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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:26

Dix-neuf demandeurs d’asile afghans, « évacués » de la "jungle" de Calais le  22 septembre  dernier ont été placés en centre de rétention à Nîmes puis libérés par le juge des libertés  et de la détention le 28 septembre à minuit.

Voir la vidéo

Depuis, avec l'aide d'associations et de citoyens, ils multiplient les démarches pour pouvoir  déposer leur demande d'asile. 
Renvoyés de la préfecture du Gard à celle de l'Hérault, après être 
 passés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), ils attendent toujours  de pouvoir accéder à une procédure d'asile normale .La préfecture de l'Hérault exprime son acharnement  en voulant les placer délibrement dans une procédure expéditive dans laquelle ces afghans ne pourront  pas faire valoir leurs droits.

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson a été aussi sollicité, par diverses associations, en vain...

Nous signataires de la présente pétition, dénonçons vivement le non-respect du droit d'asile et des   droits fondamentaux de ces migrants.

Empêcher ces Afghans de demander l'asile dans des conditions normales :

  • C'est, les priver des conditions d’accueil décentes qui devraient leur être garanties et  les mettre en situation d'échec.
  • C’est les renvoyer vers les passeurs de la « jungle »,
  • C'est préparer leur expulsion vers un pays en guerre et en pleine insécurité.

 


Nous signataires de la présente pétition demandons, en réparation des nombreux manquements   aux droits de la part de l'Etat, la régularisation inconditionnelle des 19 Afghans de Nîmes afin   qu'ils puissent bénéficier de l'asile en France.


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:23

La police a procédé cet après-midi à une opération de  «contrôle d'identité sur réquisition du Parquet» au square Villemin dans le Xème arrondissement de Paris. Elle s'inscrit dans le cadre de la politique, soutenue par Eric Besson, de lutte contre les filières clandestines qui transitent à Paris.

Deux camions et des voitures de Police ont été mobilisés pour l'intervention, ainsi qu'un «service spécialisé» des forces de l'ordre. Interrogée sur les raisons de cette opération, la commandante de police présente sur les lieux a indiqué qu'il s'agissait de contrôles d'identité comme il y en a régulièrement sur des zones déterminées. Par ailleurs, évoquant le motif que «l'opération n'est pas terminée», cette dernière n'a pas souhaité donner plus de précisions sur le nombre de personnes soumises au contrôle.

Le square Villemin est connu pour être un lieu privilégié de transit de clandestins, majoritairement des Afghans, qui attendent de rejoindre l'Angleterre ou qui espèrent obtenir un droit d'asile en France. Suite à leur interpellation, certains ont regagné les bancs du jardin et d'autres ont été embarqués dans des voitures de Police.

Une intervention qui n'a rien de surprenant selon un habitué du parc: «la Police vient souvent ici, ça ne m'étonne pas vraiment». (...)

 Lire la suite sur liberation.fr

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:07

Triste palmarès. Le centre de rétention administrative (CRA) de Lyon-Saint-Exupéry présente, selon le dernier rapport de la Cimade, l'un des « meilleurs taux de réussite d'éloignement ». Près de 52 % des 2 369 sans-papiers placés au CRA en 2008 ont été renvoyés dans leur pays d'origine, contre 37 % à Marseille ou encore 28 % au Mesnil-Amelot, le plus grand centre de France. S'ajoute 10 % de retenus réadmis dans les pays européens d'où ils provenaient.

« Le centre est considéré comme un modèle, a dénoncé hier Clémentine Bret, intervenante de la Cimade au CRA de Saint-Exupéry. Le chef de centre a une marge de manoeuvre qui lui permet d'accepter, ou pas, des étrangers interpellés. Car certains sont plus difficilement expulsables que d'autres. »

Autre particularité, 20 % des retenus ont été arrêtés en 2008 lors d'un contrôle à la frontière, en raison de la proximité de Lyon avec la Suisse et l'Italie. « C'est problématique, car les demandeurs d'asile doivent remplir leur dossier depuis le CRA. Et ne peuvent pas bénéficier des mêmes aides qu'à l'extérieur », poursuit Clémentine Bret. Face à ce phénomène, le CRA de Lyon a expérimenté à l'été 2008 un système de visioconférence. L'objectif étant d'économiser le coût d'un trajet jusqu'à Paris pour les convocations à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Ce système « vient d'être généralisé » à Lyon, selon la Cimade. « Ces entretiens se font dans un préfabriqué face à un ordinateur équipé de webcam. Cela génère un tas d'angoisses supplémentaires, avec le risque de voir sa demande plus facilement rejetée », s'inquiète Marion Huissoud-Gachet, déléguée nationale de la Cimade pour la région Rhône-Alpes. Un « pôle éloignement », expérimenté puis pérennisé l'an passé au CRA de Lyon, permet à la préfecture du Rhône de « mieux organiser » les départs des étrangers. « La rétention, est devenue la règle. C'est désormais une industrialisation de l'éloignement », s'indigne Marion Huissoud-Gachet. W

