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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 20:07
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 16:09

Malgré la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne a émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

On a failli le prendre pour un humaniste, Eric Besson. Il avait donné, mercredi 13 janvier, le lendemain du séisme en Haïti, « instruction à ses services de suspendre immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national », selon un communiqué du ministère.

Le séisme a fait officiellement 112.226 morts, 194.000 blessés et un million de sans-abri.

Mais chassez le naturel… En dépit de la récente déclaration d’Eric Besson, la préfecture du Val-de-Marne à émis, le 22 janvier, un arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de deux Haïtiens.

Le couple s’est présenté muni d’un passeport à la douane d’Orly sud. Les deux ressortissants Haïtiens ont été interpellés à la suite de soupçons sur leur photo d’identité.

Alerté, le parquet de Créteil a botté en touche en demandant à la direction centrale de la PAF (Police aux frontières) de prendre la responsabilité de renvoyer deux Haïtiens dans leur pays dévasté.

C’est finalement le préfet du Val-de-Marne qui a signé l’arrêté de reconduite à la frontière.

Source : bakchich.info

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:55

Après le HCR et Amnesty international, les associations de défense des droits de l'homme et des réfugiés  jugent illégal leur transfèrement en centre de rétention administrative.

SOS Soutien aux sans-papiers : "on n'a pas le droit de les placer en CRA,
car ce sont des réfugiés et ils ne sont donc pas expulsables". "Le droit est bafoué, il y a détournement de la loi", "Dans l'ordre des choses, d'abord on traite les dossiers de demande d'asile et après éventuellement, on place en CRA. Là, c'est l'inverse qui a été choisi". "On n'a même pas donné la possibilité aux 124 de faire valoir leur droit et il y a clairement la volonté de faire une expulsion collective.

La Ligue des droits de l'Homme : "Là, on traite tout réfugié qui arrive en France comme immédiatement expulsable sans connaître son histoire, c'est invraisemblable", "Les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés", déplore la LDH dans un communiqué cosigné par la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), le réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme et l'association européenne des droits de l'Homme. "Ils peuvent à la rigueur être placés en zone d'attente le temps qu'ils puissent formaliser leur demande d'asile, mais les diriger vers des centres de rétention constitue une violation délibérée des engagements les plus essentiels de la République française", jugent ces associations.

France Terre d'asile : "le choix de transférer les migrants vers des lieux privatifs de liberté complique la tâche des défenseurs des droits". "La procédure est très accélérée en CRA et nous avons peu de temps pour déposer les recours". "Nous aurions préféré que ces personnes soient reçues dans un centre d'hébergement et que le Haut comité aux réfugiés puisse intervenir pour donner une information impartiale sur l'accès à la demande d'asile". "Ils n'ont pas demandé asile parce que personne ne leur a expliqué comment ça se passait .

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 11:36
COMMUNIQUE RESF - 23 janvier 2009

124 réfugiés kurdes parmi lesquels il y aurait 38 enfants dont 5 nourrissons abandonnés sur une plage corse se retrouvent dès ce soir enfermés dans des centres de rétention  administrative un peu partout en France  (Lyon, Rennes, Marseille, Lille... ) Que font ces enfants enfermés en rétention ? Leur place n'est pas derrière les barbelés des centres de rétention, pas plus que de leurs parents. Une fois de plus les droits élémentaires de l'enfant ne sont pas respectés. Ceux des parents non plus qui devraient avant tout pouvoir faire une demande d'asile. 

La multiplicité des associations chargées des  centres de rétention entrave la vision globale du suivi de ses familles. Il faut les libérer et permettre à leur famille comme à l'ensemble des réfugiés d'être accueillis dignement sur le territoire.
RESF sera présent, avec d'autres, dans les tribunaux qui devraient logiquement les libérer.

