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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:40

CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, Ligue des droits de l’homme,

Cimade, Autremonde, femmes Egalité, RESF, droits devant !!


Le vendredi 20 novembre, les organisations syndicales et les associations signataires de la lettre du premier ministre du 1er octobre ont publié une déclaration.

Dans cette déclaration, elles rappellent les points qui demeuraient en suspens après quatre semaines de discussions. Cette demande a été reprise dans un second communiqué du 24 novembre.

Pour toute réponse, le ministre de l’Immigration publie une circulaire et un document annexe qui ne tiennent aucun compte des observations présentées.

La circulaire rendue publique est remarquablement vide et floue et laisse une très large marge d’interprétation aux préfectures, dont l’arbitraire avait précisément été à l’origine de l’interpellation du Premier Ministre et par suite du conflit. Quant au document annexe, il s’agit d’un texte dépourvu de toute valeur juridique.

Bien entendu, les grévistes vont être consultés et donneront leur appréciation sur ce texte.

Cependant nous devons rappeler dès maintenant que l’essentiel de nos revendications restent insatisfaites :

Une durée de séjour qui serait fixée arbitrairement à 5 ans est inacceptable.

La circulaire concerne les seuls travailleurs déclarés et laisse entièrement de côté les travailleurs non déclarés et en particulier les travailleuses du service à la personne. Tous ces salariés ne demandent qu’à cotiser.

Les Algériens et les Tunisiens sont exclus du champ d’application du texte.

La circulaire continue de parler de métiers et de bassins régionaux d’emploi en tension, alors que les travailleurs (euses) sans papier travaillent souvent depuis des années dans notre pays et sont déjà pris en compte dans les statistiques de l’emploi.

Dans ces conditions, nous disons nettement qu’en dépit de quelques avancées que nous avons reconnues, le compte n’y est pas.

Compte tenu du caractère flou de la circulaire et de l’absence totale de valeur juridique du document annexe, nous considérons que la discussion peut et doit se poursuivre. Nous demandons à être reçus de nouveau par le Ministre de l’Immigration et surtout par le Ministre du Travail.

Il s’agit en effet d’un conflit du travail : des travailleurs que leur situation irrégulière prive d’une partie de leurs droits demandent, par le moyen de leur régularisation, à être rétablis dans l’intégralité de leurs droits. L’enjeu est clair : allons-nous continuer d’accepter la surexploitation de tous ces travailleurs ou mettre un terme à une situation inacceptable au regard du droit du travail et des valeurs de la République !


Paris, le 27 novembre 2009


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 18:30

Les 4 es assises nationales des unités médicales des centres de rétention administrative (CRA), qui se tiennent à Strasbourg, tirent la sonnette d’alarme. Ces centres sont des lieux de souffrance psychique pour les étrangers qui n’ont pas toujours accès aux soins auxquels ils ont droit.

« Les personnes étrangères que je suis amené à voir au centre de rétention n’ont commis qu’un seul délit, celui de ne pas avoir de papier en règle. ». Le Dr Patrick Spiess est médecin généraliste au Neuhof, à Strasbourg. Il est également agréé pour effectuer des consultations médicales au CRA de Geispolsheim où sont envoyés les étrangers en situation irrégulière arrêtés en Alsace ou en Moselle. « Les gens retenus au CRA sont en réalité enfermés sans information sur la date à laquelle ils seront expulsés. Ils sont dans une grande détresse morale ».

Pour ce médecin, la politique actuelle du chiffre, « qui vise à mettre 30 000 personnes à la porte » chaque année et l’allongement du temps de rétention qui est passé de 12 à 32 jours, provoquent le désespoir des étrangers arrêtés. « On assiste à des tentatives de suicides, des automutilations ou des grèves de la faim. Certains ne supportent pas l’idée même du retour. »

Les unités médicales sont en première ligne pour constater la souffrance morale de ceux qui sont placés en CRA. Ils notent aussi que de plus en plus de ces personnes relèveraient en réalité de soins psychiatriques.

