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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 20:21

Des étrangers sans papiers, en France, ont dévoilé devant des députés comment ils furent employés sur un chantier pour réhabiliter des locaux annexes du Palais Bourbon.

Cela peut sembler cocasse: des immigrés en situation irrégulière ont participé activement à la rénovation d’un édifice de l’Assemblée nationale française, là où se décide leur avenir sur le territoire français. Là où se font et se défont les lois qui souvent les contraignent au départ, à l’expulsion ou à la clandestinité. «J’étais sur le marteau piqueur du matin jusqu’au soir. Quand El Gueddafi est venu, ils ont renforcé les contrôles de sécurité, on n’a pas pu travailler pendant trois jours», a révélé Sako Bilali. L’histoire a cependant de ces secrets et de ces tours que ne commandent ni le législateur et encore moins ceux qui ont en charge les affaires de la République. C’est en plein débat sur l’identité française, sur le port de la burqa, de l’immigration...que la France officielle découvre que des travailleurs étrangers en situation irrégulière participent au développement et à l’essor de son économie.
Et dans la foulée, le ministre de l’Immigration affiche fièrement un bien triste bilan, un record, l’expulsion de 29.000 étrangers, dont 1552 Algériens, en 2009. Une feuille de route, une mission, que lui a confiée son président de la République Nicolas Sarkozy. 101 rue de l’Université, 7e arrondissement de Paris,
«
Ensemble Chaban-Delmas», une annexe du Palais Bourbon: c’est le lieu de travail fréquenté pendant plus de deux années par des sans-papiers. Recrutés dans les règles de l’art par des boîtes d’intérim pour le compte de l’Adec, une entreprise sous-traitante pour le géant français du bâtiment Bouygues, ils ont été exploités à raison de 39 heures de travail par jour pour 350 malheureux euros par mois. Ils seraient plus de deux cents, selon certaines informations.
Les suceurs de sang ont fait leur beurre. Seulement, cette fois-ci avec la bénédiction de la République. Mercredi 13 janvier, ils étaient des dizaines à venir témoigner devant les élus de l’Assemblée française arborant sur leurs poitrines les badges magnétiques délivrés par l’Assemblée nationale où figuraient leurs noms, celui de Bouygues, et de leur employeur: la société Adec.
Un peu comme arboraient les médailles de guerre leurs grands-parents qui ont contribué à la libération de la France et qui n’ont eu au titre de la reconnaissance que le droit à une pension dérisoire. Une discrimination notoire, une injustice caractérisée, par rapport à leurs frères d’armes français, qu’aucun président de la République n’a eu l’élégance de réparer. Il serait bien curieux de savoir si le gouvernement de Nicolas Sarkozy est prêt à rectifier cette anomalie qui a éclaboussé une aussi prestigieuse institution de la république qu’est le Palais Bourbon. «
C’est un beau souvenir d’avoir travaillé à l’Assemblée nationale» s’est exclamé Ousmane, un Malien de 35 ans qui garde jalousement, comme un trophée, le badge que lui ont délivré les services chargés de la sécurité de l’Assemblée nationale. A sa manière il aura épinglé les institutions de la République. (...)

Lire la suite sur lexpressiondz.com 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 21:24

Dans sa grande humanité, Eric Besson, le ministre qui porte simultanément quatre casquettes à l’endroit, a décrété le 14 janvier qu’il suspendait les expulsions de sans-papiers vers Haïti. On croyait que c’était une blague (information reprise dans Le Zapping de Canal +), mais non !
 

A Kaboul, faudra-t-il un tremblement de terre ?
 

Le même ministre vient d’avoir une autre idée faramineuse.
 

Vendredi dernier, lors d’un de ses mirifiques débats sur « l’identité nationale », et « délocalisé » à Marseille, il a déclaré : « Tout jeune Français au moment où il bascule (sic) dans sa majorité à 18 ans et va recevoir sa carte d’électeur pourrait se voir proposer de signer un serment, une charte, quelque chose qui l’attache (sic) à la République », ajoutant que si  « l’on est dans l’ordre du symbole, c’est un symbole qui peut toucher ».