Nous exigeons leur libération !
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 09:32
 Plusieurs organisations qui dénoncent « un déni du droit d'asile » demanderont ce dimanche à 13h30 la « libération immédiate » des familles arrivant de Corse et transférés samedi dans des centres de rétention. Après leur débarquement clandestin à Bonifacio, une vingtaine de ces migrants qui se disent Kurdes de Syrie sont arrivés au centre de rétention du Canet, à Marseille. Le juge des libertés et de la détention doit statuer cet après-midi sur leur cas. Lire la suite

 

 

Selon un communiqué de ces organisations (Ligue des Droits de l'Homme, RESF, Cimade), les dix adultes et dix enfants retenus à Marseille viennent de Qamishi, d'Amouda au Kurdistan syrien.

« Nous rappelons que 57% des Kurdes de Syrie ayant déposé une demande ont obtenu le statut de réfugié, assurent les organisations. Les raisons de partir sont donc manifestes. »

« Nous avons pu rencontrer la famille Jaloud avec leurs deux bébés Hévi et Avin, parmi la vingtaine d'internés kurdes-syriens, précise le communiqué. Souffrances habituelles : persécutions, discriminations, violences d'un régime dictatorial où il ne fait pas bon faire partie d'une minorité. Souffrances au cours d'un périple de 3000 km à travers la Syrie, la Jordanie, l'Egypte, la Lybie,la Tunisie. Autocar, voitures, rafiots pourris. Tarif: 6 000 euros par adulte et 3 000 euros par bébé. »

Pour les organisations, le gouvernement fait fausse route: « Avant même d'écouter les raisons de leur exil, la mise en rétention de ces personnes est révélatrice d'une crispation grandissante de ce gouvernement à l'égard de tout ce qui est "étranger". »

Pour ces organisations, la procédure normale aurait dû consister à leur permettre de faire une demande d'asile, avec 21 jours pour déposer le dossier, et de les héberger dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile.

A l'inverse, le gouvernement leur a notifié un arrêté de reconduite à la frontière et un placement en centre de rétention administrative (CRA).

« Ils peuvent y déposer une demande d'asile, précise le communiqué, mais en procédure d'urgence qui doit être faite dans un délai de cinq jours et qui sera traitée par l'OFPRA dans les 96h après réception ».

Ces migrants appartiennent à un groupe de 124 hommes, femmes et enfants se disant Kurdes de Syrie, qui ont été découverts vendredi près de Bonifacio (Corse-du-Sud).

Ils ont été transférés samedi depuis la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse). La majorité, une soixantaine de personnes, se trouve au centre de rétention de Nîmes.

La manif marseillaise aura lieu à 13h30, au 49-51 Bld Ferdinand de Lesseps (métro Bougainville).

Source : libemarseille.fr 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 02:12
 Toulouse, depuis l'arrivée en masse des réfugiés Espagnols de 1937 est réputée être terre d'accueil. Aujourd'hui samedi 23 janvier, ce sont 19 des 124 migrants Kurdes de Syrie, abandonnés vendredi sur la plage de Bonifacio en Corse qui y seront accueillis.

Sauf que ce sera, direct, le Centre de Rétention de Cornebarrieu. Une prison qui ne porte ce nom, construite pour les clandestins sans papiers menacés d'une obligation de quitter le territoire.

Á leur débarquement, ces naufragés de la misère politique ont certes été tout de suite pris en charge par les services corses de secours et de santé. Les autorités judiciaires et préfectorales les ont ensuite mis sur les rails de l'expulsion.

Les boats-people Syriens valent-ils politiquement moins chers que ceux du Vietnam ou du Cambodge ? Les représentants toulousains de la Ligue des Droits de l'Homme seront à 16 h devant le Centre de rétention pour protester contre le sort qui leur est fait.

Une zone d'attente du genre de celles qui existent dans les aéroports aurait mieux convenu, explique ainsi Jean-François Mignard. Les arrivants ont, selon le droit international, normalement cinq jours en toute liberté pour établir leur demande de droit d'asile, poursuit-il. Les associations auraient pu, dès lors, s'engager à les accueillir.Au lieu de ça, c'est tout de suite le couloir qui mène à la porte de sortie. Toulouse, terre d'accueil, on vous dit.

