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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • : Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 09:45

«Les six toilettes étaient dégueulasses, on se douchait à l’eau froide, la nourriture était dégoûtante, on dormait à 7 ou 8 dans une chambre de 15 m2, parfois par terre, sur des matelas.» Depuis quelque temps, Bruno, retenu au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, sentait que la tension montait. Depuis les incendies de dimanche, les associations de soutien aux sans-papiers, qui suivent l’évolution de la crise depuis des semaines, font état d’une tentative de suicide par jour, de nombreuses mutilations, et rapportent elles aussi que la tension allait «crescendo».

Abou N’dianor, 40 ans, a été retenu à Vincennes, après un passage au centre du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : «Là-bas, les gendarmes étaient plus cléments. Ils faisaient l’appel une fois le matin, à 7 h 30, et une fois le soir, à 20 h 45. A Vincennes, les policiers ouvraient la porte des chambres jusqu’à quatre fois par nuit et demandaient qui se trouvait sur tel ou tel lit. Il fallait sortir sa carte.» (...)

 Lire la suite, et tout un dossier aujourd'hui, sur Liberation.fr

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 09:37

C’est une information France Info : suite à la destruction du centre de rétention administrative de Vincennes, dimanche, certains étrangers en situation irrégulière ont été transférés dans d’autres centres... puis libérés. En cause : des vices de procédure.

Ils seraient au moins douze. Douze étrangers en situation irrégulière, retenus à Vincennes dans l’attente de leur expulsion, et disparus hier dans la nature. Parmi eux, l’un d’eux aurait profité du chaos causé par l’incendie du centre de rétention de Vincennes pour s’enfuir. Il est toujours recherché par les autorités. Quant aux autres... ils ont tout simplement été libérés.

Suite au sinistre, qui s’est déclaré dimanche et qui a détruit le centre, plus de 200 sans-papiers ont en effet été transférés dans d’autres villes, à Lille, Nîmes ou encore Palaiseau. Un transfert qui a connu des vices de procédure qui ont mené à la libération d’au moins onze retenus.

Pendant ce temps, l’enquête judiciaire sur les causes de l’incendie se poursuivent. Deux retenus maliens du centre ont été placés en garde à vue, selon une source policière. Ils sont soupçonnés d’avoir allumé l’incendie ou d’avoir incité à le faire.

 Plus de détails sur le site de France Info

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 11:39

Nesredine Gamrih a été expulsé hier peu après 13 h 15 par le vol AH 1045 à destination d'Alger. Malgré son parrainage et celui de sa famille par la mairie de Toulouse, mercredi dernier lors d'une cérémonie solennelle présidée par le maire, Pierre Cohen. Comme un symbole de l'intransigeante fermeté de l'État sur la question des étrangers sans-papiers, le père de famille a été interpellé mardi au bas de son immeuble, placé en garde à vue puis conduit au centre de rétention de Cornebarrieu avant l'embarquement, hier. Et les tentatives d'intercession auprès du préfet de Pierre Cohen et du président du conseil général, Pierre Izard, sont restées vaines.

Incident à l'aéroport

« La personne est partie sans faire obstacle à la mesure », a observé Christian Lajarrige, directeur de la Police aux frontières. « C'est une vraie provocation de la part de la préfecture », estime quant à elle Myriam Martin, marraine de la famille Gamrih et porte-parole de la LCR. Avec elle, hier à midi, une vingtaine d'opposants à l'embarquement de Nesredine ont pénétré sans autorisation dans la zone réservée sans autorisation aux cris de « Non ! Non ! Non ! aux expulsions et des papiers pour tous ». Une bousculade s'en est suivie dans laquelle une femme en fauteuil roulant a été renversée alors que les coups pleuvaient sur les manifestants. Pour la police, cette entrée en zone réservée s'accompagne d'une « entrave au fonctionnement d'une installation aéroportuaire ». (...)

Lire la suite sur ladepeche.fr

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:40
  L'Unsa-police a dénoncé ce jeudi la «pression» exercée sur les policiers et la «course aux chiffres» après que le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé une augmentation de 80% des reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière depuis janvier 2008.

«Le tout au détriment du travail de fond qui doit être fait sur les filières d'immigration ou les ateliers clandestins de confection et qui ne l'est pas», a ajouté Henri Martini, secrétaire général de l'Unsa-police (premier syndicat de gardiens de la paix).

Ce dernier a en outre émis des «réserves» sur ces chiffres «qui ne veulent rien dire» et notamment sur les 38% des personnes reconduites aux frontières qui se font de façon volontaire.

«Obsession des chiffres inquiétante»

Du côté des associations, la Cimade (service oecuménique d'entraide aux demandeurs d'asile) affirme à 20minutes.fr que «cette obsession des chiffres est inquiétante et bafoue la diginité et les droits des personnes concernées». Selon Laurent Giovannoni, son secrétaire général, «elle a de multiples effets pervers sur les administrations concernées. A savoir, des interpellations de plus en plus contestables et un examen de plus en plus sommaire de la situation individuelle et réelle des personnes.»

