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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:16

Il y a 3 ans, le Réseau éducation sans frontières (RESF) s'était mobilisé pour le lycéen.


Karim Sy : bien malgré lui, le cas de ce lycéen agenais est devenu emblématique du combat que mène le Réseau éducation sans frontières (RESF) dans le département, en luttant pied à pied contre les décisions préfectorales de reconduite à la frontière qui frappent les enfants scolarisés de « sans papiers ».

 Le sort qu'a connu cet élève du lycée Lomet cristallise aujourd'hui les espoirs et les inquiétudes de RESF, comme l'explique l'avocat agenais Laurent Bruneau, son défenseur.

« La situation de Karim est enfin réglée. Il avait été arrêté il y a trois ans, mais très vite, le tribunal administratif et la cour administrative d'appel nous avaient donné raison quand nous avons contesté l'arrêté de reconduite à la frontière qui le frappait. Cet arrêté avait bien été annulé, mais par la suite, la préfecture avait tout mis en œuvre pour que ces décisions de justice ne soient pas respectées. De sorte que fin 2008, nous avions de nouveau saisi le tribunal administratif, pour que la préfecture soit condamnée pour non-respect d'une décision de justice. Et elle avait bien été condamnée.

A l'époque, nous avions parlé d'acharnement, tandis que Karim s'effondrait doucement. Mais il y a quelques mois, la préfecture a changé d'attitude. Karim a été reçu par le responsable du bureau des étrangers, et tout a été mis en œuvre pour trouver une solution.

Depuis quinze jours, il bénéficie d'un titre de séjour et a des papiers en règle. »

« De nombreuses situations identiques »

Un dénouement heureux qui ne suffit pas, loin s'en faut, à dissiper les inquiétudes de RESF . « Reste que les situations comme celle de Karim sont nombreuses. Des jeunes majeurs scolarisés qui n'ont rien demandé à personne, qui sont en France parce que l'un des parents y réside régulièrement depuis des années, parce que ce parent a décidé de le ramener avec lui dans sa voiture…

Ce gamin a été scolarisé, il s'est intégré, et au moment où il envisage son avenir, où il peut être autonome, la préfecture lui interdit le droit de séjour et souhaite le voir rentrer dans son pays d'origine, avec lequel il n'a plus aucun lien, dont il n'avait pas choisi de partir.

C'est-à-dire qu'on lui reproche le choix de ses parents, qui n'ont pas respecté la procédure de regroupement familial, plus par ignorance que par volonté de frauder la loi.

Au bout du compte, on brise sa vie pour une faute qu'il n'a pas commise », conclut l'avocat.

Source : ladepeche.fr 

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:56

Un migrant afghan de la "jungle" de Calais a pu demander l'asile en France grâce à une décision de justice approuvée par le Conseil d'Etat, qui a rejeté un recours du ministère de l'Immigration, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la Cimade.

Le juge des référés du Conseil d'Etat avait été saisi par le ministère de l'Immigration, qui lui demandait d'annuler un jugement du tribunal administratif de Montpellier ayant contrecarré une décision du préfet de l'Hérault, lequel avait "refusé l'admission au séjour au titre de l'asile de Saïd Sultan Khaïl".

Ce dernier, qui dit avoir quitté l'Afghanistan en juillet 2008 et est entré en France de façon irrégulière un an plus tard, a été interpellé le 22 septembre lors du démantèlement du camp de migrants dit de la "jungle" de Calais. Il a été transféré en même temps que d'autres Afghans vers le centre de rétention administrative de Nîmes où il a présenté une demande d'asile, jugée abusive par le préfet puis recevable par le juge des référés du tribunal administratif.

Dans son ordonnance rendue hier, celui-ci considère que le fait que Sultan Khaïl ait "envisagé d'abord de demander l'asile en Grande-Bretagne" n'atteste pas du caractère "abusif" de sa demande d'asile en France. Il estime, comme le tribunal de Montpellier, que la décision du préfet "a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile", et rejette donc le recours du ministère.

