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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 19:09

La nouvelle est tombée à 21 h 30 samedi et a pris de cours tous ses soutiens. Camila Barbosa, la lycéenne sans papiers de Saint-Cloud qui devait être expulsée demain, a été libérée du centre de rétention Cornebarrieu de Toulouse (Haute-Garonne).

 

Camila, une jeune Brésilienne de 20 ans, élève en 1ère Pro Administration, a été arrêtée le 2 septembre lors d’un contrôle routier alors qu’elle revenait de vacances avec son frère Luciano, 21 ans, sans papiers comme elle.

 

La jeune fille, arrivée en à l’âge de 15 ans et demi, vit avec sa famille à Rueil-Malmaison. Elle n’a pas pu faire sa rentrée au lycée Santos-Dumont de Saint-Cloud et risque d’être expulsée.

 

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:21

Elle n’a pas pu faire sa rentrée au lycée Santos-Dumont de Saint-Cloud, et risque d’être expulsée : Camila, une jeune brésilienne de 20 ans, élève en 1ère Pro Administration, a été arrêtée le 2 septembre lors d’un contrôle routier alors qu’elle revenait de vacances avec son frère Luciano.

Sans-papiers tous les deux, ils ont été placés au centre de rétention de Cornebarrieu de Toulouse (Haute-Garonne). La jeune fille, arrivée en à l’âge de 15 ans et demi, vit avec sa famille à Rueil-Malmaison.

Après le rejet d’un recours aujourd’hui par le tribunal administratif de Toulouse, Resf (Réseau éducation sans frontières) appelle à la mobilisation pour éviter l’expulsion vers le Brésil, annoncée pour mardi soir. Le sort de Camila et de son frère est désormais entre les mains du juge des libertés et de la détention du tribunal toulousain, qui doit se prononcer samedi à 13 heures.

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:30

Cet été, le conseil général de la Haute-Garonne, dirigé par le PS, a mis fin brutalement à la prise en charge de 48 jeunes migrants à Toulouse, les condamnant à la rue.


Le conseil général assure le suivi des jeunes mineurs placés hors de leur famille après une décision de justice ainsi que des mineurs isolés étrangers, c'est-à-dire des jeunes sans papiers. À ce titre, il subvient à leurs besoins (hébergement, nourriture, frais de scolarité...). Pour des raisons budgétaires, il vient d'abaisser l'âge maximum de prise en charge de ces jeunes de 21 ans à 19 ans. À partir de là, ils doivent se débrouiller seuls, avec une allocation provisoire de 610 euros pendant trois mois et éventuellement une aide éducative à domicile. Mais, sans hébergement, à quoi cela rime-t-il ?

 

C'est en plein été, au début du mois d'août, que le conseil général a décidé de mettre en œuvre sa nouvelle décision, informant par simple coup de fil les structures d'hébergement de la fin de prise en charge au 31 août de ces 48 jeunes sur Toulouse, tous étrangers, parfois sans papiers. Tandis que certains, arrivés seuls en France à 16 ans depuis par exemple le Bangladesh ou l'Erythrée, avaient prévu de passer leur bac, de poursuivre leur scolarité ou de débuter un apprentissage, cette mesure les condamne à la rue, sans avenir, sans papiers. Certains sont déjà sous la menace d'une reconduite à la frontière.

 

 

Lire la suite sur Lutte ouvrière Hebdo

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:20

Des coiffeuses sans papiers du quartier de Château-d'Eau à Paris, avec la CGT-Commerce, qui les soutient, ont porté plainte au début d'août pour "traite d'êtres humains, travail dissimulé, faillite frauduleuse, escroquerie, conditions de travail indignes, abus de vulnérabilité, rétribution inexistante ou insuffisante". C'est ce qu'a révélé le syndicat vendredi.

Depuis le 24 juillet, une vingtaine de salariées originaires de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Nigeria ou du Mali, occupent à tour de rôle leur salon au 57, boulevard de Strasbourg, près de la Gare de l'Est. Quitte à rester sur les lieux jusqu’au 23 octobre, date à laquelle elles sauront si le juge des référés décide de leur expulsion, comme le demande leur ancien patron.

Elles étaient payées "à la tâche" (ce qui est illégal) près de 400 euros par mois en travaillant 7 jours sur 7, de 9h à 23h le soir. Elles se sont mises en grève le 22 mai. Les jeunes femmes ont obtenu début juin, sous la pression de la CGT, des contrats de travail.