Source : 20mn.fr
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 12:13
En faisant devant la presse le point de son activité de chasse depuis un an , Brice Hortefeux  s'est félicité  d'une augmentation de 80% des reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière pour les cinq premiers mois de 2008, par rapport à la même période de 2007, soit 14 660 expulsions.

Sur la période de mai 2007 à mai 2008, le nombre d'expulsions aurait augmenté de 31 %, frôlant un total de 30 000 expulsions sur un an.

Au cours de la même période, le nombre des cartes de séjour délivrées pour motifs professionnels a crû de 16%, a ajouté le ministre de l'Immigration.

Par ailleurs, le nombre des étrangers en situation irrégulière est en baisse de 8% depuis un an, a précisé Brice Hortefeux, en se basant notamment sur les chiffres provenant de l'aide médicale gratuite
. Ce dernier chiffre étant une évidente vantardise, vu que de (très) nombreux sans-papiers ne sont  pas inscrits dans les services sociaux, et que personne n'est capable de dire combien d'immigrés en situation régulière sont sur le sol français.

Fermeté contre les grévistes

Quant aux régularisations de travailleurs sans papiers toujours en grève dans près de 40 établissements d'Ile-de-France elles n'iront pas au-delà de quelques centaines

Le ministre  a confirmé  qu'environ 400 dossiers de régularisation, sur près de 1.500 déposés dans huit préfectures, avaient été acceptés.

Il a justifié ce décalage par le fait que l'article de loi permettant ces régularisations prévoyait des critères précis, notamment la délivrance d'un contrat de travail et le paiement de taxes par l'employeur.

Brice Hortefeux a également invoqué un souci de justice à l'égard de nos compatriotes "comme des immigrés légaux qui respectent nos règles, mais dont le taux de chômage est encore de plus de 20%".

"Un étranger en situation irrégulière a vocation à être reconduit dans son pays d'origine. Il n'y aura pas de prime à l'illégalité dans notre pays", a insisté le ministre.

Fermeté, fermeté, rien de neuf dans l'obstination ministérielle, autrement dit.
Raison de plus pour renforcer notre réseau et notre efficacité, au moins sur Fontenay!
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 15:05


C'est le titre d'une tribune parue aujourd'hui dans Libération, sous la plume de Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme : 

Les faits sont graves dans leur simplicité : une ressortissante ougandaise demande l’asile en Grande-Bretagne qui rejette cette demande. Atteinte du sida et de deux affections opportunistes d’importance, elle soutient que la renvoyer en Ouganda mettrait sa vie en péril car elle ne pourrait avoir accès au traitement qui la stabilisait. Le gouvernement anglais s’obstinant dans sa volonté d’expulsion, l’affaire se retrouve devant la grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme qui entérine la position des autorités britanniques. Renvoyer cette femme, dont 
«la Cour admet que la qualité et l’espérance de vie de la requérante auraient à pâtir de son expulsion», ne constitue donc pas un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (arrêt du 27 mai 2008).

Pour justifier que cette femme soit ainsi exposée à une mort rapprochée parce qu’étrangère, la Cour européenne n’hésite pas à mettre en avant la«charge trop lourde» qui pèserait ainsi sur les Etats membres du Conseil de l’Europe. En clair, les étrangers gravement malades, qui n’ont pas le droit de séjourner dans un des pays membres du Conseil de l’Europe, peuvent être expulsés, au risque de mourir dans des conditions dégradantes, si cela grève trop les caisses des Etats. On croyait que les dispositions de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme prohibaient absolument les traitements inhumains et dégradants et la torture. Il n’en est rien : une autorité publique peut prendre sciemment la décision d’infliger un traitement inhumain ou dégradant à un étranger pour des considérations d’ordre économique.

Dire qu’un étranger ne bénéficie pas d’un droit aussi élémentaire que celui de recevoir les soins appropriés, c’est lui dénier une partie de son humanité. C’est dire que l’étranger n’est pas un homme comme les autres, n’ayant pas les mêmes droits fondamentaux que les autres. Soumettre le droit absolu de ne pas subir des traitements inhumains et dégradants à une condition quelle qu’elle soit, c’est aussi entrer dans la même logique que celle de George Bush lorsqu’il justifie la torture. Dans un cas ce sont des considérations économiques qui justifieraient cette violation de la dignité de l’homme, dans l’autre cas ce serait la sécurité des populations civiles. En rendant cette décision à une majorité écrasante, avec l’approbation du juge français, la Cour européenne fait sienne, au mépris des principes les plus essentiels, au mépris de la déclaration universelle des droits de l’homme, cette xénophobie rampante qui dévore l’Europe.

