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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 21:45

La France peut-elle encore être une terre d'asile ?

 

 

La discussion sur le projet de loi qui s’ouvre mercredi au Sénat sur le droit d'asile en France s'annonce houleuse. 300 pages d'amendements proposées par les sénateurs viennent durcir les conditions d'octroi de la protection de la France dont il avait déjà été question en décembre dernier. De plus, un document confidentiel dont le contenu a été révélé par Le Figaro dénonce l'incurie dans la gestion des demandeurs du statut de réfugié et pointent les lacunes de la réforme Valls-Cazeneuve. De quoi rendre le débat encore plus difficile.

 

Pour débattre de ce sujet, nous recevons sur notre plateau Eve Shahshahani, avocate et responsable du programme asile à l’ACAT, François-Noël Buffet, sénateur UMP et rapporteur du projet de loi relatif à la réforme de l’asile, et Catherine Wihtol de Wenden, sociologue, politologue et spécialiste des migrations internationales.

 

 

Voir l'émission de 28 minutes sur Arte

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:52

Pour transformer une remise de Légion d’honneur en cérémonie pour les sans-papiers, il faut d’abord choisir cinq lycéens à qui le préfet a fait remettre une OQTF – obligation de quitter le territoire français. Il faut y ajouter autant de lycéens brillamment diplômés, qui quelques années auparavant étaient eux-mêmes sans titre de séjour et menacés d’expulsion. Pour que la recette soit réussie, il faut encore placer le récipiendaire de la décoration entre ces deux groupes, et lancer les discours !

Cette recette-là, Henriette Zoughebi, créatrice du Salon du livre de jeunesse de Montreuil en 1984, et aujourd’hui vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, l’avait bien mitonnée pour son passage au grade de chevalière de la Légion d’honneur, mardi 14 avril 2015. « Une décoration n’est que ce qu’on en fait », expliquait cette éternelle communiste, à quelques heures d’une cérémonie qu’elle aurait pu jalousement conserver pour elle. Son combat pour l’égalité sociale, la mixité dans les quartiers et les établissements scolaires, pour la lecture en Seine-Saint-Denis, lui valait bien une petite décoration.

« Ces jeunes ont toute mon admiration »

Eh non ! Celle qui ne croit plus au grand soir depuis quelque temps déjà a décidé d’offrir ce précieux moment à la jeunesse en difficulté. « Je suis fière d’être décorée parce que je suis profondément républicaine. Mes parents sont venus d’Europe centrale. Pour nous, la France est une terre d’accueil, la patrie des droits de l’homme. Aussi me semble-t-il normal de dédier cette décoration à ces jeunes qui ont le courage de venir au lycée alors qu’ils ont dormi dehors et n’ont parfois rien dans le ventre », analyse-t-elle. « Ces jeunes ont toute mon admiration. Je me reconnais en eux, même si je n’ai pas vécu les longs périples, parfois tragiques, qui les ont conduits ici. Ma mère a connu ce déracinement qui l’a amenée en France depuis sa Pologne natale. Et leurs histoires me renvoient à la sienne. Aussi, je profite de ce moment solennel pour demander au président de la République, qui m’honore de cette distinction, qu’il entende mon appel en faveur de cette jeunesse courageuse. Car la France doit croire dans le courage et le récompenser », ajoute celle qui, outre ses convictions politiques, a le sens de la mise en scène et n’oublie pas ses amis de RESF (Réseau d’éducation sans frontières) qui aident au quotidien les lycéens sans logement.

 

Henriette Zoughebi aimerait que sa belle histoire d’amour avec la France soit celle de ces jeunes demain. A ses côtés, la provocatrice sexagénaire a même invité Armando Curri, le jeune Albanais distingué meilleur apprenti de France et honoré d’un titre de séjour signé à la va-vite pour lui permettre de franchir le seuil du Sénat.