Symbole de l’ordre, certes : « l’encartage » des nouveaux Français avec petite Bible portative (pourra-t-on télécharger la charte sur son iPhone ?), référence à portée permanente de main des « droits et devoirs » – des fois que l’on puisse les oublier par inadvertance en faisant ses courses chez Franprix ou en traversant un carrefour au feu vert – que la République accorde si généreusement à des étrangers peu reconnaissants !

Lors de la même soirée, le maire de Marseille, l’ineffable Jean-Claude Gaudin, s’est ému du « déferlement » de 10 000 ou 15 000 musulmans sur la Canebière à la suite du match de foot Algérie-Egypte qui s’était déroulé en novembre dernier : fichtre, il n’y avait aucun drapeau français parmi les drapeaux algériens des jeunes supporters marseillais !
 

Décidément, Marine Le Pen (vainqueur aux points d’un minable pugilat, organisé le 14 janvier par France 2, avec son challenger) n’a pas de souci à se faire : Eric Besson lui mâche le travail, même si elle renâcle sur sa dernière idée en date, et complète harmonieusement la panoplie gouvernementale. 

La charte après les charters, en attendant le signe obligatoire d’identification tricolore épinglé, et bien visible, au revers de la veste ou du manteau ?

Source :
Le chasse clou, blog de Dominique Hasselmann

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 12:01

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé vendredi la fermeture de 16 locaux de rétention administrative à travers la France, qui ne pas remplissent les conditions d'un accueil "digne" des personnes, ainsi que la remise aux normes de sept autres lieux de rétention.


Les 16 locaux de rétention administrative implantés dans les villes de Nancy, Toul, Mont Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle), Rennes, Le Havre, Dieppe, Toulon, Laval, Delle (Moselle), Sens, Auxerre, Saint Brieuc, Reims, Charleville-Mézières, Chartres, Cercottes (Loiret) vont être fermés et le recours au local de rétention administrative de Montargis sera suspendu, selon un communiqué du ministère de l'Immigration.
 

Ces lieux, a déclaré M. Besson lors d'une visite au centre de rétention administrative de Plaisir (Yvelines), ne remplissent pas les conditions d'un accueil "digne" étrangers en situation irrégulière.

Dans cette perspective, sept locaux de rétention administrative (Lamentin et Aimé Césaire en Martinique, Campo Del'Oro en Corse, Dreux, Epinal, Troyes, Pontarlier) vont être remis aux normes.


Eric Besson, précise le communiqué, a énuméré les critères pour "
accueillir dignement et garantir le respect des droits" des étrangers en rétention : "chambres collectives non mixtes, accueillant au maximum six personnes, équipements sanitaires en libre accès comprenant des lavabos, douches et w-c, téléphone en libre accès, local permettant de recevoir des visites (autorités consulaires, familles, médecins, membres d?associations), local réservé aux avocats, pharmacie de secours".
 

Le ministre, qui a procédé à l'installation des nouvelles associations en charge de l'assistance juridique aux étrangers au centre de Plaisir, a souligné que le budget du ministère consacré à l'accompagnement aux personnes en rétention est en croissance de 2 millions d'euros par rapport à l'année 2009.

Il représente en 2010 11,5 millions d?euros : 5,5 millions d?euros pour la prise en charge sanitaire et médicale, et 6 millions d?euros pour l'accompagnement social et juridique, dont 1,4 million d'euros pour la zone d'attente de Roissy et 4,6 millions d'euros pour les centres de rétention administrative.

Source : lexpress.fr 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 11:56

Quatre compagnons d'Emmaüs sans papiers ont été arrêtés en une semaine et l'un d'entre eux a été expulsé, a indiqué vendredi le mouvement dans un communiqué, en se disant "profondément choqué et indigné par cet état de fait".