Des conditions de travail déplorables

Mais, le 8 juillet, l'employeur a déposé le bilan. Salariées et CGT ont alors porté plainte le 6 août pour "traite d'êtres humains, faillite frauduleuse, escroquerie, conditions de travail indignes, abus de vulnérabilité, rétribution inexistante ou insuffisante", selon la CGT.
"On est dans un véritable système d'exploitation organisé de travailleurs vulnérables. Elles travaillent dans des conditions déplorables avec des produits chimiques achetés à bas prix", a déclaré Marilyne Poulain, responsable à la CGT du commerce parisien lors de la conférence de presse organisée dans le salon de coiffure.
"C'est une zone de non-droit du travail. Il faut que les services de police enquêtent et assurent la protection de ces salariés", a-t-elle insisté.

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:08

Derrière une banderole posant la question "faut-il mourir pour avoir ses papiers ?", une centaine de manifestants ont rejoint le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes depuis la gare de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) pour "crier leur colère" et rendre hommage au sans-papiers algérien décédé la semaine dernière lors de son expulsion. Stoppés à une centaine de mètres de l'entrée par un cordon policier, ils ont observé une minute de silence "pour notre camarade et à travers lui pour tous ceux qui sont morts dans la lutte". 

Aux cris de "Sarkozy, Hollande, même loi, même combat", ils ont dénoncé "ce pouvoir qui fait la guerre aux sans-papiers". "On est réuni ici pour crier notre colère", a déclaré Martine Doucouré, représentante nationale du MRAP immigration-sans-papiers. "Je suis bouleversée, révoltée qu'un pays qui se dit démocratique arrive à mener un homme vers la mort", a-t-elle ajouté.

Abdelhak Goradia, un ressortissant algérien de 51 ans, est mort asphyxié le 21 août alors qu'une escorte policière le conduisait à l'aéroport de Roissy pour être expulsé. Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte et une enquête a également été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices". "Qui dit asphyxie, dit violence policière", a estimé Mme Doucouré. Pour Sissoko Anzoumane, porte-parole de la Coordination parisienne des sans-papiers, il s'agit d'un "assassinat". "On ne peut pas se taire. Nous sommes là pour que la lumière soit faite", a-t-il lancé.

 

Lire la suite sur France 3 - Paris Ile de France

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 11:26

Un Algérien sans-papiers de 51 ans est décédé jeudi dans le fourgon de police qui l’amenait du centre de rétention administrative de Vincennes à Roissy. Nous avons essayé de reconstituer son parcours en France.

Abdelhak Goradia avait 51 ans. Il n’était pas très grand mais plutôt costaud, avec des cheveux bruns très courts et le nez un peu long. Il portait « des petites lunettes reposantes », décrit Kamel Dourouks, un Marocain de 24 ans. Les deux hommes se sont croisés pendant tout le mois d’août, dans le bâtiment 1 du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes.

 

Ils viennent de prier ensemble dans un couloir, jeudi vers 18h30, quand Abdelhak Goradia entend son nom dans le haut-parleur. Il doit se rendre à l’accueil, où il découvre que la police l’attend pour le conduire à Roissy, à une demi-heure de route.

 

La suite est connue. Abdelhak Goradia ne retournera jamais en Algérie, il est mort sur le trajet de l’aéroport. Une source policière parle d’abord de « crise cardiaque », expliquant que l’escorte a tenté de le ranimer en vain après ce malaise. Cette version est rapidement démentie par un rapport d’autopsie, qui conclut à « une asphyxie due à une régurgitation gastrique ». En clair, son vomi l’a étouffé.

 

Comment un homme sous la garde de policiers peut-il mourir dans un fourgon ? Dès le lendemain, le parquet de Bobigny confie une enquête pour « homicide involontaire » à la juge d’instruction Caroline Jadis-Pomeau. Elle est chargée d’éclaircir les circonstances de ce décès, « a priori accidentel » comme le précise le communiqué du parquet, qui a ensuite cessé toute déclaration sur cette affaire (voir encadré). Les policiers mis en cause sont restés silencieux.