Pour les enfants, la situation est encore plus terrible. « Non seulement ils subissent cet enfermement, mais ils ne le comprennent pas, relève le Dr Patrick Ohayon, médecin au CRA de Nice.

Hier, les intervenants ont pointé les insuffisances du dispositif d’accès aux soins des étrangers en centre de rétention. Dans les CRA de plus de 150 personnes, il est retardé. Le secret médical n’est pas toujours respecté et certains formulaires n’existent qu’en français.

Les procédures maladies peuvent différer d’un CRA à l’autre et les étrangers remis en liberté ont du mal à avoir accès à leur dossier médical pour obtenir leur régularisation. Harmoniser les procédures est apparu comme une nécessité lors de ces assises.

Geneviève Daune-Anglard

Il y a environ 25 centres de rétention administrative (CRA) en France, dont cinq retiennent plus de 150 étrangers.

Selon la Cimade, plus de 35 000 étrangers ont été placés en centre de rétention en 2007, parmi lesquels 242 enfants, dont 80 % avaient moins de 10 ans.

Le CRA de Geispolsheim héberge entre 50 et 100 personnes pour une durée moyenne de séjour de 13,4 jours. 768 personnes sont passées dans ce CRA en 2008.

44 procédures maladies ont été établies en 2008. 11 de ces étrangers signalés malades ont été expulsés.


Source : l'alsace.fr

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:45

Le journal Libération rapporte dans son édition datée du 24 novembre 2009 le témoignage accablant de Anyss Arbib, qui confirme la discrimination au faciès que subissent quotidiennement des milliers de Français ou de présumés étrangers, lors des contrôles de police.
 
 Pour ces citoyens, les humiliations sont le lot quotidien. Depuis trop longtemps, les enquêtes se succèdent, dont une étude récente du CNRS*, pour dénoncer les contrôles d'identité au faciès, sans qu'aucune mesure ne soit prise. Ces personnes dont l'identité est systématiquement contrôlée, parfois plusieurs fois par jour, à  cause de la couleur de leur peau ou d’une origine supposée, nous disons aujourd'hui que la République doit les entendre.  Car il ne faut pas s'y tromper. Notre cohésion nationale est en jeu. Les contrôles au faciès divisent la population, et donnent l'impression à certains que, quoi qu'ils disent, quoi qu'ils fassent, ils ne feront jamais partie de la communauté nationale. Ils seront, à vie, présumés irréguliers, présumés coupables.  Plusieurs associations se sont réunies au sein du collectif
« Police + citoyens » : le CRAN / Banlieue active / HUI Ji / AC le feu / LDH /  ENAR France etc… Ces associations demandent au gouvernement d’adopter sans délais qu'à l'issue de chaque contrôle d'identité, le policier délivre à la personne contrôlée une attestation, où figurent : le numéro de matricule du policier, le nom de la personne contrôlée, ainsi que la date, le lieu, et le cadre légal du contrôle.  Ces associations souhaitent que chaque policier puisse être identifié par un numéro de matricule, qu'il portera sur lui d'une manière visible par les usagers.   Le 8 décembre prochain le collectif organisera (en partenariat avec  l’OPEN SOCIETY JUSTICE Initiative & la Maison de l’Europe) à la Maison de l’Europe: 35 rue des Franc-Bourgeois Paris 4ème ; un colloque intitulé "Une police au service de tous les citoyens". Ce colloque permettra à des policiers venus d’Europe et des Etats-Unis, d’expliquer la mise en place des attestations de police dans leurs pays respectifs Ces associations lanceront ensuite une campagne nationale pour la mise en place de ces attestations de contrôles en France.  Elles demandent au gouvernement de se prononcer en faveur de ces mesures pour en finir avec la discrimination au faciès.  Nous sommes profondément attachés  à la police républicaine, et c'est au nom de ce lien, indestructible, qui doit exister entre la police et ses administrés, quelles que soient leur âge, leur religion, leur mode de vie ou leur couleur de peau, que nous appelons à agir, pour en finir avec les contrôles au faciès. * En France une enquête rendue publique le 29 juin 2009, réalisée conjointement par la fondation américaine Open Society Justice Initiative et par deux chercheurs du CNRS a démontré d'une manière indiscutable l'existence de pratiques policières fondées particulièrement sur l’âge et la couleur de la peau, et non sur le comportement des personnes contrôlées, comme l’exige la loi. Cette enquête a été réalisée sur 5 sites parisiens (autour de la Gare du Nord et de la station de RER/métro Châtelet-Les Halles). Elle indique que les individus ressentis comme « Arabes » ont été 7 fois plus contrôlés que ceux perçus comme « Blancs ». A la station Châtelet-Les Halles, la probabilité de contrôle des « Noirs » était, elle, 11 fois et demie plus grande que celle des « Blancs ».