"Les cas d'arrestations de compagnons Emmaüs se multiplient en ce début d'année : en l'espace d'une semaine, pas moins de quatre compagnons, dont un père de famille, ont été arrêtés à travers toute la France", indique le mouvement. Ainsi, un membre de la communauté de Bourg-en-Bresse, originaire du Kosovo, a été interpellé par les gendarmes, a-t-il détaillé. L'homme, ses deux enfants de 5 et 7 ans, sa femme enceinte et soignée pour des 

Les trois autres compagnons ont été placés en centre de rétention. Ils sont originaires de l'Angola, du Congo et de Sierra Leone. "Emmaüs demande l'abandon d'une politique aveugle qui ne prend pas en compte la situation particulière de chaque personne, chaque famille sans papiers et qui privilégie les chiffres de reconduction au détriment du respect de la personne humaine", selon le communiqué

Source : Lemonde.fr 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 11:50

La préfecture de Haute-Garonne convoque-t-elle les sans-papiers pour mieux les expulser? C'est ce qu'affirment les associations de défense des sans papiers, Cimade et Réseau éducation sans frontière, soutenues hier par la députée Martine Martinel (PS) ainsi que par les conseillers municipaux Régis Godec (Verts) et Jean- Christophe Sellin (Parti de gauche).

A l'unanimité, ils dénoncent «les traquenards tendus par la préfecture de Haute-Garonne aux demandeurs d'asile». Pour les associations, de nombreux cas sont alarmants. «Nous sommes montés d'un cran. Interpeller les personnes au moment de leur démarche administrative revient à bafouer le droit, à faire du chiffre», dénonce Jean-Christophe Sellin. Pour eux, cette pratique va décourager les demandeurs qui vont préférer la clandestinité à la menace d'arrestation. «Cela fait penser à des périodes noires de notre histoire», affirme Martine Martinel.

A l'appui, l'affaire de reconduite à la frontière d'une famille tchétchène. Le 13 janvier dernier, un couple et leurs trois enfants mineurs sont convoqués à la préfecture. Ils sont entrés le mois dernier sur le territoire français. Dans leur périple, ils passent par la Pologne où ils font une demande d'asile. En vertu d'un règlement européen, les autorités estiment que seule la Pologne est compétente pour examiner la demande. «De plus, cette famille a vécu là-bas, les enfants y ont été scolarisés», explique Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture. La mère et les deux benjamins sont arrêtés le même jour à dans les locaux de la rue Saint-Anne. Ils doivent être reconduis en Pologne mais les mauvaises conditions météo empêchent l'avion de partir le 14 janvier. La famille ne sera donc pas inquiétée jusqu'à l'envoi d'une nouvelle convocation. «Cette dernière signale que les intéressés peuvent être reconduis de manière autoritaire», selon la préfecture. Pour la secrétaire générale, «on ne les prend pas en traître».

L'an dernier en Haute-Garonne, 830 personnes ont été reconduites à la frontière. 20 585 personnes ont obtenu une autorisation de séjour. 200 ont été régularisées à titre exceptionnel suite à des actions de soutien.

Source : ladepeche.fr 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 09:49
2009_09_07_Fresque_Billere1.jpgInaugurée en septembre dans les Pyrénées-Atlantiques, la fresque avait été érigée en hommage aux sans-papiers. Trop subversive selon le tribunal, qui a ordonné hier son effacement.

Sur un fond noir, les mots peints en couleurs vives se détachent  : « liberté », « égalité », « fraternité », « solidarité ». Deux mains s’entrelacent. Voilà le dessin hautement subversif dont la justice a ordonné, hier, l’effacement…

Le Mur des expulsés a été inauguré le 5 septembre dans la ville de Billère (Pyrénées-Atlantiques). Le maire socialiste, Jean-Yves Lalanne, avait décidé de peindre, sur un mur municipal, une fresque en hommage aux familles de sans-papiers expulsés du territoire français pour, dit-il, « avertir l’opinion que beaucoup de citoyens sont contre ces expulsions ». Le studio tricolore a été chargé de ces peintures sur un mur voué à être démoli dans quelques années. Une œuvre éphémère donc mais à la portée symbolique importante, puisqu’un commissariat de la police aux frontières est installé sur la commune. Mais l’œuvre n’a pas été du goût de tous. Déjà, pendant l’inauguration, le collectif d’extrême droite Bloc identitaire avait tenté de jouer les trouble-fête. Le mur avait ensuite été pollué avec des croix celtiques, des « 88 » (signature des adeptes d’Adolf Hitler) et autres « immigrés dehors ».