Sultan Khaïl a déposé une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Source : lefigaro.fr 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:52

Frédéric Lefebvre, doux porte-parole de l'UMP qui n'en rate jamais une dans le genre chien de garde (méchant) à son maî-maître, a encore fracassé le "mur du çon", comme dirait le Canard! 
A lire ici sur
liberation.fr cette déclaration hallucinante rapportée par le site du quotidien :

«Alors que de nombreux pays du monde, dont la France, sont engagés en Afghanistan, qui pourrait comprendre que des afghans dans la force de l’âge n’assument pas leur devoir, et échappent à la formation que, notamment les forces françaises, leur proposent pour défendre leur propre liberté dans leur pays?» La phrase est du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, qui dans un communiqué ce mardi a apporté un «soutien plein et entier» au ministre de l’Immigration Eric Besson pour l’expulsion d’Afghans en situation illégale.

Pour justifier l'expulsion qui pourrait avoir lieu ce mardi soir, Lefebvre rappelle que ce renvoi obéit à un «accord passé avec le gouvernement afghan et le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) des Nations Unies». «Tous les pays européens font de même. La France a mis en place un accord permettant d’agir de concert avec nos amis de Grande Bretagne.»

Les Afghans expulsés «se sont vu refuser l’asile dans notre pays, après avoir épuisé toutes les voies de recours», précise-t-il. «Ce qui signifie qu’ils ne sont en rien persécutés dans leur pays, et qu’ils ne sont pas des réfugiés politiques.»


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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:45

Alors que nous interpellions, ici même en séance plénière, le 24 novembre dernier, le Conseil et la Commission, sur les "opérations communes d'éloignement de migrants illégaux vers l'Afghanistan", force est de constater que la France et la Grande-Bretagne cherchent à poursuivre leurs opérations d'expulsion groupées.

 

Aujourd'hui, neuf afghans retenus au centre de Calais-Coquelles et deux retenus à Lille, se sont vus notifier leur renvoi en Afghanistan pour le mardi 15 décembre.

 

Alors qu’ils ont fui la guerre et sont venus chercher une protection en Europe, les autorités françaises s'apprêtent à renvoyer ces migrants en Afghanistan les exposant à de graves dangers sécuritaires et humanitaires.

 

Nous demandons l'arrêt de ces expulsions indignes qui violent le principe de non-refoulement tel que garanti par la CEDH et la Convention de Genève. Nous affirmons l'urgence de suspendre tout retour forcé vers l'Afghanistan, et de rendre effectif le droit à la protection en Europe.

 

Signataires :

 