Carole Bianchi - 20minutes.fr
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:47

Il y a dix ans à peine, Jean-Marie Le Pen préconisait le renvoi des étrangers dans leurs pays et cela choquait la très grande majorité des Français. Aujourd'hui, le gouvernement français expulse près de 30 000 étrangers sans papiers par an dans la quasi-indifférence. De nombreuses associations, de nombreux particuliers dénoncent l'inefficacité et l'inhumanité de cette politique des quotas au nom de laquelle Éric Besson, ministre de l'Immigration et de l'identité nationale, vient de faire repartir des Afghans dans leur pays.

À Toulouse, samedi prochain, douze collectifs et associations Comité de liaison intercollectifs (Clic) qui soutiennent et accompagnent des personnes privées de papiers se réunissent « pour manifester ensemble leur indignation face aux conditions actuelles qui sont faites à ces personnes, disent-ils. Nous, citoyens vivant en France, réputée terre d'asile et pays des Droits de l'homme, n'admettons ni la dérive xénophobe de notre société ni les lois répressives mises en place depuis plusieurs années par les pouvoirs politiques, pas plus que leur application à travers la politique du chiffre ».

Samedi, ils demanderont entre autres la suspension de l'Obligation de quitter le territoire français pour toute personne ayant déposé un dossier de régularisation en préfecture, l'arrêt de l'enfermement des étrangers dans les centres de rétention, ou des poursuites pour délit de solidarité. Une marche aura lieu à 11 heures à Colomiers, rue du Centre. À Toulouse, de nombreuses animations, concerts, batucadas, et interventions d'avocats ou de responsables associatifs rythmeront l'après-midi, dès 13 h 30, avant une manifestation dont le cortège se dirigera à partir de 15 h 45 vers la préfecture où une délégation doit être reçue.

Source : ladepeche.fr 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 21:21

Dans son rapport annuel sur l’enfermement des étrangers, la Cimade, seule association autorisée à pénétrer dans 
les centres, dénonce la « rétention industrialisée  ». La politique du chiffre aboutit à des tensions toujours plus fortes.

Des « vies brisées », des « espoirs anéantis », des « familles séparées »… La Cimade a dressé, hier, un constat accablant de la politique d’enfermement des étrangers en France. Chaque année, plus de 30 000 hommes, femmes et enfants passent par les vingt-six centres de rétention administrative (CRA) de France, antichambres de l’expulsion. La Cimade est la seule organisation autorisée à y pénétrer pour fournir aux étrangers une aide juridique indispensable. Mais l’association œcuménique précisait hier qu’il s’agissait peut-être du dernier rapport complet rendu sur la question (lire aussi pages 12 et 13). Depuis 2008, le ministère de l’Immigration prévoit de réformer l’aide juridique aux étrangers retenus, notamment en morcelant cette mission. « L’objectif est d’éclater cette mission pour empêcher les associations d’avoir un rôle de contrepoids », dénonce Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade.

Automutilations, tentatives de suicide…

En attendant, l’association ne renonce pas à son rôle de témoignage. « Le climat général dans les centres de rétention se dégrade considérablement », dénonce Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers reconduits. L’événement marquant de l’année 2008 aura été l’incendie du centre de rétention de Vincennes, entièrement parti en fumée après une révolte des retenus, déclenchée par la mort de l’un d’entre eux. Un centre de 180 places est en cours de reconstruction. Loin d’être exceptionnelles, les révoltes des retenus sont régulières, constate la Cimade  : « La tension monte. C’est avant tout contre eux-mêmes que les étrangers retournent cette violence, automutilations, tentatives de suicide et grèves de la faim se multiplient. » Ainsi, en mai 2009, l’association a comptabilisé, pour le seul centre de rétention de Vincennes, neuf tentatives de suicide. À l’origine de ces souffrances, « l’industrialisation de la rétention », corollaire de la politique du chiffre. Pour expulser plus, il faut enfermer plus. Une quête des quotas qui pousse à la multiplication des « dérives et absurdités ». « L’application mécanique de la loi sans prise en compte des situations humaines conduit à l’enfermement de femmes enceintes, d’enfants, de malades, de personnes dont toute la famille est en France, où qui y vivent et y travaillent parfois depuis plus de vingt ans », dénonce l’association.