Enfouie sous un demi-siècle de militantisme, la décoration républicaine a réveillé en elle la gamine née dans le Marais, qui ne parlait que yiddish à la maison, se souvient qu’elle a appris le français à l’école en cours préparatoire. Celle qui est devenue bibliothécaire bien avant de briguer un mandat politique se rappelle aussi qu’elle est devenue française par les livres, le cinéma, le théâtre et évidemment l’école. « C’est la culture qui m’a faite et nous devons la même chose à ces jeunes qui arrivent aujourd’hui de loin », rappelle-t-elle, prouvant par sa prestation que cette décoration qui « ne se demande pas, ne se refuse pas, ne se porte pas » comme disait George Clemenceau, a encore un sens.

 

Lire la suite Le Monde

 
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 21:50

A Calais, un centre de jour pour migrants vient d'ouvrir officiellement ses portes : un millier de personnes peuvent désormais y passer pour prendre une douche, manger leur seul repas de la journée ou encore se faire soigner. Mais seuls quelques enfants et quelques femmes y seront hébergés : 13 ans après sa fermeture, les autorités françaises n'ont pas voulu recréer un centre d'accueil comme celui de Sangatte. Les migrants dans leur immense majorité vont donc continuer à vivre dans une précarité absolue, avec une assistance de jour. Le reportage de Jessica Jouve et Pierre-Jean Giroux.

 

Voir le reportage sur Arte

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 22:07
INTERVIEW

Eve Shahshahani, responsable des programmes «asile» pour l'Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, réagit après la publication par «le Figaro» d'un rapport de la Cour des comptes «accablant».

A deux jours de l’examen par la commission des lois du Sénat du projet de loi réformant le droit d’asile, le Figaropublie les extraits d’un rapport d’étape, en principe confidentiel, de la Cour des comptes. Les termes employés par les magistrats pour qualifier l’état du système sont forts : politique «insoutenable à court terme», un coût financier «insupportable», procédure «dévoyée». Tellement forts qu’ils interrogent. Le point de vue d’Eve Shahshahani, responsable des programmes «asile» pour l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), une association qui a étudié le projet de réforme et exprimé ses inquiétudes auprès du ministère de l’Intérieur et des parlementaires.

D’où sort ce rapport ?

Plusieurs études ont été commandées par le gouvernement ces deux dernières années pour faire l’état des lieux du système de demandes d’asile en vue de le réformer. Que la Cour des comptes ait été chargée de plancher sur le sujet n’est donc pas très étonnant. On peut cependant s’interroger sur le fait que ce rapport fuite aujourd’hui, à deux jours de l’examen du texte au Sénat. Et sur le vocable choisi: «la politique d’asile au bord de l’embolie». Cette expression est exactement la même que dans toute la communication institutionnelle du ministère de l’Intérieur. Cela ressemble à une marque de fabrique. Nous avons publié un contre-dossier de presse qui démonte point par point cette communication institutionnelle.

Dire que le système actuel des demandes d’asile ne fonctionne plus, est un constat que vous partagez, non ?

Oui, le système est mal en point depuis plusieurs années. L’Acat et les autres associations de défense du droit d’asile dénoncent des procédures injustes et trop longues. Mais nous faisons une analyse différente des causes du problème et des remèdes à y apporter. Le premier argument que nous contestons, c’est de dire qu’il y a une hausse phénoménale du nombre de demandeurs d’asile. C’est tout simplement faux. On a atteint en 2013 la barre des 60 000 demandes mais ce n’est pas la première fois, c’est cyclique: on était au même niveau en 1989, on l’a frôlé en 2004. Cette hausse aujourd’hui s’insère dans une courbe historique qui connaît des hauts et des bas et qui dépend des crises internationales. Les crises actuelles (Syrie, Irak, Soudan, Erythrée) poussent un nombre accru de civils innocents à fuir leur pays.

Surtout, en mettant ainsi les chiffres en avant, on s’en tient à une logique purement comptable et on élude l’essentiel : les demandeurs d’asile sont des personnes qui ont fui leur pays en guerre et qui cherchent un refuge. On oublie complètement cette dimension humaine, et pour cela, c’est dangereux.