 

Arrivé en France en 1996 avec un visa de tourisme, Abdelhak Goradia est resté bien au-delà de sa date de validité. Nous avons cherché à donner un visage à ce quasi-anonyme, sans-papiers et indésirable sur le territoire, passé de la prison au centre de rétention jusqu’à la conclusion fatale de son séjour.

 

 

Lire la suite sur Rue 89

 

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 00:20

Abdelhak Goriada, un Algérien de 51 ans, en France depuis 18 ans, père d’un enfant français de 6 ans, a été tué le 19 août alors qu’il était conduit à l’avion à Roissy par les expulseurs professionnels de l’UNESI.


La mort par asphyxie d’un sans-papier dans le fourgon qui le conduisait à l’avion est révélatrice de la violence des expulsions, même si toutes ne se terminent pas de façon aussi tragique. Les éventuels antécédents judiciaires de Monsieur Goradia, invoqués ici ou là,  sont hors sujet. Nous savions que la prétendue suppression de la « double peine » sous Sarkozy était une mauvaise plaisanterie et qu’elle reste en vigueur sous la présidence de Hollande. Mais que l’on sache, la peine de mort n’a pas été légalement rétablie dans les trajets conduisant du centre de rétention à l’aéroport. La violence ordinaire des expulsions se manifeste contre les déboutés du droit d’asile, parents d’élèves, lycéens et enfants compris. Nous en avons eu l’illustration avec le traitement infligé au lycéen Khatchick Kachatryan[1], aux familles Babayan[2], Topalli[3], Manoukian[4]

 

Comme ils le font régulièrement après un premier refus d’embarquement,  les expulseurs ont professionnellement « préparé » (c’est le terme en usage) leur victime : menotté dans le dos, jambes entravées, cagoule et casque sur la tête, étranglé pour l’empêcher de crier selon des techniques précises enseignées aux expulseurs[5]. Abdelhak Goriada est parti en bonne santé, il  est arrivé mort. Selon la police, il aurait fait « une crise cardiaque » et « malgré les secours prodigués, il est décédé ». Il faut croire qu’à l’UNESI[6] on est meilleur dans l’étranglement que dans le massage cardiaque.  Son autopsie révèle qu’il serait mort « par asphyxie et régurgitation gastrique » et une enquête pour homicide involontaire a été ouverte.

 

Aussitôt, des informations ont été livrées à la presse sur le passé de la victime : il aurait été condamné plusieurs fois pour escroquerie à la carte bancaire et aurait fait de la prison. Et alors ?  Est-ce une raison pour le tuer ?  Pour l’expulser et le priver définitivement de son enfant et son enfant de son père ? A ce compte-là, quel châtiment pour Cahuzac, Guéant, Pasqua, Balkany et quelques autres ? Le découpage à la scie circulaire en place publique ?

 

C’est en réalité le réflexe honteux de tout ministre de l’Intérieur qui se respecte : aller fouiller les poubelles et les fichiers de police pour salir ceux dont la situation pose un problème, encore plus quand ils sont étrangers.  Valls l’avait fait à grand échelle avec Léonarda, Sarkozy, Hortefeux, Besson et Guéant s’y sont complus pendant dix ans, Cazeneuve et ses services leur emboîtent le pas.

 

Mais cela ne change rien à la réalité : au-delà de l’humiliation et de l’extrême violence morale que constitue chaque expulsion, nombre d’entre elles s’accompagnent de violences physiques et de brutalités dont beaucoup de passagers, de membres d’équipages et d’anciens expulsés eux-mêmes peuvent témoigner.

 

Il en va d’ailleurs de même des arrestations de sans papiers. La vidéo récente de l’interpellation d’une jeune femme descendue de force sur trois étages en présence du secrétaire général de la préfecture de Nancy le prouve. La politique de violence à l’égard des immigrés mise en place par Sarkozy et poursuivie avec zèle par Valls conduit nécessairement à de tels actes même si, heureusement, ils n’ont que rarement une issue fatale. En réalité, ce ne sont pas les violences qui sont exceptionnelles, c’est le fait qu’elles soient établies publiquement.

 

Pourquoi les expulseurs de l’UNESI et ceux qui procèdent aux rafles de sans papiers ne sont-ils pas équipés de caméras comme le sont certains policiers qui patrouillent dans les quartiers dits difficiles ?