La politique actuelle conduit aussi à des situations kafkaïennes, comme l’arrestation de touristes. Ainsi, en mars 2009, dix ressortissants marocains étaient arrêtés à la frontière espagnole, bagages à la main et billets du retour en poche. Placés en centre de rétention, ils ont été expulsés…

Les conséquences de la politique du chiffre, ce sont aussi ces 222 enfants placés en rétention pour l’année 2008, parmi lesquels de nombreux nourrissons, plongés dans un monde de violences et d’enfermement « traumatisant ». « Nous constatons de nombreux troubles chez les enfants placés en rétention, écrit la Cimade  : irritabilité, troubles du sommeil, mutisme, troubles de l’alimentation, etc. » Ce placement s’organise dans un flou juridique, puisque les enfants placés en rétention ne font l’objet d’aucune mesure administrative. Enfin, la Cimade consacre un chapitre au coût des expulsions. Selon l’association, la somme dépensée par l’État chaque année pour sa politique d’enfermement et d’expulsion se monte à 533 millions d’euros. Près d’un demi-milliard d’euros dépensés pour une politique qui se « traduit avant tout par des atteintes aux droits des personnes et par des drames humains ».

Marie Barbier - lhumanite.fr


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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 21:16

Le nombre de migrants dans les centres de rétention de Lesquin et de Coquelle ne cesse d’augmenter. La Cimade qui intervient dans ces centres dénonce une politique du chiffre.


Alors que le corps d'un immigré clandestin de nationalité indienne, âgé de 25 ans, a été découvert vendredi à Calais lors du contrôle d'un camion slovène en provenance de Belgique, la 
CIMADE, s'inquiète du nombre de candestins placés en centre de rétention.

« L'enfermement devient de plus en plus la règle. C'est le retour aux camps d'internement », a déclaré Jean-Marie Rausenberger, président de la Cimade Nord - Picardie, qui s'occupe descentres de rétention de Lesquin (137 places) et Coquelles (79 places). Selon l'association , quelques 3.000 et 2.500 personnes ont respectivement transité l'année dernière dans ces deux centres (un niveau en légère augmentation par rapport à 2007).

Devant ce constat, la Cimade, seule association autorisée par l'État à intervenir dans les centres de rétention depuis 1984, vient de dénoncer une « politique du chiffre ». Au centre de rétention de Lesquin, seuls 48 % des migrants sont éloignés, majoritairement vers la Belgique. Mais selon la Cimade, certaines personnes arrêtées à la frontière sont plutôt envoyées aux centres français pour gonfler les chiffres au lieu d'être stoppées sur place.

« On voit de plus en plus de gens arrêtés alors qu'ils repartaient chez eux. Certains ont même leurs billets ! Mais on les arrête pour faire du chiffre »,a déclaré Thierry Flesch, coordinateur rétention Nord - Picardie - Normandie. 

Source : Metrofrance.fr 
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 14:28
Les magistrats ne sont pas si méchants que ça: mercredi dernier, cette Camérounaise n'était après tout convoquée au palais de justice des allées Jules Guesde à Toulouse que pour un simple rappel à la loi.

Vous avez hébergé une compatriote à la recherche d'un titre de séjour comme il peut en être accordé aux étrangers souffrant d'une affection d'une «exceptionnelle gravité», aurait pu lui signifier la délégué du procureur. On peut comprendre, aurait-il poursuivi: admettez donc que vous avez enfreint la loi en hébergeant une clandestine et vous serez dispensée de peine.

Sauf que l'hébergeante, reconnaissant l'hébergement, n'a pas voulu admettre qu'aider une malade très lourdement affectée puisse constituer un délit. Ce rappel à la loi devenait dès lors impossible. Et c'est la loi tout court qui peut encore lui tomber dessus. L'affaire passe entre les mains du procureur en titre qui a le choix entre un classement sans suite et la correctionnelle...