- ALFONSI François, Greens-EFA, France

- ARIF Kader, S&D, France

- BEARDER Catherine, ALDE, United-Kingdom

- BELIER Sandrine, Greens-EFA, France

- BENARAB-ATTOU Malika, Greens-EFA, France

- BENNAHMIAS Jean-Luc, ALDE, France

- BESSET Jean-Paul, Greens-EFA, France

- BOVE José, Greens-EFA, France

- CANFIN Pascal, Greens-EFA, France

- CASTEX Françoise, S&D, France

- CHOUNTIS Nikolaos, GUE-NGL, Greece

- COHN-BENDIT Daniel, Greens-EFA, France

- DE KEYSER Véronique, S&D, Germany

- DELLI Karima, Greens-EFA, France

- DELVAUX Anne, EPP, Belgium

- DE SARNEZ Marielle, ALDE, France

- DESIR Harlem, S&D, France

- ERNST Cornelia, GUE-NGL, Germany

- FLAUTRE Hélène, Greens-EFA, France

- GREZE Catherine, Greens-EFA, France

- GUILLAUME Sylvie, S&D, France

- HOANG-NGOC Liem, S&D, France

- JADOT Yannick, Greens-EFA, France

- JOLY Eva, Greens-EFA, France

- KELLER Franziska, Greens-EFA, Germany

- KIIL-NIELSEN Nicole, Greens-EFA, France

- LAMBERT Jean, Greens-EFA, United-Kingdom

- LEPAGE Corinne, ALDE, France

- LOCHBILHER Barbara, Greens-EFA, Germany

- LÖSING Sabine, GUE-NGL, Germany

- LUCAS Caroline, Greens-EFA, United-Kingdom

- LUNACEK Ulrike, Greens-EFA, Austria

- MELENCHON Jean-Luc, GUE-NGL, France

- PARGNEAUX Gilles, S&D, France

- PORTAS Miguel, GUE-NGL, Portugal

- PEILLON Vincent, S&D, France

- RIVASI Michèle, Greens-EFA, France

- ROMEVA i RUEDA Raül, Greens-EFA, Spain

- SARGENTINI Judith, Greens-EFA, Netherlands

- STAES Bart, Greens-EFA, Belgium

- TIROLIEN Patrice, S&D, France

- TRAUTMANN Catherine, S&D, France

- TREMOPOULOS Michail, Greens-EFA, Greece

- TRIANTAPHYLLIDES Kyriacos, GUE-NGL, Cyprus

- VERGIAT Marie-Christine, GUE-NGL, France

- VERGNAUD Bernadette, S&D, France

- WEBER Henri, S&D, France

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:39
Témoin cet article tiré de l'hotellerie-restauration.fr . Ils constatent qu'il va falloir se mettre en règle... mais que c'est bien dur! Pas étonnant de la part d'une profession qui dans sa majorité a encaissé directement la baisse de la TVA et profite depuis longtemps d'une main d'oeuvre - avec ou sans-papiers- trop souvent sous-payée et contrainte à des horaires illégaux...

Des nouveaux critères de régularisation pour les travailleurs sans-papiers

Alors que le secteur de l’hôtellerie-restauration risque de subir de plein fouet l’accroissement des contrôles et des sanctions prévues à l’encontre des patrons de salariés étrangers sans-papiers, une nouvelle circulaire vient préciser les conditions de la régularisation par l’embauche.


Bien sûr, l’emploi d’étrangers sans-papiers est condamnable. Mais les employeurs qui y sont confrontés n’abusent pas tous volontairement du système. Certains souffrent de réelles difficultés de recrutement, et avouent 
“ne pas avoir eu vraiment le choix”. D’autres expliquent qu’ils n’ont pas les moyens d’identifier les faux titres de séjour, ou considèrent que ce n’est pas leur rôle de s’assurer de la régularité des travailleurs. 

Quoi qu’il en soit, les pouvoirs publics ont prévu très prochainement d’accroître les sanctions à l’encontre de ces employeurs. L’hôtellerie-restauration a été définie comme un secteur prioritaire pour les contrôles. Il devient donc de plus en plus urgent de remédier à cette question épineuse de l’emploi d’étrangers sans titre de séjour.

Extension des critères à l’hôtellerie-restauration

Lorsqu’un employeur découvre l’irrégularité d’un salarié, la procédure de demande de régularisation peut permettre de mettre fin à cette situation, à condition de respecter les critères exigés par la loi. Cependant, avant la parution de la nouvelle circulaire de régularisation le 24 novembre dernier, l’hôtellerie-restauration ne pouvait que très difficilement bénéficier de cette possibilité. En effet, aucun métier de ce secteur n’est inscrit dans la liste des 30 métiers qui ouvrent droit à demande de une régularisation.

Certes, plusieurs employeurs dans ce secteur ont malgré tout réussi à régulariser des employés ces derniers mois, grâce à la constitution d’un dossier de demande particulièrement complet et à un examen individuel par les préfectures. Toutefois, l’issue de cette démarche était particulièrement hasardeuse, dans la mesure où tout dépendait des pratiques de chaque administration.

Or, la nouvelle circulaire de régularisation est élargie à un plus grand nombre de métiers, dont certains dans l’hôtellerie-restauration. Désormais, l’ensemble des métiers en pénurie de main-d’œuvre est concerné. 

Cette nouvelle disposition ne signifie pas que la démarche soit devenue aisée. Les administrations vont probablement être très exigeantes sur la définition de ces métiers : il s’agira seulement de ceux dont la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) aura démontré les difficultés de recrutement. Ces métiers vont varier selon les trimestres et selon les régions, voire même en fonction de chaque demande. 

