatre policiers, interrogé par BFMTV.com, témoigne: "Mon client et ses collègues ne nient pas avoir eu recours à la force pour le maîtriser, mais ils étaient près des rails de train, et ont estimé que la situation pouvait dégénérer", explique Me Pascal Bibard. Quelques minutes plus tard, ils découvrent que l’interpellé est un policier. "Ils ont fait un geste et l’ont laissé repartir pour apaiser la situation", poursuit l’avocat.

"Il a été mis de côté"

 

Lire la suite sur Bfm

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:21

Pourquoi les aider à préparer à un avenir, puisqu'ils sont voués à l'expulsion à 18 ans? Ainsi s'est-il développé tout un attirail administratif qui conduit à un abandon croissant de ces quelques milliers d'enfants que sont les mineurs isolés étrangers.

 

Des enfants étrangers et seuls ont commencé à arriver plus nombreux en France il y a une vingtaine d'années. Le phénomène n'était sans doute pas nouveau, mais les tragiques années de la décennie 1990 en Algérie ont marqué une nouvelle inflexion dans les migrations à destination de notre pays. Rappelons au passage que ces dernières sont constamment changeantes, reflétant le ressac des guerres qui nous entourent.

Pour l'administration, le mineurs isolés étrangers (MIE) sont étrangers avant d'être en danger parce qu'isolés. Ils n'ont jamais représenté plus de 2% des effectifs à protéger, mais s'est développé pour eux toute une série de procédures qui conduisent à ce que nous avons sous les yeux: soupçon, méthodes de maquignon, acharnement administratif, formation négligée, abandon, etc.

 

Dans les douze derniers mois environ 8200 jeunes ont demandé une protection en tant que mineurs. Ils ont le plus souvent 15 à 17 ans, parfois moins, et en ce moment ils viennent d'Érythrée, du Soudan, d'Afghanistan, de République Démocratique du Congo, de Syrie, entre autres. Une moitié seulement d'entre eux ont été reconnus mineurs et isolés, et confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE, relevant des conseils généraux).

 

Reconnus mineurs? Non: le terme officiel est évalués; beaucoup plus qu'une nuance sémantique. En effet, "ce tri de la moitié des jeunes étrangers à la recherche d'une protection s'explique par la généralisation à l'ensemble du territoire du dispositif dérogatoire expérimenté depuis dix ans dans la région parisienne, consistant à soumettre les jeunes étrangers à une évaluation préalable (...) pour déterminer, au jugé, l'isolement et la minorité de l'intéressé. Ces dispositifs reposent sur une suspicion généralisée à l'égard de ces jeunes et la mise en cause systématique de leurs documents d'identité et d'état civil malgré la lettre de l'article 47 du code civil. (...) À l'issue de cette première phase de test, si l'évaluation conclut à la majorité ou à l'absence d'isolement, le jeune est remis à la rue. (...) Dans ce cas-là, le seul recours possible consiste à saisir directement le juge des enfants" (Serge Slama*). Il s'agit d'un jeune fraichement débarqué en France et ne parlant pas toujours la langue. Si, en désespoir de cause, il saisit le juge administratif, sa requête sera irrecevable... puisque, selon son acte de naissance, il est mineur!

 

Pour ceux qui ont la chance d'être pris en charge, d'autres difficultés se présentent, en effet, "tout se passe comme si les mineurs isolés étrangers suscitaient trouble et embarras chez les travailleurs sociaux, remettant en cause le sens de leur travail et de leur mission. (...) Leur vécu familial est souvent éloigné de toute référence à une parenté nucléaire classique (fût-elle marquée par le divorce et la séparation) et, plus généralement, des références culturelles françaises. (...) Par ailleurs [ils] connaissent des situations de responsabilité, d'autonomie et d'indépendance qui contreviennent fondamentalement à l'image de l'enfance telle que codifiée en France. (...) Enfin ces enfants font ou ont fait l'expérience de toutes les formes de précarité des société post-industrielles: précarité affective, résidentielle, alimentaire, économique et, bien souvent aussi, psychique" (Laurent Ott*). Une série d'étrangetés pas toujours facile à aborder pour les travailleurs sociaux, et qui se trouve renforcée par le labyrinthe administratif construit autour de ces enfants nés ailleurs et sans famille ici. Mais tous n'en prennent pas leur parti; bien au contraire, en Haute-Garonne, dans la Manche ou ailleurs, des travailleurs sociaux entrent en résistance.