La Cimade, la Case Santé Arnaud Bernard et Réseau Éducation sans frontières n'attendront pas de savoir quel sort sera le sien: «une fois de plus, protestent ces associations, preuve est faite, malgré les constantes dénégations du ministre de l'Intégration Eric Besson, que le délit de solidarité existe bel et bien en France».

Le texte de loi européen réprimant l'aide au séjour des étrangers en situation irrégulière fait la part des choses: sont visées les personnes qui pratiquent cette aide «à titre lucratif». Les passeurs, notamment.

Les associations demandent une application stricte de ce texte et entendent dénoncer ce qu'elles considèrent comme des «débordements» d'un gouvernement pressé de reconduire le plus de monde possible aux frontières.

«Même muni de certificats médicaux dans les formes, il devient de plus en plus difficile d'obtenir de la préfecture de Haute-Garonne un formulaire de demande de ce type de titre de séjour», expose la Case Santé.

«Un simple franchissement de rue hors des passages piétons ou le fait d'avoir craché par terre devient un motif de reconduite à la frontière», déplore le représentant de la Cimade au centre de rétention de Cornebarrieu. Celui-ci a même vu passer le cas d'un étranger clandestin retenu pour avoir aidé une vieille personne à se relever après une chute dans le rue.

Les deux Camérounaises n'ont pas eu à cracher par terre pour se faire toper. Ce sont des compatriotes de l'hébergée qui ont dénoncé les deux femmes à la PAF, Police de l'Air aux frontières, avec l'adresse où les trouver et leur numéro de passeport. Le diable se cache partout.

GLv. - libetoulouse.rlink

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 13:22
L'association s'alarme du «mépris des droits» des étrangers en attente d'expulsion et appelle à la mobilisation contre l'ouverture d'un nouveau centre «ultra-sécuritaire» en Seine-et-Marne

Des centres de rétention de plus en plus carcéraux et déshumanisants, où les situations individuelles passent à l'arrière plan: c'est le tableau que dresse la Cimade, seule association présente à ce jour dans les lieux de rétention, où transitent les sans-papiers. L'association présentait ce matin son rapport annuel, véritable radiographie de chacun des 23 centres et 12 locaux de rétention administrative en France. 

En 2008, 32.284 personnes de 163 nationalités ont été enfermées de 24 heures à 32 jours dans des centres de rétention en métropole, a décompté l'association. Dont 118 familles avec 222 enfants.

Même si «globalement, les conditions en rétention sont correctes»,la Cimade s'alarme de la dégradation du «climat général» dans les centres, du fait d'un «mépris de plus en plus grand des droits des étrangers placés en rétention» allant de pair avec la «politique du chiffre». L'association s'inquiète aussi de l'état déplorable des lieux déplorables des lieux de rétention de l'outre-mer, comme à Mayotte.

L'association dénonce la dimension «de plus en plus carcérale» des centres, et d'une manière générale la «banalisation de l'enfermement» et «l'industrialisation de la rétention», qui plongentles personnes retenues dans une grande détresse. La Cimade constate de fréquentes automutilations et tentatives de suicides (neuf au centre de rétention de Vincennes pour le seul mois de mai 2009).

Nouveau centre «totalement déshumanisé»

En témoigne, selon la Cimade, l'ouverture programmée d'un nouveau centre de rétention au Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, véritable «méga-structure ultra sécuritaire». Ce complexe de deux fois 120 places viendra s'ajouter au centre de 140 places (le maximum autorisé par la réglementation) déjà existant dans cette commune. (...)


Lire la suite sur
Liberation.fr 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:43


29/10/2009-[14:17] - AFP

PARIS, 29 oct 2009 (AFP) - Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a indiqué mercredi que le coût global de la politique d’éloignement des étrangers en situation irrégulière pouvait être estimé à 232 millions d’euros par an, soit 12.