Selon le procureur de la République d'Ajaccio, 80 adultes entendus comme témoins pour tenter de mettre au jour l'organisation de ce trafic d'êtres humains.ont affirmé être partis de Syrie pour aller en camion jusqu'en Tunisie, d'où ils auraient embarqué à bord d'un cargo pour la Corse, alors qu'ils souhaitaient aller en Scandinavie.

Dernière nouvelle: Une femme enceinte de ce groupe a été prise de contractions une heure après son arrivée au centre de rétention et hospitalisée à la maternité Paule de Viguier de l'hôpital Purpan pour y accoucher,

GLv.

«Réfugiés kurdes en Corse : asile ou charter», la réaction de la Ligue des Droits de l'Homme:

«Vendredi 22 janvier,  un bateau dépose sur la côte sud de la Corse 140 hommes, femmes et enfants épuisés, affamés, qui tentent désespérément d’échapper à ce que la Déclaration universelle des droits de l’Homme nomme « la terreur et la misère ». Ce sont des Kurdes de Syrie, qui fuient l’un des pires destins qui soient et l’un des pires régimes qui soient. Ils demandent asile.

La Ville de Bonifacio, mettant à disposition un gymnase pour les abriter, a réagi avec le sens élémentaire de l’humanité que l’on est en droit d’attendre des autorités de la République.

La section de Corse de la LDH, que ces réfugiés ont demandé à rencontrer, s’est rendue ce matin à Bonifacio où le préfet lui avait donné rendez-vous pour examiner les conditions de respect des droits fondamentaux de ces êtres humains.  Ce rendez-vous n’a pas été honoré par le préfet. En revanche, les réfugiés ont été entassés dans des cars pour être emmenés à la base aérienne de Solenzara, afin de les disperser dans les centres de rétention de Lyon, Marseille, Nîmes et Toulouse. Ils sont assez désespérés pour avoir entamé une grève de la faim collective.

Ainsi, non seulement l’Etat ne tient pas sa parole mais les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés. Il ne s’agit pas de « clandestins » vivant en se cachant sur le sol français, mais de réfugiés qui, arrivant sur le territoire de la République, ont le droit absolu, au regard tant de la Constitution française que des conventions internationales, de demander asile. Ils peuvent à la rigueur être placés en zone d’attente le temps qu’ils puissent formaliser leur demande d’asile,  mais les diriger vers des centres de rétention constitue une violation délibérée des engagements les plus essentiels de la République française. A moins que Monsieur Besson ne les renvoie en Syrie, comme il a renvoyé à Kaboul, ville sûre à ses yeux, des réfugiés afghans. Quant aux sentiments humains qui ne distinguent pas entre la misère kurde et la misère haïtienne, ce qui est l’évidence pour les citoyens a manifestement cessé de l’être au sommet de l’Etat.

La Ligue des droits de l’Homme, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme et le Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme tiennent les autorités françaises pour responsables du sort de ces réfugiés et notamment du respect de leur droit de demander l’asile et d’être traités dignement sur le sol de la République française.»

Source : libetoulouse.fr 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 02:07

Plusieurs associations de soutien aux étrangers protestent contre les conditions d'accueil en France des 124 migrants clandestins qui se disent Kurdes de Syrie, jugeant illégal leur transfèrement en centre de rétention administrative (CRA), ce que dément le gouvernement.

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a pour sa part appelé samedi Paris à "s'assurer que toutes les personnes" découvertes vendredi en Corse puissent demander l'asile et bénéficier d'un "examen complet et équitable" de leur situation.

Lorsqu'une personne est placée en centre de rétention administrative (CRA), sa demande d'asile fait l'objet d'une procédure accélérée, dite prioritaire, non susceptible de recours suspensif, explique William Spindler, porte-parole du HCR en France. "Cette mesure est destinée aux personnes habituellement placées en CRA qui sont depuis quelque temps sur le territoire et qui n'ont pas fait de demande d'asile auparavant. (...) Ce qui nous inquiète, c'est qu'ils soient placés en situation prioritaire. Le délai est court d'autant que la période de rétention a commencé en Corse dans le centre sportif dans lequel ils ont été hébergés" et non dans les CRA ont ils ont été transférés samedi.