http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/facies.htm
 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:27
Plusieurs associations ont dressé mercredi un "constat accablant des pratiques préfectorales illégales", visant selon elles à dissuader les demandeurs d'asile de solliciter une protection en France, une accusation rejetée par le ministère de l'Immigration.

 

"Des bénévoles et salariés de nos associations se sont rendus dans six préfectures d'Ile-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise, Yvelines) et ont constaté de graves violations des droits des demandeurs d'asile et des lois", a assuré lors d'une conférence de presse Florence Boreil, de l'Acat-France (Action des chrétiens contre la torture), précisant que l'Ile-de-France représente 42% de la demande d'asile en France.

Un collectif d'associations s'est constitué depuis 2008 sur cette question et regroupe l'Acat, Dom'Asile, Amnesty International, CAAR (Comité d'aide aux réfugiés), le Secours catholique, la Cimade et le GAS (Groupe accueil et solidarité).

Jean-François Dubost, d'Amnesty International, souligne tout d'abord "la difficulté d'accès des personnes aux services même des préfectures", citant l'exemple des Yvelines ou un maximum de quatre demandeurs d'asile par jour est autorisé à entrer dans les locaux de la préfecture.

"Pendant ce temps", souligne-t-il, "la personne risque d'être interpellée et traitée comme un migrant en situation irrégulière".

"L'affirmation selon laquelle les préfectures de la région Ile-de-France feraient obstacle à l'exercice du droit d'asile est dénuée de tout fondement, et démentie par les chiffres", a répondu le ministère de l'Immigration.

Dans un communiqué, diffusé dans la soirée, il souligne qu'un plus grand nombre d'autorisations provisoires de séjour pour démarche auprès de l'OFPRA a été délivré dans cette région en 2009, qu'en 2008.

Par ailleurs, le ministère a indiqué que les 10 jugements rendus entre le 12 et le 14 novembre par le tribunal administratif contre la préfecture des Yvelines au sujet de ces pratiques, n'étaient pas des condamnations mais des "injonctions adressées par le juge des référés au préfet pour qu'il convoque dans un délai de cinq jours des demandeurs d'asile qui n'avaient pas pu être reçus du fait de l'affluence au guichet".

Ensuite, les associations parlent d'un "défaut flagrant et criant d'information alors même que la procédure est extrêmement complexe et précise". Le ministère met pour sa part en avant "la mise ne place en mai 2009 dans toutes les préfectures (d') un guide du demandeur d'asile", dont la traduction en 5 langues est "en cours".

Enfin, "de façon systématique, les préfectures restreignent les droits des demandeurs d'asile et pratiquent une suspicion généralisée de fraude", ajoute M. Dubost.

Source : lemonde.fr 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 21:23

S'agissant des chiffres de l'immigration, Eric Besson a la connaissance sélective. Interrogé ce main sur France Inter sur le chiffre des régularisations, sorte de secret d'état puisque cette donnée ne figure dans aucun rapport ni aucune communication officielle, il a répondu avec un certain flou:

"Au titre du travail de l'ordre de 3000 chaque année". Concernant toujours le travail, le ministre de l'Immigration a estimé que la circulaire indiquant aux préfets les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers pourrait déboucher sur la régularisation "d'un millier de personnes". En clair, beaucoup moins que les 5400 salariés sans papiers toujours en grève aujourd'hui. Et infiniment moins que les quelques 200 000 à 400 000 clandestins - là aussi pas de chiffre officiel - présents en France dont une large majorité travaille.