Selon les informations du Figaro, la Cour des comptes note qu’1% des déboutés du droit d’asile quitte le territoire…

Là, encore, c’est un argument comptable fallacieux. En France, seuls 18% des demandeurs d’asile obtiennent une protection. Pour les 82% autres, la demande est rejetée. La moyenne européenne est à 35% de demandes acceptées. La France n’est pas du tout un pays généreux, comparé à l’Allemagne ou la Suède par exemple. Si seul 1% des personnes dont la demande est rejetée quitte le territoire c’est parce qu’ils ne peuvent pas repartir chez eux, où ils sont toujours en danger, et non parce qu’ils abusent du système. L’administration française le sait, parmi les demandes rejetées, certains se retrouvent en grand danger dans leur pays, et dans une extrême précarité en France, faute de statut.

 

Lire la suite sur Libération

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 18:22

« Notre dispositif sera exemplaire, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. » Dominique Versini, l’adjointe à la maire de Paris chargée de la solidarité, ne manque pas d’emphase pour décrire le plan d’accueil des adolescents sans-papiers arrivés seuls dans la capitale qu’elle va détailler la semaine prochaine au Conseil de Paris.

Accusée par les associations de laisser des mineurs à la rue, critiquée par le défenseur des droits qui soulignait les insuffisances du dispositif, la Ville (qui accueille avec le Nord et la Seine-Saint-Denis près d’un quart des migrants mineurs en France) s’est attachée à corriger les ratés du système.

Première innovation de taille : les mineurs isolés étrangers (MIE) feront désormais l’objet d’une « mise à l’abri » systématique dès leur arrivée à la Paomie (Permanence d’accueil des mineurs étrangers), chargée d’examiner les dossiers des migrants… et de déterminer s’ils sont réellement mineurs.

 

1 581 jeunes hébergés

Ce service, assuré par France Terre d’asile, va être totalement refondu afin de donner une réponse aux jeunes migrants en cinq jours maximum (contre deux semaines actuellement). La reconnaissance ou pas du statut de mineur isolé leur sera notifiée par écrit et plus oralement. « L’idée, c’est que plus personne ne se retrouve dans cette sorte d’apesanteur administrative, sans accès aux dispositifs d’aide », insiste Dominique Versini.

Près des deux tiers des jeunes migrants, reconnus mineurs par la Paomie, se voient ensuite refuser le statut de MIE par la justice.

 

Lire la suite sur Le Parisien

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 16:11

Les coiffeuses sans-papiers du quartier de Chateau d'Eau à Paris, qui occupaient leur salon depuis l'été dernier pour dénoncer l'exploitation dont elles étaient victimes, vont recevoir des autorisations provisoires de travail de trois mois.

 

C'est la préfecture de police de Paris et le ministère de l'intérieur qui l'annoncent : les coiffeuses sans-papiers du 10ème arrondissement de Paris, devenues des symboles de l'exploitation de la misère et de la détresse de nombre de sans-papiers, vont recevoir, à titre exceptionnel, des autorisations provisoires de travail de trois mois.

"Il a été décidé par le Préfet de police de leur remettre une autorisation provisoire de séjour les autorisant pendant trois mois à chercher un emploi légal" explique le ministère de l'intérieur. Néanmoins, ajoute le ministère, "Il ne s'agit pas d'une régularisation car les neuf personnes concernées devront ensuite trouver un emploi déclaré pour poursuivre la procédure."
Cinq autres employés sans-papiers avaient déjà reçu des documents similaires il y a un mois.

Les employés du salon, non déclarés, étaient payés "à la tâche" (ce qui est illégal) environ 400 euros par mois en travaillant 7 jours sur 7, de 9H à 23H le soir. Ces pratiques sont malheureusement courantes dans ce quartier, notamment dans les salons de coiffure "afro".