Pour le ministère de l'Immigration, "les procédures légales ont été respectées". "Depuis le début de la procédure, ces personnes sont mises en mesure d'exercer l'ensemble de leur droit et bénéficieront dans les CRA d'une assistance juridique", ajoute le ministère.

Mais pour SOS Soutien aux sans-papiers, "on n'a pas le droit de les placer en CRA, car ce sont des réfugiés et ils ne sont donc pas expulsables".

"Le droit est bafoué, il y a détournement de la loi", a martelé Jean-Paul Nunez, délégué national de la Cimade en Languedoc-Roussillon."Dans l'ordre des choses, d'abord on traite les dossiers de demande d'asile et après éventuellement, on place en CRA. Là, c'est l'inverse qui a été choisi."

"Violation délibérée des engagements de la République"

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) se montre également très critique. "Là, on traite tout réfugié qui arrive en France comme immédiatement expulsable sans connaître son histoire, c'est invraisemblable", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Dubois, président de la LDH.

"Les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés", déplore la LDH dans un communiqué cosigné par la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), le réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme et l'association européenne des droits de l'Homme.

"Ils peuvent à la rigueur être placés en zone d'attente le temps qu'ils puissent formaliser leur demande d'asile, mais les diriger vers des centres de rétention constitue une violation délibérée des engagements les plus essentiels de la République française", jugent ces associations.

"Personne ne leur a expliqué"

Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, relève lui que"le choix de transférer (les migrants) vers des lieux privatifs de liberté complique la tâche des défenseurs des droits". "La procédure est très accélérée en CRA et nous avons peu de temps pour déposer les recours", a-t-il expliqué.

"Nous aurions préféré que ces personnes soient reçues dans un centre d'hébergement et que le Haut comité aux réfugiés puisse intervenir pour donner une information impartiale sur l'accès à la demande d'asile", a-t-il dit. "Ils n'ont pas demandé asile parce que personne ne leur a expliqué comment ça se passait", a assuré Pierre Henry. Il ne serait "pas étonné que compte tenu de la procédure retenue, des juges prononcent un grand nombre de remises en liberté".

Le responsable de France Terre d'asile souligne par ailleurs que cette arrivée de migrants sur une plage corse est "une situation relativement exceptionnelle en France". "La position des côtes françaises en Méditerranée protège de ces arrivées de migrants clandestins, contrairement à l'Italie", explique-t-il.

Le dernier exemple en date remonte à 2001, lorsque 910 réfugiés kurdes étaient arrivés à bord de l'East Sea, un vraquier qui s'était échoué près de Saint-Raphaël (Var).

(Source liberation.fr avec AFP)

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:15
COMMUNIQUE de la réunion nationale RESF assemblée à Metz les 23 et 24 janvier


Mohamed ABOURAR, 18 ans et quelques mois, élève du lycée Valmy à Colombes a été expulsé ce matin vers le Maroc. Son père, qui  a une carte de résident, l'avait fait venir à 13 ans et quelques mois pour qu'il bénéficie d'une formation. L'expulsion de son fils est une belle récompense pour cet homme qui travaille en France depuis 1977 !
 
Mohamed avait été interpellé dimanche dernier à Paris. Expulsé en moins d'une semaine ! Des lycéens d'un établissement de Villeneuve sur Lot avait parlé de "fast deportation" après l'expulsion express d'un de leur camarade. L'expression s'applique pleinement ici.
 
Comme c'est trop souvent le cas dans les affaires que le ministère considère comme sensibles, il joue de l'insinuation et de la calomnie. Mohamed est accusé d'avoir proféré des "mences de mort caractérisées " à l'encontre d'un policier. Un gamin de 18 ans, peut-être menotté, dans un commissariat, menaçant un policier... l'affaire a  semblé suffisamment surprenante, peut-être même ridicule, au procureur pour qu'il décide de ne pas poursuivre le "délinquant". Cet acharnement contre un tout jeune homme que ses enseignants et des éducateurs sont unanimes à dire "très sérieux" est incompréhensible.