Les autres critères précisés par la nouvelle circulaire de régularisation ne transforment pas profondément les possibilités d’obtention d’un titre de séjour : l’employeur doit délivrer à son salarié une promesse d’embauche et doit pouvoir prouver sa présence dans l’entreprise depuis au moins un an. Le salarié doit être présent en France depuis au moins cinq ans, doit être qualifié pour le métier concerné, et doit faire preuve de sa bonne intégration en France. Finalement, si la nouvelle circulaire concerne désormais le secteur de l’hôtellerie-restauration, la procédure de régularisation reste complexe. Elle suppose de bien connaître les milieux professionnels concernés et les critères (il existe des variations en fonction du pays d’origine du salarié), et de constituer un dossier complet comportant l’ensemble des éléments de preuve exigés, y compris les éléments personnels. Plus la demande sera fondée, plus le salarié aura de chances d’obtenir un récépissé l’autorisant à travailler le temps de l’instruction de la demande.

Caroline Naïl (Migration conseil)
 
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:33
Menacés de mort par les Talibans, Aziz Kalmani et Ajmal Hotaki doivent être déportés ce soir vers leur pays.

http://www.anneroy.fr/index.php/200...

15 décembre 2009 Anne Roy, journaliste

Menacés de mort par les Talibans, Aziz Kalmani et Ajmal Hotaki doivent être déportés ce soir vers leur pays. Joints dans le centre de rétention de Lille Lesqin, ils témoignent de leur détresse.

Depuis qu’ils ont appris, samedi, qu’ils doivent être renvoyés en Afghanistan, Ajmal Hotaki et Aziz Kalmani, 22 et 25 ans, n’ont plus «  ni nuit, ni jour, ni repos ». «  Nous passons notre temps à tourner en rond, sans manger ni dormir : nous ne savons pas ce que nous allons devenir, nous ne savons même plus si c’est ce soir ou demain nous devons être déportés », expliquaient-ils hier avant de faire le récit des menaces de mort que leur ont faites les Talibans. Depuis le Centre de rétention de Lille-Lesquin, où ils sont retenus depuis 20 jours pour le premier, depuis 14 pour le second, ils racontent les raisons de leur détresse.

Ajmal Hotaki vient de la région de Kunduz, où quelques temps avant son départ, 250 personnes ont été tuées par les Talibans. « J’ai moi-même été capturé à deux reprises, explique-t-il. La première fois, ils m’ont accusé de travailler avec le gouvernement et m’ont retenu pendant un mois, ils m’ont même cassé le bras. La seconde fois, ils voulaient que je commette un attentat suicide pour eux. J’ai refusé. Mon père m’a dit : nous devons sauver au moins une vie, tu es jeune, quitte ce pays. Et voilà huit mois que je suis parti. » Ajmal est arrivé il y a un mois en France. Il n’a pas demandé l’asile : « quand j’ai vu autour de moi tous ces réfugiés, qui pourtant ont obtenu des documents officiels, dormir dehors dans le froid, je me suis dit que je ne voulais pas rester dans ce pays mais aller en Angleterre. Et maintenant c’est trop tard. »

Aziz Kalmani vient aussi de Kunduz mais habitait « en dehors de la ville, dans un endroit où il y a beaucoup de Talibans. » Il a fui l’Afghanistan quand ces derniers l’ont menacé de mort, il y a cinq mois, pour n’avoir pas voulu les rejoindre. « Comme je travaillais avec le parti Afghan Mellat, qui supportait Ahmid Karzaï pour l’élection présidentielle, la pression s’est amplifiée et j’ai dû fuir. » En France, Aziz a officiellement déposé une demande d’asile. « Mais elle a été rejetée, et je ne sais plus quoi faire. J’ai emprunté beaucoup d’argent pour venir, 11 000 euros. Et je n’ai aucun moyen de les rembourser ».