Quant au préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, lui aussi visiblement rebuté par l’œuvre, il a carrément porté l’affaire devant la justice, considérant que le maire était sorti de son « devoir de neutralité » vis-à-vis de la politique gouvernementale. Le tribunal administratif de Pau lui a donc donné raison hier en prononçant « l’annulation » de la décision du maire de Billère. Le texte du jugement doit être rendu public ultérieurement. Évidemment, Bloc identitaire s’est empressé de crier victoire, s’appropriant la décision de justice. « Cela prouve que nos méthodes sont les bonnes et que nos réseaux sont efficaces, écrivent-ils dans un communiqué. Nous avons agi pour que cet acte d’ethnomasochisme ne passe pas inaperçu. »

Loin de s’avouer vaincu, Jean-Yves Lalanne considère, lui, que l’absence de date butoir dans la décision du tribunal administratif est « une invitation à faire appel », ce que l’élu compte faire. Il s’apprête également à saisir la Cour européenne des droits de l’Homme. « Le préfet essaie de bâillonner les élus de la République, dénonce le maire. Lui a organisé un débat sur l’identité nationale, avec des dérapages racistes qui remettent en question la neutralité de la République. Mais je n’ai pas porté plainte… »

Du côté du Réseau éducation sans frontières, « on attend impatiemment que le préfet passe à l’acte, ironise Jean-Jacques Le Masson. On n’a pas l’intention de passer sous silence cette action de salubrité publique ». Le procès en appel décidera si, oui ou non, la justice ordonne d’effacer les mots « liberté », « égalité » et « fraternité ».

Marie Barbier - lhumanite.frlink

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:57

 

  Le ministre de l’immigration ou « ministre de l’Expulsion à tout prix » commence fort l’année. Après s’être vanté de son record d’expulsions effectuées, après avoir renvoyé des Afghans dans un pays en guerre, il diligente des expulsions express. Le ministre poursuit résolument son action de destruction.

 

Destruction du droit : expulsions sans laissez passer délivré par le pays, expulsions préparées à l’avance de façon à ce que le juge des Libertés ne puisse pas statuer sur la légalité de l’arrestation, expulsions réalisées avant même que la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile)  n’ait pu statuer, expulsions au mépris du droit à vivre en famille reconnu par la convention internationale des droits de l’enfant.

 

Destruction des familles par expulsion d’un des parents, destruction des ressources de la famille quand un père qui travaille disparaît,

 

Destruction des valeurs humaines élémentaires : familles entières surprises au saut du lit, enfants arrachés au sommeil, embarqués, trimballés de commissariat en Centre de rétention, puis expulsés immédiatement par tous les moyens, sur des avions de ligne ou sur des vols spécialement préparés et quelque soit le sort qui leur est promis à l’arrivée.

Arrestation sur le lieu de travail, dans un centre d’hébergement, dans les transports en commun, tout est bon pour faire le chiffre dont le ministre se vante.

 

Il est grand temps de mettre un terme à ces ignominies. Il est temps de supprimer un ministère honteux. Il est temps de changer les lois qui fabriquent les sans papiers et qui empêchent de régulariser.

 

  

Ci-dessous, une liste un peu longue, qui correspond à un peu plus de 24 heures d’activité du ministère. Les coordonnées des préfectures directement concernées sont après chaque cas évoqué. Celles du ministère de la Rafle et du drapeau et de l’Elysée sont en fin de document.

Même quand les familles ont été expulsées, merci de dire tout le mal que vous en pensez aux préfets qui organisent concrètement les expulsions. Restez polis cela n’en aura que plus de force.

Pour les deux pères, travailleurs qui n’ont pas encore été expulsés, obtenons leur libération et leur régularisation.