En réalité l'explication réside peut-être dans les souvenirs de M. Sarkozy. Fin 2006, il avait fait expulser Suzilène, alors élève du lycée Valmy, malgré la mobilisation de ses camarades et de ses enseignants. Les manifestations n'avaient pas cessé pour autant. Les élèves ayant appris la présence de M. Sarkozy au Conseil général des Hauts-de-Seine, ils s'y rendirent en manifestation, finirent par être reçus et arrachèrent au candidat Sarkozy le retour de Suzilène.

Alors, l'expulsion de Mohamed serait-elle la vengeance du Président ?
Quoi qu'il en soit, la partie n'est pas finie. Taoufik, lycéen de Malakoff expulsé en août 2008, est revenu en avril 2009 grâce à l'action de ses profs, de ses camarades et de toute la ville. L'élève Mohamed Abourar reviendra. La bataille de Valmy ne fait que commencer !
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:08

Un lycéen marocain sans-papiers de 18 ans scolarisé à Colombes (Hauts-de-Seine) a été expulsé samedi matin vers son pays d'origine, moins d'une semaine après son arrestation, a-t-on appris auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF) et de la préfecture de police.

Mohamed Abourar a embarqué à bord d'un avion tôt dans la matinée, selon la préfecture.

«Cela ressemble à la vengeance de M. Sarkozy»
, a réagi Richard Moyon, porte-parole de RESF. «En 2006, alors ministre de l'Intérieur, il avait fait expulser une jeune Cap-verdienne du même lycée, mais la mobilisation l'avait obligé à la laisser revenir en France», a-t-il rappelé.

Elève en 1ère année de Bac Pro Hygiène et environnement au lycée professionnel Valmy de Colombes, le jeune Marocain avait été arrêté dimanche, gare Montparnasse à Paris, lors d'un contrôle de police pour 
«consommation sur la voie publique d'alcool dans un périmètre interdit». Des faits en partie contestés par RESF.

Selon la préfecture, le jeune homme aurait émis 
«des menaces de mort à l'encontre des policiers, qui ont porté plainte». Mais cette plainte a été classée sans suite, affirme Richard Moyon, critiquant«la tendance qu'a le ministre de l'Immigration à calomnier les gens qu'il veut expulser».

Au terme de sa garde à vue, le lycéen avait fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et son recours a été rejeté jeudi par le tribunal administratif de Paris. La procédure a également été validée par le juge des libertés et de la détention et la cour d'appel de Paris.


«Comportement exemplaire»

Mohamed avait rejoint son père en France à l'âge de 13 ans, assure Richard Moyon, dans le but de poursuivre ses études.

L'un des enseignants du lycée Valmy, Boubakar Mazari, affirme que le jeune homme avait déposé un dossier de régularisation en novembre, mais qu'il n'a jamais été étudié.

Dans un communiqué, la CGT Educ'action avait souligné 
«le comportement exemplaire de Mohamed et son investissement»dans l'établissement.

Il bénéficiait d'un contrat «jeune majeur» auprès de l'aide sociale à l'enfance, un dispositif réservé aux majeurs âgés de moins de 21 ans qui connaissent des difficultés.

(Source libération.fr avec AFP)

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:06
 Les 124 migrants retrouvés vendredi à Bonifacio ont été évacués samedi matin du gymnase où ils avaient été installés, selon le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci. Les 124 personnes, qui se disent Kurdes venant de Syrie, ont été emmenées à bord d'autocars militaires vers la base aérienne de Ventiseri-Solenzara (Haute-Corse), à environ 80 km de Bonifacio, d'où elles sont transportées en avion sur le continent, vers des centres de rétention (CRA). Lire la suite

 

 

Certains hommes ont résisté, refusant de quitter le gymnase, quelques minutes avant d'être conduits vers les autocars, a indiqué M. Orsucci.