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 11:42

Plus de salon de coiffure au 57 boulevard de Strasbourg dans le 10e arrondissement de Paris. Depuis le 24 juillet 2014, les 18 salariés en lutte occupent le local. L’annonce de la liquidation faite aux salariés avec deux jours de retard lance l’action. Le propriétaire demande leur expulsion. Aujourd’hui, 23 septembre, le juge des référés vient de repousser cette possibilité au 06/11/2014 .

 

Le 13 et 14 août, le collectif des salariés sans papiers, assisté par la CGT, porte plainte pour "faillite frauduleuse", "abus de vulnérabilité", "travail dissimulé" et "traite des êtres humains". Au cours de ces deux journées, la CGT précise se heurter à une forte opposition. Au début, la police refuse le dépôt de plainte au profit de simples auditions.

Comme stipulé dans l’article L316-1 du CESEDA (code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), les plaignants peuvent bénéficier dès le dépôt de plainte, d’une carte de séjour temporaire. Papiers délivrés pour la durée de la procédure, ils ouvrent droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Pourtant, la préfecture attend la caractérisation par le parquet. Laissant l’ensemble des 18 personnes sous la menace d’une expulsion du territoire et dans l’incapacité de retrouver un travail pour vivre.

Le parquet clôturera bientôt l’enquête. Les auditions commenceront en ce qui concerne tous les chefs d’accusations hormis celui de "traite des êtres humains". L’institution attend, pour s’en saisir, le résultat des investigations en cours.

Cette lutte fait suite au mouvement de trois mois du salon situé au 50 du même boulevard  dont la conclusion fut la régularisation des sept salariés le 25 avril dernier.

La CGT agit avec le soutien de SUD solidaires, de la FSU et de plusieurs associations sur ce dossier. Le syndicat estime que ce combat démontre la nécessité de la régularisation des travailleurs sans papiers. Le salarié devient esclave s’il est menacé de dénonciation à la police.

 

Dans la pratique, ce genre d’atelier d’esclavage fonctionne sur l’isolement des sans papiers. Pas plus de sept salariés parlant la même langue, mise en concurrence via un paiement à la tâche. Des horaires de travail dépendant du bon vouloir des consommateurs, sur le principe de l’attribution du client au premier affamé présent. Et, l’instauration d’une dépendance financière quotidienne, où il est nécessaire de quémander le paiement du salaire au contremaître sous peine de ne plus pouvoir survivre.

De nombreux salariés, affirment être prévenus des contrôles de police. Les gérants ont le temps de déclarer les quelques réguliers pour des périodes de deux heures par semaine dans le but de masquer un fonctionnement illégal. Lors du conflit du N°50, la préfecture a refusé les régularisations prétextant qu’il est difficile de faire la différence entre des indépendants facturant leurs services et des salariés payés au noir.

Le 16 septembre, deux militants CGT et un membre du PCF du 10e arrondissement sont menacés de mort devant une équipe de France 3. L’une d’entre eux, Marilyne POULAIN, s’inquiète de la politique de la terre brûlée mise en application. Elle affirme que beaucoup des travailleurs du boulevard sont dans des situations similaires, que l’on fait pression sur eux, menaçant leur salon de fermeture s’il ne se soumettent pas. La syndicaliste, et avec elle un nombre grandissant de personnes, suspectent l’installation d’une véritable mafia dans la rue fonctionnant sur le principe de “gérants de paille”. Un homme s’adressant à un travailleur a déclaré devant elle “Il ne peuvent rien pour vous à la cgt, rien ne changera ici, jamais vous ne serez déclarés”

 

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:28

Le ministre de l'Intérieur annonce un renforcement du maintien de l'ordre, alors que plusieurs altercations se sont produites. Selon la préfecture, le nombre de migrants dans la ville est passé de 1 500 cet été à 2 300.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi soir le renfort de 100 policiers et gendarmes à Calais, alors que, pour la troisième journée consécutive, des rixes ont eu lieu entre migrants désireux de passer en Angleterre.