"Pour ce qui concerne les cas dits humanitaires, a poursuivi Besson, c'est un petit moins, je ne cherche pas à cacher ce chiffre, simplement je n'ai pas d'outil informatique et statistique pour le faire, cet outil j'ai décidé de le créer puisque la question m'a été régulièrement posée depuis mon entrée en fonction, mais en France on a une Commission nationale informatique et libertés qui est très exigeante. Ce projet est entre les mains de la Cnil et je pourrai dans quelques mois répondre très précisément à votre question""Empiriquement", l'ordre de grandeur serait "de 2000 à 2500", a-t-il toutefois estimé.

Voir la vidéo et lire la suite sur le libeblog hexagone.fr

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 21:19

En réponse à un mouvement de grève engagé il y a un mois et demi par plus de 5 000 salariés sans-papiers, le ministre de l'immigration, Eric Besson, affirme, mercredi 25 novembre, qu'un millier de travailleurs immigrés sans titre de séjour en France pourraient être régularisés."L'estimation de mes services – elle est aléatoire car, par définition, c'est du cas par cas –, c'est que cela pourrait être un millier de personnes", a-t-il dit sur France-Inter, répondant à une question sur le nombre de personnes qui pourraient bénéficier d'une régularisation.


Mardi, le ministre a adressé une circulaire aux préfets indiquant les critères à prendre en compte pour une telle régularisation : cinq années de séjour en France, travailler dans un secteur qui a un fort besoin de main-d'œuvre, un an d'ancienneté dans l'entreprise, une promesse d'embauche de plus d'un an, "l'intégration"du demandeur.

Niant tout "arbitraire préfectoral", Eric Besson a souligné que la nouvelle circulaire était "très précise", même si elle donnait une "marge d'appréciation aux préfets". Le ministre a également annoncé que la directive européenne du 18 juin 2009 visant à lutter contre l'immigration irrégulière serait bientôt transposée dans un projet de loi. Les nouvelles règles portées par ce projet "sont destinées à mettre fin aux abus commis par les employeurs peu scrupuleux", qui concluent avec des sans-papiers des contrats de travail "prévoyant des salaires trop bas et de mauvaises conditions de travail", a précisé M. Besson.
 

"TROP RESTRICTIVE"

"Cette circulaire est trop restrictive", a estimé François Chérèque au micro de RMC. Le secrétaire général de la CFDT juge que trois années de travail sont suffisantes pour trouver un "équilibre"."On est en pleine hypocrisie : on a des salariés qui travaillent depuis plusieurs années, qui paient leurs impôts, leurs charges sociales, leur loyer, à qui on refuse de valider leur passage sur le territoire alors qu'ils occupent un emploi et qu'on a besoin d'eux", a-t-il poursuivi.

Au même moment, quelque 5 400 travailleurs immigrés sans titre de séjour étaient toujours en grève pour réclamer des papiers, selon le syndicat CGT, qui coordonne le mouvement commencé à la mi-octobre, principalement en région parisienne. Pour la plupart africains, ils sont employés dans la restauration, le bâtiment, le nettoyage ou la sécurité. Ces travailleurs sans-papiers, dont beaucoup disposent de contrats de travail et paient des cotisations, seraient jusqu'à 400 000 en France, selon la CGT.

Raymond Chevau (CGT), un des coordinateurs du mouvement, a déclaré "vouloir attendre de voir le texte pour se prononcer. Les mots, les virgules comptent". Il a critiqué la méthode du ministre, qui, après quatre réunions avec les organisations syndicales et associations, "court devant les médias et nous met devant le fait accompli". A propos des cinq ans requis de présence sur le territoire, M. Chauveau estime que "cela signifie que le gouvernement a pris l'option de maintenir des travailleurs sans droits pendant cinq ans et qu'il accepte que les patrons (...)puissent, par le jeu de la sous-traitance et de l'intérim, avoir des salariés sans droits pendant cinq ans". 