Exigeant de ne pas être séparés, les hommes avaient refusé de s'alimenter vendredi soir exigeant notamment l'intervention de la Ligue des droits de l'Homme.

Un premier groupe de soixante migrants a ensuite quitté l'île en avion vers le continent, a annoncé le préfet de région Stéphane Bouillon.

Deux avions de la Sécurité civile transportant chacun dix personnes ont quitté la base aérienne de Ventiseri-Solenzara vers 10h30, a indiqué M. Bouillon à la presse, pour une destination qui n'a pas été précisée.

Un troisième avion transportant quarante personnes a décollé peu après.

« Ils seront répartis sur un ensemble de centres de rétention dans le Sud où les familles et les enfants en bas âge peuvent être accueillis », a-t-il dit.

Dix d'entre eux sont arrivés au Cra de Lyon et une vingtaine d'autres à Marseille. Les 64 autres seront transférés dans l'après-midi.

 

Leur transfèrement constitue « une violation des engagements les plus essentiels » de la France, a dénoncé samedi la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

 

« Les droits les plus élémentaires de ces personnes sont grossièrement violés », déplore la LDH dans un communiqué cosigné par la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et le réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme.

« Il ne s'agit pas de "clandestins" vivant en se cachant sur le sol français, mais de réfugiés qui, arrivant sur le territoire de la République, ont le droit absolu, au regard tant de la Constitution française que des conventions internationales, de demander asile », affirment les associations.

« Ils peuvent à la rigueur être placés en zone d'attente le temps qu'ils puissent formaliser leur demande d'asile, mais les diriger vers des centres de rétention constitue une violation délibérée des engagements les plus essentiels de la République française », jugent-elles.

Le représentant en Corse de la LDH, André Paccou, a déclaré être « très en colère » affirmant qu'il devait se rendre auprès des clandestins vers 8h30 dans le gymnase.

Selon une source proche du dossier, ils pourraient être installés dans des Cra de six villes: Marseille et Lyon pour des familles, ainsi que Lille, Nîmes, Rennes et Toulouse.

L'association Forum Réfugiés, qui s'occupe de l'assistance juridique aux étrangers en rétention dans le Sud-Est, préparait samedi l'arrivée de clandestins notamment à Marseille et Lyon, a indiqué son directeur adjoint, Julien Poncet.

Sur les 124 clandestins, 84 appartiennent à des familles, le reste étant des personnes isolées, a-t-il précisé.

Dans un communiqué, le ministère d'Eric Besson précise qu'« à l'arrivée dans ces centres, ces personnes bénéficieront des services d'un interprète, d'une visite médicale, d'une information sur les dispositifs d'aide au retour volontaire et d'une assistance juridique ».

 

 

Le ministère de l'Immigration assure que chacun « bénéficiera d'une évaluation individuelle de sa situation ».

 

Concernant l'enquête judiciaire, le procureur de la République d'Ajaccio, Thomas Pison, a déclaré que les 80 adultes entendus comme témoins ont affirmé être partis de Syrie pour aller en camion jusqu'en Tunisie d'où ils auraient embarqué à bord d'un cargo pour la Corse, alors qu'ils souhaitaient aller en Scandinavie.

Le préfet Bouillon a qualifié leur parcours d' « étonnant », « compte tenu du nombre de pays à traverser et de la difficulté de franchissement de certaines frontières ».

Soulignant qu'il existe « beaucoup de zones d'ombre », le procureur a indiqué que les migrants ont payé de 2 500 à 10 000 euros par personne à des passeurs en Tunisie.

Le procureur a ajouté que la France avait demandé l'assistance pénale des autorités judiciaires italiennes qui ont effectué des investigations dans leurs eaux territoriales. Un cargo battant pavillon russe ou ukrainien serait recherché.

Un deuxième bateau susceptible d'avoir débarqué les 124 étrangers a été identifié et était samedi en cours de vérification, selon le ministère de l'Immigration, sans donner plus de précision. Le ministère a ajouté que « la première piste semble peu prometteuse » (...)

lire la suite sur libemarseille.fr 

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