Répondant, dans un communiqué, aux accusations d’"opacité" prononcées dans la matinée par la Cimade concernant le coût de la politique d’éloignement des étrangers en situation irrégulière, le ministre rappelle qu’il a commandé en juillet dernier à l’Inspection générale de l’Administration (IGA) un rapport sur le sujet. Il ressort de ce rapport, précise le communiqué, que "le coût global de la politique d’éloignement peut être estimé à 232 millions d’euros, sans compter les coûts afférents aux différentes juridictions qui n’ont pu être évalués, soit un montant par reconduite de l’ordre de 12.000 euros". "Mais rapporter le coût global au nombre d’éloignements présente l’inconvénient de faire peser l’ensemble des coûts sur le seul maillon final de cette politique, alors que les ressortissants étrangers en situation irrégulière peuvent être interpellés, voire placés en rétention, sans être finalement reconduits". "Un parallèle peut être établi avec les coûts de la politique judiciaire, qui ne peuvent être rapportés aux seules personnes effectivement condamnées", ajoute le texte qui indique que l’IGA à proposé deux autres méthodes de calcul d’un coût moyen : "- soit un coût moyen calculé par rapport au coût moyen des 3 principales phases du dispositif (interpellation, placement en centre de rétention administrative et reconduite) qui s’élève alors à 6.300 euros ; - soit un coût moyen de parcours types, qui ressort à 5.130 euros pour une reconduite sans escorte et 11.150 euros avec escorte". L’IGA a aussi engagé des travaux de comparaison du coût de la reconduite à celui du maintien sur le territoire des étrangers en situation irrégulière, en prenant notamment en compte les dépenses au titre de l’aide médicale d’Etat (490 millions d’euros par an pour 185.000 ressortissants étrangers en situation irrégulière bénéficiaires) et les capacités d’hébergement d’urgence mobilisées par l’Etat. Le communiqué souligne que M. Besson, "soucieux de transparence", a transmis ce rapport le 23 octobre aux présidents des commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Source :
Franceinfo.fr 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:36

L'ONG Human rights watch interpelle sur la situation des mineurs étrangers arrivant seuls en France, et retenus dans la zone d'attente de l'aéroport, sans réelle protection.

«Perdus en zone d'attente». Dans un rapport publié ce jeudi (télécharger en pdf ici), l'ONG Human Rights Watch (HRW) alerte sur la situation des mineurs étrangers qui débarquent seuls à l'aéroport de Roissy à Paris et qui se voient refuser l'entrée en France.

Ils se retrouvent alors dans ce qu'on appelle la zone d'attente, enfermés au milieu d'adultes, sans protection particulière. «Ils sont traités comme n'importe quel immigré clandestin, et non comme des enfants. Ils peuvent être renvoyés dans leur pays d'origine ou dans un pays de transit n'importe quand», explique Simone Troller, auteure de cette étude.

Elle s'insurge contre l'existence même de ces zones d'attente, «fiction juridique permettant à la France de traiter des personnes qui se trouvent physiquement sur son territoire comme si elles étaient à l'extérieur du pays.» Autrement dit, les mineurs isolés qui se retrouvent dans ces zones d'attente aéroportuaires sont soumis à un régime judiciaire très différent (bien moins protecteur) de celui des enfants étrangers qui sont «sur le territoire français».

Contrairement à ce que l'on croit, la zone d'attente ne se limite pas à un centre d'hébergement situé à l'intérieur de l'aéroport. «Vous pouvez aller dans un hôpital, un hôtel ou un tribunal situé à 20 km de l'aéroport sans être considéré d'un point de vue légal comme entré dans le territoire!»

«Je n'ai pas pu aller aux toilettes»

«La France, comme tout Etat souverain, a le droit de contrôler ses frontières, là n'est pas la question. Mais, elle ne peut pas, au nom de ces contrôles, mettre en danger des enfants!», s'indigne Simone Troller qui rappelle qu'en conservant ces zones d'attentes, la France viole les conventions internationales et en particulier le droit des enfants.

Sur le fond, le rapport d'HRW ne révèle rien de nouveau. La situation des mineurs étrangers isolés, arrivant dans les zones d'attentes, est régulièrement pointée du doigt par des associations de terrain comme l'Anafe, l'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers.

En revanche, ce nouveau rapport a le mérite de mettre en avant des témoignages d'enfants, particulièrement éclairants. Une jeune fille de 16 ans: «D'abord, ils m'ont enfermée à clé dans une pièce. Il y avait plusieurs personnes, y compris des hommes, peut-être 8 ou 10 au total. J'ai essayé d'appeler la police pour aller aux toilettes mais il n'y avait personne. Je n'ai pas pu aller aux toilettes.»

«Nous n'avons pas compris que nous étions en France»

Les enfants interrogés se plaignent des menaces et humiliations récurrentes. La police aux frontières les menotteraient fréquemment, et les soumettraient à des fouilles corporelles. (...)

Lire la suite sur liberation.fr 

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