 

Strasbourg

 Quatre familles de Roms, représentant au total 16 personnes dont 8 enfants âgés de 4 à 16 ans, ont été arrêtées, mardi matin 12 janvier à l'Elsau, et placées en rétention dans les centres de Nîmes, Lille et Metz afin d'être reconduites à la frontière hongroise dès le lendemain.


  Ce mardi soir, place Broglie, non loin de l'hôtel du préfet, 50 personnes sont réunies, à l'initiative de RESF Bas-Rhin, pour « dire leur dégoût et leur colère » face « à ces expulsions qui déshonorent notre pays et lui coûtent cher », lance Christophe Zander, membre du comité Romeurope - de 8 000 à 21 000 euros selon les estimations.
  « Ces arrestations sont d'autant plus choquantes que quatre autres familles, venues d'un village voisin et donc confrontées aux mêmes persécutions, sont elles, dans l'attente d'une réponse de l'OFPRA. Pourquoi une telle différence de traitement ? », s'interroge Alban Damery, membre de Casas.

  « J'ai mis mon écharpe d'élu, mais vu ce qui s'est passé ce matin, je ne suis vraiment pas fier, ce soir, d'être un élu de la République. Nous glissons vers le pire sans qu'on sache où le pire s'arrêtera », conclut Alain Jund, adjoint (Verts) au maire de Strasbourg - accompagné hier de Jacques Fernique, tête de liste Europe Ecologie pour les régionales et Eric Schultz, conseiller municipal strasbourgeois (Verts).

 

 Préfet : raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr     fax  03 88 21 62 16  

 

Sous Préfet : pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr                 fax 03 88 21 68 07      

 

 secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr     fax 03 88 21 61 55    

 

infos@bas-rhin.pref.gouv.fr 

 

Ain

Vite fait, « bien » fait, la basse besogne a été accomplie à toute allure.

 

Cueillis mardi 12 janvier dès six heures du matin chez Emmaüs, emmenés à Bourg peu après, puis au centre de rétention, les Bunjaku ne seront pas restés longtemps au CRA de Lyon Saint-Exupéry. Ce matin mercredi ils ont prévenu qu’un véhicule venait les emmener. Plus de nouvelles à partir de neuf heures (plus de portable). À midi et demie, nouveau contact, ils sont en Italie, et ils arriveront à Pristina à 14 h 10. M. Bunjaku, stupéfait, explique que c’est un petit avion particulier qui les a emmenés, escortés par six policiers. « Je ne suis pas un criminel », répète-t-il.

 

Voilà les méthodes expéditives employées par la France, comme si l’enlèvement et l’expulsion d’une petite famille, d’une femme enceinte malade et de deux enfants de cinq et sept ans était une priorité nationale, une urgence absolue !

 

Qu’on ne vienne pas nous dire que tout cela s’est fait sans violence et dans le respect du droit. Un courrier de la préfecture ayant été mal acheminé, les Bunjaku n’ont pas pu déposer à temps les recours auxquels ils pouvaient prétendre. Un passage express au CRA n’en est pas moins traumatisant, et il évite l’examen du dossier par un juge des libertés et de la détention. Le vol privé au départ de l’aéroport de Lyon-Bron empêchait toute mobilisation (et toute scène d’adieux). Et mardi matin, malgré la courtoisie des gendarmes, l’enlèvement de la famille ne s’est pas fait dans une atmosphère apaisée. Madame Bunjaku hurlait, cette scène dramatique a beaucoup marqué les compagnons présents, et toute la communauté qui prenait soin d’eux. Les Bunjaku connaissent les dangers réels qui les menacent au Kosovo, où ils ne sont attendus par personne. Livrés à  eux-mêmes dans un aéroport, sans ressources, que font-ils à l’heure qu’il est ? Bien entendu, les autorités françaises l’ignorent et s’en lavent les mains.

 

Tous ceux qui avaient commencé à s’attacher à Dafina, Rrahim et leurs parents, et au-delà tous les citoyens attachés aux droits de l’homme et aux conventions internationales, aux traditions d’accueil de la France, tous ceux pour qui l’échange et le partage signifient encore quelque chose, sont consternés, atterrés, écoeurés. Comment des choses pareilles sont-elles possibles ici, aujourd’hui ? Mais ils ne sont ni résignés ni abattus. Nous ne nous habituerons jamais. L’heure est à la protestation, et à la mobilisation pour favoriser le retour de cette famille dans le pays qu’elle avait choisi.