On savait les politiques atteints de cette maladie, voici que les juges les plus prestigieux de notre continent en sont aussi atteints.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 09:18
Le Réseau Éducation Sans Frontières a rejeté l’invitation du ministre qui souhaitait le rencontrer à la veille de la présidence française de l’Union Européenne. Le RESF s’en justifie dans une lettre à lire ici : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article14174
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 09:56
La solidarité avec les sans-papiers a bien fonctionné. Samedi matin, en salle du Conseil beaucoup de monde était là pour soutenir les jeunes Vaisonnais et assister au parrainage républicain. En présence d'élus de Vaison, Faucon, Villedieu et Carpentras, de militants de RESF/UCIJ, des parrains et marraines, des jeunes sans-papiers et du public, Yvanne Raffin, adjointe au maire de Vaison-la-Romaine, a présidé cette cérémonie symbolique et empreinte de gravité.

 "C'est parce que je doute des lois contre l'immigration, que je suis ici", a-t-elle souligné, ajoutant  : "Je veux pour mes semblables le droit de vivre libres, de vivre sans peur". Martine Auzou, membre du Comité de Soutien aux sans-papiers, a dénoncé le non respect des Droits fondamentaux de la personne humaine, rappelant qu'au-delà "des brisures affectives" créées par les expulsions et la logique aveugle des quotas, c'est la peur qui s'installe dans les familles, poussant parfois à des morts brutales. Samedi était aussi journée nationale de manifestation contre un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères qui sera soumis au Parlement européen, le 18 juin. Ce projet prévoit une rétention pouvant atteindre dix-huit mois et instaure une interdiction pour cinq ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées.

Après avoir cité Evo Morales, Président de la Bolivie, qui s'inquiète de cette "directive de la honte" dans une lettre adressée aux députés européens précisant que "Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants ...", elle a poursuivi : "Les étrangers ne sont pas dangereux, ils sont en danger  !". En conclusion Farid Faryssy, 1er adjoint au maire de Carpentras a rappelé que "tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits".


Source : La Provence
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 16:34

Elles auront dû attendre une semaine pour connaître la réponse de Brice Hortefeux : en signant jeudi un «plan de mobilisation» avec Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, et Laurent Hénart, président de l’Agence nationale des services à la personne, le ministre de l’Immigration a opposé une fin de non-recevoir aux revendications des travailleuses sans papiers. Il jouera donc la carte des «primo-arrivants» - comprenez immigrants légaux, arrivés généralement dans le cadre du regroupement familial - contre les «déjà arrivées».

Hypocrisie. Elles sont nounous, gardent des personnes âgées, s’occupent du ménage ou du repassage : jeudi 5 juin, une cinquantaine de manifestantes était réunie pour faire entendre la voix de ces travailleuses de l’ombre, employées pour la plupart dans le domaine de l’aide à la personne. A l’appel du 9e collectif des sans-papiers, le cortège reprenait sa marche là où elle s’était arrêtée deux jours plus tôt : devant le secrétariat d’Etat chargé de la Solidarité. Valérie Létard leur avait alors promis un rendez-vous avec Brice Hortefeux : une entrevue que les militantes attendent encore.

Lire la suite sur Liberation.fr 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 21:35

Vingt étudiants sans-papiers parrainés à l'université Paris 8 (Saint-Denis)

Vingt étudiants sans-papiers ont été parrainés jeudi à l'université Paris 8 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une initiative du Réseau universités sans frontières (RUSF) pour dire "que la solidarité ne s'arrête pas au moment des vacances", a-t-on appris auprès du réseau.

Le parrainage a été soutenu par le président de l'université, Pascal Binczak, qui a déclaré à cette occasion que son université "peut s'enorgueillir d'accueillir autant d'étudiants étrangers", selon son cabinet.

L'initiative était aussi appuyée par Mathieu Hanotin, vice-président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis.

Dans cette université au Nord de Paris, où 34% des 21.441 étudiants accueillis en 2007/2008 sont étrangers, "l'angoisse monte à l'approche de la fin d'année" pour tous les étudiants étrangers qui ne doivent "pas rater d'examen" ou "pas prendre le risque de se réorienter, sinon la préfecture risque de leur retirer le titre de séjour", souligne RUSF dans un communiqué.

Pour les étudiants "déjà sans-papiers", la période des vacances scolaires "n'offre pas de repos", la peur d'être expulsés augmentant "alors que leurs liens avec l'université, leurs camarades, les personnels sont suspendus", explique le réseau, qui organisait jeudi aussi un débat après diffusion de témoignages filmés d'étudiants.

Chaque sans-papiers parrainé s'est vu attribuer deux parrains, l'un étudiant, l'autre membre du personnel de l'université (dont des professeurs).

RUSF est né en juin 2006 à l'appel d'associations de défense des droits de l'Homme ainsi que des syndicats étudiants, dans le sillon de son grand frère, le réseau Education sans frontières (RESF) dans les établissements scolaires.

Source: Vousnousils 

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