 

Lire la suite sur Médiapart    

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 00:55

Sifi, élève de CP, aura 7 ans le 12 août prochain, le jour où François Hollande en aura 60. Nul doute qu’il aura une pensée pour elle quand on lui souhaitera bon anniversaire ! Sifi et Marie, sa jeune sœur (8 mois), sont arméniennes. Même si Souren, leur père, a été emprisonné en Arménie, torturé et laissé pour mort sur le bord d’une route, la demande d’asile de leurs parents a été rejetée comme il se doit sous la présidence de François Hollande.  Depuis 2011, ils ont connu le marathon des demandeurs d’asile : OFPRA, CNDA, OQTF, TA, re-OQTF, assignation à résidence : rejet de la demande d’asile par l’Office français de protection (si ! si !) des réfugiés et apatrides, rejet devant la Cour nationale d’appel, délivrance d’une Obligation de quitter le territoire français, appel devant le Tribunal administratif, délivrance d’une seconde OQTF, etc…  Des décisions rendues sous forme de copiés-collés copie conforme de tous les autres, extraits de la base de données de chacune de ces administrations.

 

Depuis le 14 mars, la famille Babayan était assignée à résidence au CADA (Centre d’accueil des demandeurs d’asile) de Nancy. Visiblement, la préfecture de Meurthe et Moselle et particulièrement son secrétaire général Jean-François Raffy ne reculent devant aucun effort. Premier épisode: le 17 juillet dernier vers 21 heures, Asya Ghukasyan, l’épouse de Souren, se trouve au Mac Do avec ses deux enfants. Arrive le Secrétaire général de la préfecture en personne à la tête d’une escouade de trois minibus de la Police aux frontières. Ils encerclent la jeune femme et ses enfants et tentent de les embarquer. Asya Ghukasyan  refuse de les suivre. Des témoins s’interposent. Courageusement, Jean-François Raffy bat en retraite. Il faut saluer le dévouement de ce haut fonctionnaire qui n’hésite pas à pratiquer la chasse à l’enfant en heures supplémentaire, en été et au Mac Do !

 

 

Trois semaines plus tard, à six heures du matin le Secrétaire général préposé aux basses œuvres et un fonctionnaire de la PAF se présentent à la porte du deux pièces des Babayan.  Devant leur refus d’ouvrir, Monsieur Raffy promet de laisser les enfants et leur mère tranquilles si Souren  se livre. Ce qu’il fait.

Avec une loyauté qui fait honneur à la fonction qu’il occupe, le Secrétaire général de la préfecture de Meurthe et Moselle fait donner l’assaut une heure plus tard. Asya Babayan refusant  àson tour d’ouvrir, la porte est en partie défoncée, un serrurier étant réquisitionné pour achever le travail.  Asya Babayan est alors empoignée sous les yeux de ses enfants et traînée de force sur trois étages. Les deux petites (6 ans et 8 mois !) sont à leur tour descendues de force, hurlant, l’ainée se débattant. On suppose que les policiers étaient fiers de la mission qui leur était confiée ! La vidéo ci-jointe[1], sur laquelle on aperçoit d’ailleurs l’héroïque Raffy, dit en partie ce qu’est la réalité de la chasse à l’enfant et à ses parents.

 

Les enfants et leur mère sont parqués dans une voiture devant le commissariat où Souren est enfermé. Ils sont ensuite emprisonnés au CRA de Metz en application stricte de l’engagement du candidat Hollande d’interdire le placement des enfants en rétention.  Pas de baignoire pour le bébé, pas de table à langer. Moi président, on ne va pas s’arrêter à de tels détails.

 

Le lendemain, la famille est conduite à Roissy et remise à l’UNESI (Unité nationale d'escorte, de soutien et d'intervention), l’équipe d’expulseurs professionnels à qui le ministère confie cette estimable activité. Souren et Asya sont ligotés sous les yeux de leurs enfants, papa par des hommes, maman par des femmes. Ils sont ensuite portés dans l’avion où on les empêche de crier grâce aux techniques de strangulation qui font la réputation de cette unité « d’élite ». Impossible, dans ces conditions, de refuser d’embarquer. Souren (dont la pathologie est reconnue) fait une crise d’épilepsie mais les policiers mènent leur mission à son terme… et, au passage, accumulent des miles pour leurs prochaines vacances.   