Source : lemonde.fr 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 21:13

Alors que la grève des travailleurs sans-papiers se poursuit, le ministre de l'Immigration Eric Besson précise les critères de régularisation transmis aux préfets.

n millier desalariés sans-papiersenviron pourraient être régularisés en France, selon une estimation d'Eric Besson. Le ministre de l'Immigration a précisé mercredi 25 novembre, sur France Inter, les effets de lacirculaire, indiquant aux préfets les critères à prendre en compte pour l'admission exceptionnelle au séjour des salariés étrangers.
Cette circulaire fait suite au 
mouvement de grève entamé il y a plus de six semaines par des salariés sans papiers, avec le soutien d'un front de onze syndicats et associations, dont la CGT et la Cimade qui dénoncent "l'arbitraire préfectoral" dans l'examen des dossiers de régularisation par le travail.

Des critères d'ancienneté dans l'entreprise

"L'estimation de mes services, elle est aléatoire car par définition c'est du cas par cas, c'est que cela pourrait être un millier de personnes", a déclaré Eric Besson. Le ministre a précisé 
les conditions pour ces régularisations. "Les critères précis peuvent être l'ancienneté du séjour en France, qui doit être au moins égale à cinq ans, il faut exercer un métier dit en tension, soit dans le métier, soit dans la zone géographique (...) l'ancienneté dans l'entreprise qui doit être égale ou supérieur à 12 mois, la nature de la promesse d'embauchequi doit être supérieure à 12 mois, l'intégration du demandeur".

Les grévistes occupent de nombreux locaux

"Au titre du travail, c'est de l'ordre de 3.000 (sans papiers) qui sont régularisés chaque année, pour les cas humanitaires, c'est un petit peu moins, empiriquement de 1.000 à 2.500", a déclaré Eric Besson.
Le mouvement de grèves coordonnées a été rejoint par plus de 5.000 salariés sans papiers, qui ont occupé pacifiquement de nombreux locaux, dont pendant deux semaines ceux de la fédération des travaux publics FNTP.
Les annonces du ministre ne satisfont pas l'opposition. Mardi soir, le 
Parti socialiste a réclamé une "large régularisation" pour les travailleurs sans-papiers, comme pour les familles dont les enfants sont scolarisés.

"Nicolas Sarkozy et la droite sont responsables du pourrissement"

Le bureau national du PS a jugé que "la détresse et l'exploitation de femmes et d'hommes qui travaillent souvent depuis longtemps en France sont inacceptables". "Nicolas Sarkozy et la droite, en charge de la politique d'immigration depuis sept ans, sont responsables du pourrissement de cette situation", estime le PS.
Evoquant la grève des travailleurs sans-papiers, "Le Parti Socialiste demande pour les travailleurs sans-papiers, 
comme pour les familles dont les enfants sont scolarisés, une large régularisation sur la base d'une procédure assouplie et simplifiée, s'appliquant à tous de manière égale sur le territoire national, selon des critères clairs et transparents, prenant en compte notamment les liens de travail, la scolarisation des enfants, une durée significative de présence, une intégration effective".
Pour le PS, "la droite s'acharne à mener une politique inhumaine et dégradante" alors que "la France a besoin d'une politique d'immigration claire".

"Une stigmatisation démagogique et dangereuse"

Le PS prône "un cadre légal aussi stable que possible", reposant sur des "règles claires et justes", le principe de l'"accueil républicain" et un partenariat "équitable et respectueux entre pays d'accueil et pays d'émigration".
Le PS dénonce "la politique du chiffre" et l'"indigne" directive européenne "Retour". De même, "opposer l'immigration à l'identité nationale comme le fait la droite est un facteur de stigmatisation démagogique et dangereuse des étrangers, de leurs familles, comme de Français issus de l'immigration", estime le PS.