Dans un entretien publié sur le site du quotidien la Voix du Nord, Cazeneuve affirme avoir «décidé de renforcer encore» les effectifs de maintien de l’ordre «par l’envoi de 100 policiers et gendarmes supplémentaires, dont 70 en permanence 24 heures sur 24 pour sécuriser le port, et 30 autres pour sécuriser le centre-ville».

Rappelant que «350 policiers sont déjà mobilisés à Calais, avec les deux compagnies de CRS que j’y ai déjà affectées», cela fera un total «à partir d’aujourd’hui à Calais» de 450 policiers et gendarmes mobilisés, «ce qui est exceptionnel pour une circonscription de police de 75 000 habitants, mais totalement justifié compte tenu de la situation», explique encore le ministre.

 

Cazeneuve a également évoqué de prochains travaux pour sécuriser le port, évoquant des «barrières provisoires» dans un premier temps, avant «une sécurisation définitive» dans les prochains mois. «L’objectif est de fluidifier la circulation des camions, d’éviter qu’ils soient assaillis, et de renforcer les contrôles, tout en assurant la sécurité des migrants qui sont eux-mêmes en danger. Il s’agit aussi de soulager les forces de l’ordre et de décourager les filières de passeurs», a-t-il expliqué.


De nouvelles rixes entre migrants d’origines érythréenne et éthiopienne ont éclaté en fin de matinée mercredi dans une rue de Calais, où les clandestins viennent s’approvisionner dans des magasins discount, selon une source policière. «C’est la première fois que des échauffourées se produisent dans Calais même, forçant la police à s’interposer», a-t-on assuré.

 

Selon un scénario devenu habituel, des migrants se sont ensuite dirigés vers la rocade d’accès au port où une file de camions de plus de 3 km s’était formée en raison de la forte affluence le mercredi du trafic poids lourds venant des confins de l’Europe.

 

Des centaines de migrants ont alors essayé de monter dans les camions pris dans le bouchon sur la rocade d’accès et les CRS sont intervenus pour les éloigner. Vers 15 heures, les CRS avaient fini de déloger les migrants, laissant à la police de Calais et à la Police aux frontières (PAF) le soin de surveiller la file de camions qui n’a commencé à se résorber que vers 20 heures, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des barrières vont être installées

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:55

Depuis près de trois mois, 18 coiffeurs et manucures occupent un salon de beauté dans le 20ème arrondissement de Paris. Le collectif des cinéastes pour les sans papiers a prévu ce matin une action d'envergure pour les aider à obtenir un titre de séjour.

 

A peine payées, pas déclarées, exploitées. Leurs conditions de travail inacceptables avaient ému et indigné. Et leur mobilisation avait  surpris. Les coiffeurs et coiffeuses du 57 boulevard de Strasbourg à Paris occupent les locaux de salon de coiffure depuis cet été. Après 3 semaines de grève en juin, ils avaient obtenu des contrats de travail, mais la liquidation de la société a mis fin à tout espoir de régularisation


Axelle Labbé a rencontré l'une de ces salariées. Aïcha a 42 ans, elle est arrivée du Mali il y a un an et demi.

 

Lire et écouter sur France Inter

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 11:47
Lycéens sans papier et sans toit: la solidarité s’organise

Le collectif MIE20 et le syndicat lycéen la FIDL mettent la pression pour que des solutions soient trouvées aux lycéens sans papier qui dorment dans la rue.