Aziz devait être présenté hier à l’ambassade d’Afghanistan. Ajmal au tribunal : la veille, le traducteur qui lui avait été proposé était « un Kurde qui ne parlait pas le pachtou, ma langue, mais uniquement le farsi. Quand le juge s’est aperçu que nous ne nous comprenions pas, il m’a demandé de revenir une autre fois. » A l’idée de rentrer, leur panique est totale. « C’est comme si quelqu’un buvait mon sang », raconte Aziz. « Je préfèrerais encore être tué et découpé en cent morceaux plutôt que de rentrer », conclut Ajùal.

Hier, sept autres Afghans, promis au même sort, étaient retenus dans le centre de Coquelles aux environs de Calais où ils ont été arrêtés. Leur colère est telle, qu’ils ne veulent plus parler à personne.

Anne Roy (traduction Hanan Jaji) - millebabord.org

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:31

L'un des neuf exilés Afghans qui devait être renvoyé par charter vers Kaboul a été libéré par la cour d'Appel de Douai hier soir.


L'ordonnance du juge contient des informations précises sur les projets de l'administration française :

Dans les éléments fournis au magistrat, le ministère de l'Immigration confirme dans sa requête que la date du vol prévu est bien le 15 décembre et qu'il s'agit d'un charter "franco-britannique" faisant escale à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle.


Les attendus de l'! Ordonnance du juge apportent des éléments encore plus précis indiquant - et c'est la raison de la libération de cette personne - que la légalité du renvoi est pour le moins douteuse :

Le juge constate que les autorités afghanes ont refusé de délivrer le laissez-passer qui, seul,  permet aux autorités françaises de reconduire à Kaboul les ressortissants de ce pays.


Il constate en outre que pour pallier ce refus, le ministère de l'Immigration s'est engagé à fournir un laissez-passer unilatéral - français ou européen - dont l'existence est dénuée de toute base légale et juridique.


Le fait de vouloir à tout prix renvoyer des personnes contre leur gré dans un pays en plein chaos conduirait-elle le ministère de l'Immigration à inventer de nouvelles règles et à exercer sa souveraineté y compris sur l'Afghanistan ?


Inquiète pour la mise en danger que représenterait pour ces personnes leur renvoi à Kaboul, sceptique sur la légalité des mesures improvisées qui semblent entourer la préparation du charter, La Cimade demande à nouveau au Gouvernement français de renoncer à tout renvoi vers l'Afghanistan.


> Télécharger la décision de la cour d'Appel de Douai

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 11:52

, ministre de l'Immigration, ne dit rien mais le secrétaire général de l'Elysée, le confirme. Au micro de RTL mardi matin, il a assuré qu'il y aura bien un pour les Afghans expulsés dans les «prochains jours». La veille le ministre de l'Immigration a expliqué que le cadre de cette opération a été «fixé» par le président de la République et que «les déboutés du droit d'asile doivent être reconduits (.

..) même en Afghanistan ». 

Les opposants se sont mobilisés contre ces charters comme ils l'avaient dénoncé lors du renvoi de trois Afghans à Kaboul, en octobre dernier. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’était alors désolidarisé de son collègue Eric Besson en se disant opposé au renvoi d’Afghans vivant en France dans leur pays.

Plusieurs associations d'aide aux migrants dénoncent ces reconduites qu'elles qualifient de «charters de la honte». Dimanche, des dizaines de personnes ont manifesté leur opposition devant le centre de rétention de Coquelles où sont retenus neuf Afghans menacés d'expulsion. France Terre d'Asile, le MRAP, se sont élevés contre tout renvoi d'Afghans dans leur pays ravagé par la guerre. Le Parti communiste français a demandé lundi que les expulsions de réfugiés afghans «soient immédiatement stoppées» et que «toute procédure de renvoi soit suspendue».

«Adepte des coups en douce et des expulsions après minuit, le petit ministre Besson récidive et s'apprête à renvoyer chez eux, dans un pays en guerre, 9 Afghans dans des charters de la honte !», affirme le PCF. Le parti socialiste s'est aussi élevé contre ces charters. Martine Aubry a notamment jugé "incompréhensible" le retour forcé d'immigrés illégaux afghans vers Kaboul. D'après plusieurs sources, le vol vers l'Afghanistan pourrait intervenir ce mardi soir.