La vidéo tournée lors de l’arrestation d’Asya dit en partie ce qu’est la réalité d’une expulsion. Quoi que soutienne Monsieur Valls qui se paye de mots, « la fermeté et l’humanité » dont il se gargarise sont de mauvaises plaisanteries. Menée comme il la mène, sa politique d’immigration, prolongement zélé de celle de Guéant, ne peut que produire de tels faits. Des brutalités dégradantes. Des gestes qui heurtent la conscience (on l’espère !) des fonctionnaires obligés de les commettre et qui déshonorent ceux qui les ordonnent.

 

Voir la vidéo

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 18:13

Le Parti socialiste a fait part de sa «stupéfaction» devant les images montrant l'arrestation de cette famille arménienne de demandeurs d'asile.

La diffusion sur Internet d’une vidéo montrant l’interpellation d’une famille arménienne en situation irrégulière, mardi matin à Nancy, a déclenché la colère de plusieurs associations et du Parti socialiste, qui ont fait part de leur «stupéfaction» vendredi quant aux méthodes employées par les policiers.

Souren Babayan, 29 ans, et son épouse Assya Babayan, 26 ans, en France depuis 2011, ont été interpellés mardi à 6h30 au centre d’accueil de demandeurs d’asile de Nancy, ainsi que leurs filles de 7 ans et 7 mois.

«Les policiers ont demandé au mari de les suivre librement, en promettant de ne pas toucher au reste de la famille. Mais, après leur départ, une partie de l’escorte est restée sur place et a forcé la porte pour interpeller l’épouse et les enfants», a expliqué leur avocate, Brigitte Jeannot.

 

Sur une vidéo filmée par un autre résident du centre d’accueil on distingue la mère, Souren Babayan, qui pousse des hurlements et se débat lorsque les policiers la saisissent par les bras et les jambes.

Le Parti socialiste, qui s’est dit «stupéfait» de ces images vidéo, a indiqué dans un communiqué publié vendredi à Paris«s’interroger notamment sur les méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour emmener de force une famille avec deux jeunes enfants».

«Sans préjuger de la situation administrative de cette famille, on ne peut traiter de la sorte des personnes, en particulier lorsque leur seule faute est de n’avoir pas de titre de séjour», a ajouté le PS. Il a demandé «au gouvernement que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui ne peut que choquer»L’Ordre de Malte - France a pour sa part réclamé «le droit de se poser des questions sur les méthodes» des policiers. Le Réseau éducation sans frontière a dénoncé «des brutalités dégradantes» et «des gestes qui heurtent la conscience».

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 14:22

L'été, période propice à relancer de vieux débats ? D'Eric Ciotti à Hervé Mariton en passant par Christian Estrosi, les ténors de la droite se bousculent sur les plateaux télévisés pour parler... d'immigration.

Aides sociales, afflux de migrants, « laxisme », tout est bon pour dénoncer une fois encore l'arrivée ou la présence d'immigrés sur le sol français. Cette thématique, souvent épidermique en France, où les enquêtes d'opinion montrent une montée du sentiment xénophobe, est riche en clichés. Des clichés qui sont le plus souvent relativisés, voire démentis par les faits.

 1. Non, il n'y a pas une « explosion » de l'immigration en France

Premier cliché démenti par les faits : la part des immigrés et des étrangers en France est... relativement stable depuis 30 ans.

 

En 1982, on comptait 4 millions d'immigrés (nés étrangers dans un pays étranger), et 3,5 millions d'étrangers (vivant en France sans avoir la nationalité française) pour 55 millions d'habitants. En 2011, on compte 5,4 millions d'immigrés et 3,7 millions d'étrangers pour 65 millions d'habitants.

 

Ramenée en pourcentage de la population, c'est donc, en trente ans, une hausse de 1,2 points de la part d'immigrés (de 7,2 % à 8,4 %) et une légère baisse de la part d'étrangers de (6,3 % à 5,8 %).

Un tiers des immigrés provenaient en 2008 de pays de l'UE, 38 % d'Europe. On compte ensuite 42,5 % d'immigrés originaires d'Afrique et du Maghreb, 14,2 % d'Asie, et 5,3 % d'Amérique ou d'Océanie, selon l'Insee.

 

Même si on regarde le très long terme, on ne peut pas observer de variation massive depuis les années 1920, comme on le voit ci-dessous.

 

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