 

Lycéens, professeurs, militants de RESF, de la LDH, citoyens solidaires…ils étaient une petite centaine à se mobiliser ce mardi 14 octobre devant la mairie du 20e pour alerter les pouvoirs publics de l’indigne situation d’une dizaine de lycéens du 20e sans papier et laissés pour compte dans la rue, depuis plusieurs mois pour certains d’entre eux. En cause, la non-prise en charge de ces jeunes, mineurs ou pas, par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), service de la ville de Paris débordé et en déficit de moyens.

La mobilisation, à l’initiative du collectif MIE20 (Mineurs Isolés Etrangers du 20e arrondissement), a permis de marquer des points. Une délégation du collectif a été reçue par la maire du 20e Frédérique Calandra. Même si aucune solution immédiate d’hébergement n’a été trouvée, la première édile du 20e s’est montrée décidée à appuyer les dossiers de régularisation des lycéens, préalable indispensable à l’ouverture de droits et à des facilités d’hébergement.

Cheick Traoré, le lycéen d’origine ivoirienne qui a échappé de justesse à une expulsion du territoire et qui par deux reprises la semaine dernière a été hospitalisé pour raisons de malnutrition, devrait être hébergé par une structure associative, le temps d’obtenir des papiers, selon Frédérique Calandra.

 

La situation la plus alarmante concerne les lycéens encore mineurs, ou considérés comme tels suite à des tests osseux dont la fiabilité est contestée. “Les mineurs ne sont pas régularisables”, explique une militante RESF. La seule solution réside du côté de l’ASE qui ne semble pas disposée à remplir sa mission pour ces mineurs.

En attendant, dix lycéens sans papier du 20e peuvent enfin dormir à l’abri depuis ce mardi. “Aujourd’hui, ce que le gouvernement ne fait plus, c’est ce que nous lycéens de la FIDL faisons à leur place”, interpelle le syndicat lycéen. qui, héberge ces lycéens en détresse dans son local du 19e arrondissement . C’est un campement de fortune certes, mais c’est toujours mieux que de dormir dehors à Gare du Nord ou Stalingrad.

 

Très active dans la mobilisation, la FIDL appelle à la solidarité lycéenne et citoyenne à travers une pétition.

 

 

 

Lire la suite sur le 75020

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 18:28

Chaque matin, ils sont là à la sonnerie du lycée. Mais, le soir venu, certains lycéens parisiens ne rejoignent pas leurs familles : ils dorment dehors. Sans-papiers, venus seuls en France, souvent originaires d'Afrique noire, huit d'entre eux ont élu domicile dans le 19e arrondissement de Paris, au local de la Fidl, le principal syndicat lycéen, réputé proche du PS.

Mamadou, 17 ans "et demi", tient-il à préciser, est en France  depuis mai 2013. "J'ai dormi devant le foyer africain de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, ndlr) à mon arrivée", raconte-t-il. Puis il a été trimballé d'hôtels en centres d'hébergement. "Je n'ai aucune famille ici, ma mère est restée au Sénégal", indique-t-il. "Ils dorment dans la rue. Certains travaillent la nuit. Leur offrir un toit, c'est la seule solution qu'on a trouvé pour les sortir de la misère", explique, de son côté, Alex Pellier, 16 ans, le vice-président du syndicat. Mais c'est au ministère de l'Education Nationale de prendre les choses en main !"

 

Hospitalisé pour dénutrition


La Fidl s'était déjà mobilisée à la rentrée pour attirer l'attention sur le cas du jeune Cheikh, 19 ans. Cet étudiant en CAP dans le 20e arrondissement avait été incarcéré quelques jours au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). "il est sorti sans être expulsé, se félicite Alex Pellier. Mais deux semaines plus tard, il a dû être hospitalisé deux jours pour dénutrition." Il dort désormais dans les locaux du syndicat, approvisionné en sac de couchages, brosses à dents ou vêtements par des copains ou des sympathisants.