(Nouvelobs.com avec AP)
 
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 22:58

D'un côté, un gouvernement qui réaffirme sa volonté de fermeté à l'égard de l'immigration irrégulière. Et annonce vouloir renforcer les sanctions contre les entreprises employant des étrangers sans titre de séjour. De l'autre, un Parti socialiste qui affirme devoir défendre une "large" régularisation, sur critères, des travailleurs étrangers qui réclament actuellement des papiers. La volée de propos échangés depuis deux jours signerait-elle la résurgence d'un vrai clivage gauche-droite sur la question sensible de l'immigration ? Pas sûr.
 


Certes, les déclarations musclées se succèdent à droite. Dimanche, Xavier Darcos, le ministre du travail, a menacé de faire fermer les entreprises qui emploient des sans-papiers. Son homologue chargé de l'immigration, Eric Besson, a renchéri en annonçant un prochain projet de loi comportant un "arsenal de lutte complet contre les abus en la matière".
 

A quatre mois des élections régionales de mars 2010, le gouvernement cherche à se donner une image de fermeté, alors que depuis six semaines, la grève des travailleurs sans papiers se prolonge et s'étend. Lundi 23 novembre au soir, la police est intervenue, à la demande de Bouygues, pour évacuer les grévistes qui occupaient son chantier de la tour First à la Défense (Hauts-de-Seine).


De son côté,
Martine Aubry, première secrétaire du PS, a remis l'accent sur cette question de société qui depuis longtemps divise ses rangs. "Nous voulons rebâtir le principe d'une immigration stable, reposant sur les trois voies que sont l'asile, l'immigration familiale et l'immigration économique", explique Harlem Désir, alors qu'un débat est prévu mardi soir au bureau national. Le secrétaire national du PS fustige "l'attitude inconstante et démagogique du gouvernement" qui "ne permet pas de faire face aux problèmes".


Au-delà de ces joutes, les points de vue ne sont cependant pas si éloignés. Le gouvernement se donne d'autant plus une image de fermeté qu'il sait qu'il devra se résoudre à régulariser une partie des travailleurs actuellement en grève. (...)

Lire la suite sur lemonde.fr 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 22:55

Le Parti socialiste demande une "large régularisation" pour les travailleurs sans-papiers, comme pour les familles dont les enfants scolarisés, sur la base d'une procédure "assouplie", simplifiée", dans une déclaration du Bureau national diffusée mardi soir.

Evoquant la grève des travailleurs sans-papiers, le bureau national jugent que "la détresse et l'exploitation de femmes et d'hommes qui travaillent souvent depuis longtemps en France sont inacceptables". "Nicolas Sarkozy et la droite, en charge de la politique d'immigration depuis sept ans, sont responsables du pourrissement de cette situation", estime le PS.

"Le Parti Socialiste demande pour les travailleurs sans-papiers, comme pour les familles dont les enfants sont scolarisés, une large régularisation sur la base d'une procédure assouplie et simplifiée, s'appliquant à tous de manière égale sur le territoire national, selon des critères clairs et transparents, prenant en compte notamment les liens de travail, la scolarisation des enfants, une durée significative de présence, une intégration effective".

Pour le PS, "la droite s'acharne à mener une politique inhumaine et dégradante" alors que "la France a besoin d'une politique d'immigration claire". Il prône "un cadre légal aussi stable que possible", reposant sur des "règles claires et justes", le principe de l'"accueil républicain" et un partenariat "équitable et respectueux entre pays d'accueil et pays d'émigration".

Le PS dénonce "la politique du chiffre" et l'"indigne" directive européenne "Retour". De même, "opposer l'immigration à l'identité nationale comme le fait la droite est un facteur de stigmatisation démagogique et dangereuse des étrangers, de leurs familles, comme de Français issus de l'immigration", estime le PS.

Source : lenouvelobs.com 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 22:52

Le président de la République s'est déplacé ce mardi en région parisienne pour «agir pour la sécurité des Français»...

Nicolas Sarkozy a affirmé ce mardi qu'il ne procéderait «jamais» à une régularisation massive des sans-papiers, estimant que ce serait «contraire» aux «valeurs de la République», à l'occasion d'une table-ronde au Perreux-sur-Marne.
 
Le chef de l’Etat était accompagné de Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et Eric Woerth. (...)

Source : 20mn.fr

 
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