 «Je ne sais pas si c'est ce soir qu'il y aura des retours d'Afghans dans leur pays mais, sur le principe, je remarque que le Royaume-Uni reconduit chaque année plus d'un millier d'Afghans dans leur pays avec d'ailleurs un accord de la commission européenne des droits de l'Homme», a dit Claude Guéant. «Je ne vois pas pourquoi la France ne le ferait pas», a-t-il ajouté.

Source : leparisien.fr

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:59

Des expulsions et des reconduites à la frontière de simples touristes, pour faire du chiffre et gonfler les statistiques : c’est ce que dénonce la Cimade, seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention de France...

En début d’année, le ministre de l’Immigration Eric Besson avait fixé l’objectif de 29.000 expulsions en 2009.

Afin de tenir les objectifs à l’approche de la fin de l’année, les forces de l’ordre ont procédé à une recrudescence des interpellations et reconduites à la frontière au cours des dernières semaines, relève la Cimade. Et il s’agit souvent de touristes ou d’étrangers qui ne faisaient que traverser la France.

Au poste frontière franco-espagnol du Biriatou ou encore à la gare d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) sur l’axe Paris-Madrid-Lisbonne, les interpellations d’étrangers en transit en France sont de plus en plus nombreuses. C’est le cas également à Vintimille ou à Menton (Alpes-Maritimes), à la frontière italienne. Ou encore au poste frontière du Perthus (Pyrénées-Otientales), près de Perpignan, où sept Marocains ont été placés en centre de rétention le week-end dernier.

"Il s’agissait de personnes venant de Belgique et d’Italie, qui étaient dans des bus et qui avaient acheté leur billet jusqu’au Maroc", dénonce cette accompagnatrice juridique à Perpignan. "C’est vraiment l’illustration la plus parfaite de la politique du chiffre : arrêter et expulser des personnes qui, de toute façon, avaient l’intention de rentrer chez elles et qui étaient en train de le faire", poursuit Maryse Boulard. "La préfecture les interpelle et les place en centre de rétention pour mettre une petite croix de plus dans leurs quotas", conclut-elle.

15 à 20.000 euros par rétention

Dans les Pyrenées-Atlantiques, où ces interpellations sont fréquentes, la présidente de la Cimade, regrette"l’absurdité de la situation". Et l’avocate de dénoncer "le gaspillage financier". Une trentaine de jours en rétention en moyenne, des audiences, des avocats, trois policiers par personne et des billets d’avion : "entre 15.000 et 20.000 euros par rétention", analyse Laurence Hardouin.

En 2008, 29.796 personnes avaient été reconduites à la frontière, après avoir passé 11 jours en moyenne dans un centre de rétention.

Source : franceinfo.fr 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:55

Hier soir, une trentaine de manifestants se sont rassemblés devant le centre de rétention de Coquelles ...

 

pour protester contre le projet d'un nouveau charter destiné à renvoyer des migrants afghans dans leur pays. L'information avait été donnée samedi par la CIMADE.

 

Rejointe par un adjoint au maire sans étiquette de Lens, par des membres bailleulois de Flandre terre d'accueil et des militants dunkerquois, la manifestation s'est débord posée devant les grilles du centre de rétention avant de faire le tour du site pour faire entendre son soutien aux migrants se trouvant au centre de rétention administrative. L'occasion d'échanger quelques amabilités avec un cordon de policiers...

Sept jeunes Afghans retenus à Coquelles, et trois à Lesquin, sont concernés par ce retour forcé dans leur pays. « On est en train d'envoyer des jeunes à la mort », s'est indigné Jean-Claude Lenoir. Les militants des droits de l'homme n'acceptent pas la perspective du renvoi des Afghans dans leur pays, d'autant moins que « Kouchner s'est insurgé contre les charters, et que Besson avait dit qu'il n'y en aurait plus. Et si Obama envoie 30 000 militaires supplémentaires, en Afghanistan, c'est bien que le pays n'est pas sûr ».

Salam appelle à une nouvelle manifestation ce soir à 19 heures, devant le centre de rétention de Coquelles. •

ANNICK MICHAUD - lavoixdunord.fr

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