 

Affaire suivie par Michel Cabaussel  06 84 71 26 61

RESF 01

Communauté Emmaüs de Lent-Servas

Le Préfet : Régis Guyot         regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
 45, avenue Alsace-Lorraine BP 400 01012 
 Bourg-en-Bresse Cedex
 04 74 32 30 01 (secrétariat)


 La directrice de cabinet : violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr       Fax : 04 74 23 26 56

 Le secrétaire général : dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr        Fax : 04 74 32 30 99

 Le chef du bureau des étrangers : Daniel Massard     
daniel.massard@ain.pref.gouv.fr    Tel : 04 74 32 59 14

 

Seine et Marne 77

Interpellation sur son lieu de travail (un restaurant asiatique d’Ozoir-la-ferrière, 77) le 13 janvier d’un travailleur sans-papier, père de famille, Monsieur KANTE. Les policiers sont passés au domicile pour s’emparer du passeport.

Son enfant de 3 ans, né en France en 2006, est scolarisé à l’école maternelle Leclerc de Gretz-Armainvilliers (77). Sa femme dispose d’un titre de séjour « vie privée et familiale » pour raison médicale valable jusqu’en juin.

Monsieur est en France depuis 2000-2001. Il a travaillé comme cuisinier à la Défense et a interrompu suite à une demande de la médecine du travail. Il a suivi une formation professionnelle en informatique. Mais sa demande de titre de séjour a débouché sur un refus cet été, confirmé par le tribunal administratif.

 

Affaire suivie par Yves Terrenoire (RESF 77) 06 07 40 74 17

 

Préfecture  de Seine et Marne :     Tél O1 64 71 77 77         Fax 01 64 37 10 35
Place de la Préfecture 77010 MELUN CEDEX
 
tel Sce DRLP4 Expulsions, Reconduites, Asile... : 
01 64 71 78 77       *fax *: 01 64 37 10 35
 
 Préfet : Michel GUILLOT
 mails :
 
michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
philippe.cure@seine-et-marne.pref.gouv.fr   
colette.desprez@seine-et-marne.pref.gouv.fr    
abdel-kader.guerza@seine-et-marne.pref.gouv.fr 
catherine.bonneau@seine-et-marne.pref.gouv.fr   
elodie.janin@seine-et-marne.pref.gouv.fr

 

 

 

 

Seine Saint Denis 93

Monsieur Hyseni LIMANI, d’origine albanaise, né le 27/11/1971, a été arrêté dans les transports en commun le 12 janvier 2010. Il est actuellement au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

Monsieur Hyseni LIMANI vit en France depuis 2004, il est marié et a deux enfants : une fille Besa, scolarisée en grande section de maternelle à l’école Victor Hugo de Saint-Ouen et un fils Barjam, âgé de 2 ans et demi. Le frère de Monsieur LIMANI vit en France en situation régulière, sa femme est française. Mr LIMANI a une promesse d’embauche dans la restauration. Sa vie est en France où est né son deuxième enfant et où toute sa famille est installée. La communauté éducative de l’école Victor Hugo de Saint-Ouen est très préoccupée par cette arrestation et se mobilise pour soutenir cette famille. C'est la deuxième fois en six mois que ce père de famille est arrêté et placé en rétention. Cette situation est extrêmement dure à vivre pour sa femme et ses deux enfants.