 

Lire la suite sur Metro

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:20

La France renvoie-t-elle toujours des étrangers en situation illégale vers le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, touchés par Ebola ? A la Direction générale des étrangers en France (DGEF), au ministère de l’Intérieur, on est catégorique :

« Non, il n’y a plus de reconduites aux frontières vers ces pays. C’est une question de bon sens administratif : en cas de situation de crise, comme pour le tremblement de terre à Haïti, on suspend les reconduites. »

Il est difficile de définir la « situation de crise ». Contrairement au tremblement de terre en Haïti, l’épidémie d’Ebola est une catastrophe dont le début est difficilement datable : plusieurs semaines, plusieurs mois ? Quand a-t-il donc été décidé de suspendre les reconduites ?

Encore aucune circulaire sur le sujet

A cette question, le ministère affirme ne pas pouvoir donner de réponse précise... A l’en croire, il ne disposerait pas de ces informations (« nous n’avons pas de remontées en temps réel »). Pour la DGEF, il paraît « évident » qu’aucun préfet ne prendrait une décision de rapatriement au vu des circonstances. On a beau insister, le ministère ne donne pas la date de la dernière expulsion. D’ailleurs, aucune circulaire n’a pour l’instant été diffusée dans les préfectures.

On dispose en tout cas d’une décision du tribunal administratif de Nancy (Meurthe-et-Moselle), datée du 27 août dernier, qui annule un arrêté préfectoral de rapatriement « en tant qu’il fixe la Guinée comme pays de destination ». Le juge cite notamment « l’épidémie de fièvre hémorragique » pour appuyer sa décision. L’arrêté préfectoral attaqué remonte au 20 août... Il semble donc que certains préfets aient eu une définition souple de la « situation de crise ». Jointe par Rue89, la préfecture concernée ne nous a pas encore rappelés.

L’avocate du jeune Guinéen concerné précise que la décision est en appel, mais qu’elle pourrait faire jurisprudence.

Refoulés mi-septembre

D’autres avocats font part de cas semblables. Ainsi, à Paris, la préfecture de police a envoyé au tribunal, le 26 août, un mémoire en défense pour appuyer une décision d’expulsion d’un autre ressortissant guinéen (qui date, elle, du 2 mai).


Des tongs, soupçonnées d’avoir été contaminées par Ebola, sont encerclées de pierres par les habitants, à Freetown, en Sierra Leone, le 24 septembre 2014 (Michael Duff/AP/SIPA)

Le tribunal administratif de Nancy a également annulé une « décision portant obligation de quitter le territoire français » (ou OQTF, l’étape avant l’arrêté préfectoral d’expulsion) visant une Guinéenne et datée du 19 septembre...

 

Pour rappel, l’épidémie Ebola a commencé en décembre 2013 et a pris de l’ampleur depuis juin.

A l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), les explications officielles font sourire. L’association a suivi plusieurs ressortissants de pays touchés par Ebola. Selon elle, quatre Sierra-Léonais ont été refoulés, après leur arrivée, vers leur pays d’origine, via Casablanca, à la mi-septembre.

Des « réacheminements indirects »

La convention de Chicago prévoit que les personnes en situation illégale soient renvoyées vers le dernier pays de passage (« ou à tout autre endroit où elle peut être admise ») [PDF]. Toujours selon l’Anafé, la ville de provenance de ces Sierra-Léonais n’était pas Casablanca. Les autorités françaises auraient donc choisi de les rapatrier vers le Maroc, en sachant pertinemment qu’ils seraient ensuite acheminés vers Freetown, capitale de la Sierra Leone.

Début octobre, un Guinéen aurait été renvoyé à Conakry, lui aussi via le Maroc. Casablanca était bien sa ville de provenance.

Dans un courrier adressé au ministère de l’Intérieur en septembre, l’Anafé s’inquiète :

« Le 28 août, lors d’une visite de l’Anafé en aérogare de Roissy-Charles-de-Gaulle, l’officier de quart avait affirmé à l’Anafé que les vols Air France avaient été suspendus vers la Sierra Leone mais que des réacheminements “indirects” pouvaient être organisés avec transit par des aéroports qui continuent à assurer des vols vers Freetown. »

 

Lire la suite sur Rue 89

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