P1409 - Le papa de Besa et Berjam ne doit pas être expulsé  

RESF 93/Saint-Ouen

Préfecture  de Seine et Marne :     Tél O1 64 71 77 77         Fax 01 64 37 10 35
Place de la Préfecture 77010 MELUN CEDEX
 
tel Sce DRLP4 Expulsions, Reconduites, Asile... : 
01 64 71 78 77       *fax *: 01 64 37 10 35
 
 Préfet : Michel GUILLOT
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michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
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elodie.janin@seine-et-marne.pref.gouv.fr

 

 

Ministre de l’immigration

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions  

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 19:25
PARIS (Reuters) - Une soixantaine de sans-papiers afghans qui vivaient sur des quais du 10e arrondissement de Paris en dépit de la vague de froid ont trouvé refuge depuis samedi dans un établissement privé.
Cette opération a été menée sous l'impulsion de l'association Emmaüs, de Médecins du Monde et d'Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte.
"On laissait ces hommes, souvent très jeunes, dormir sous des ponts dans des conditions abominables", a expliqué dimanche Augustin Legrand sur i>Télé.
Ils ont été accueillis pour une semaine dans les locaux du Comptoir général, quai de Jemappes.
Des candidats de la liste Europe Ecologie pour les régionales en Ile-de-France, dont Augustin Legrand, ont décidé de leur côté de participer à un rassemblement de soutien à ces réfugiés dimanche un fin de journée.
"Cette action vise aussi à alerter l'opinion publique sur les conséquence de la politique" du ministre de l'Immigration Eric Besson, écrivent-ils dans un communiqué. (...)

Lire la suite sur Lemonde.f
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 08:56

Ils étaient vingt chercheurs en sciences humaines à lancer, le 4 décembre dans Libération, un appel pour réclamer «la suppression du ministère de l’Identité nationale». Ils sont aujourd’hui près de 8000 signataires qui dénoncent l'intitulé même du portefeuille détenu par Eric Besson et sa politique: «nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers, rafles de sans-papiers, enfermement d’enfants dans des centres de rétention, délit de solidarité, expulsion des exilés vers certains pays en guerre, multiplication des contrôles d’identité au faciès, naturalisation à la carte», etc.

Alors que les appels se multiplient, par ailleurs, pour réclamer la fin du débat sur l’identité nationale -comme celui de SOS Racisme, publié le 21 décembre par Libération-, un site relayant la pétition de ces chercheurs vient d’être mis en ligne. Un film, auquel participent historiens, anthropologues, philosophes et sociologues - Pap Ndiaye, Gérard Noiriel, Michel Agier, Luc Boltanski, Etienne Balibar - est également en préparation.


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 22:53
Il a fait mieux que remplir son contrat : Sarkozy n'en avait réclamé que 27 000. Eric Besson, le briseur de familles, l'expulseur d'étudiants et de lycéens, de pères et de mères de familles, d'afghans et de tchétchènes dans des pays en guerre, d'homosexuels ou d'opposants dans des pays où ils sont menacés de mort... Eric Besson est content de lui, fier de son boulot. Vu qu'il a certainement oublié ses positions de son époque socialiste en échange de ce boulot en or, parions même qu'il dort bien, et laisse les cauchemars aux autres. Aux enfants auxquels il manque désormais un père ou ne mère, par exemple.  (Note d'un rédacteur de ce blog).


La France a expulsé quelque 29 000 étrangers en situation irrégulière en 2009, un chiffre comparable à celui de l’année précédente, mais supérieur à l’objectif de 27 000 assigné Nicolas Sarkozy.

Selon un document de l’Assemblée nationale analysant les 14 844 reconduites exécutées au premier semestre 2009, les Roumains arrivent en tête (4346), suivis des Algériens (1552) et des Marocains (1550).

L’éloignement des étrangers en situation irrégulière coûte à l’État environ 232 millions d’euros par an, soit 12 000 euros par reconduite, selon des chiffres communiqués il y a quelques mois par le ministère. La Cimade a évalué à 27 000 euros le prix de chacune des 20 000 reconduites forcées réalisées en 2008.

Le ministre a par ailleurs annoncé que 175 000 étrangers étaient rentrés de manière régulière en France au titre du long séjour.

107 000 naturalisations

En 2008, il y a eu 107 000 naturalisations, dont 91 000 par décret et 16 000 par mariage. Environ la moitié des naturalisés sont originaires d’un pays du Maghreb, 13 % d’Afrique, 13 % d’Asie, 6 % de pays de l’UE, 7,2 % d’autres pays européens et 5 % d’Amérique. (...)

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