 

Lire la suite sur France 3 région

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 19:12

Des réfugiés qui occupaient le site de l’ancienne usine Tioxide et des squats en ville ont été sommés de quitter les lieux et d’aller s’installer sur un terrain dans la lande, rebaptisé «new jungle».

«Le chef de Calais est venu, et il a dit : "Vous devez partir. Si vous êtes encore là fin mars, la police viendra, et prendra tout".» Au milieu de l’ancien bidonville de l’usine Tioxide vidé de ses migrants soudanais, érythréens, éthiopiens, Afghans, Al-Noor, 22 ans, soudanais, tient entre les mains une bâche bleue roulée en boule. C’était la mosquée. Bois, plastique, ficelles, pieux : il est en train de tout démonter pour partir à quelques kilomètres de là, à l’écart de la ville, dans le camp que les autorités ont désigné comme «toléré».


Il y a eu sur le site de Tioxide jusqu’à 1 000 personnes l’été dernier. Et le nombre de candidats à l’exil en Angleterre, qui se glissent dans les camions, les ferries et les navettes de fret d’Eurotunnel, a grimpé jusqu’à 2 500. Un groupe d’extrême droite, Sauvons Calais, est né. Des migrants se sont fait tirer dessus. Juste en face de la mosquée démontée, l’église est déjà partie. L’«école», où on prenait quelques cours d’anglais et de français, est vide. Pareil pour le petit restaurant, la guérite du coiffeur, l’épicerie. Tout le monde a déguerpi sur la lande sud de Calais, sur ordre du sous-préfet.

 

Palette. En quelques jours, 1 000 des 1 300 migrants se sont installés là. Rue des Garennes, un homme passe, une palette sur le dos. Un kilomètre encore jusqu’au nouveau camp que les réfugiés ont surnommé la «new jungle». Deux Afghans poussent un caddie rempli de gâteaux, pour la future épicerie. Une ville-champignon est en train de pousser au bout de la rue, et le long du chemin des dunes. La «new jungle» est un rectangle de 500 mètres sur un kilomètre. C’est un bidonville officiel, un «Sangatte» toléré, à l’abri des regards des Calaisiens. Une «jungle» d’Etat, en quelque sorte.

 

Le sous-préfet, Denis Gaudin, a fait le tour des principaux squats de Calais et a expliqué aux migrants qu’il était «dans leur intérêt» d’aller là, pour éviter «tout recours à la force», c’est-à-dire gardes mobiles et bulldozers.

En ville, quelques irréductibles, surtout des Syriens, refusent de quitter le porche d’une église, un auvent d’un hangar sur le port, et un squat. Sur le sable de la «new jungle», voici Hirut (1), une Ethiopienne. Elle tend un morceau de ficelle à un jeune homme debout sur une chaise. Il attache les rondins qui vont former le toit de son «restaurant». Pour 3,5 euros, elle servira l’injera, une galette acide, à tremper dans la sauce.

Devant leurs tentes, Mustafa, Abil et Fasil, Ethiopiens. Ils ont entre 17 et 20 ans. Il y a quinze jours, ils ont quitté les prisons libyennes pour traverser la Méditerranée. «170 morts», dit Abil sans cesser de sourire. Il lève les yeux vers les camions qui passent sur l’autoroute au-dessus de leurs cabanes. «Ici, pour passer en Angleterre, on est bien placé.» A chaque embouteillage, les exilés tentent de monter dans les poids lourds. Au bout du chemin goudronné de frais par la ville de Calais, un groupe d’Erythréens et d’Ethiopiens remonte l’église. Certaines cabanes sont arrimées au sol sableux par des pierres. D’autres, emballées à la ficelle, ont un air de yourtes. Les associations ont donné du plastique agricole noir, des bâches bleues. Médecins du Monde a distribué 400 duvets, 120 tentes, construit cinq latrines.

 

Lire la suite sur Libération

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 19:42

L'association RESF et le Comité des jeunes majeurs qui regroupe des organisations syndicales, associations diverses et partis politiques exclusivement de gauche, ont manifesté dans le centre-ville d'Orléans, le 1er avril 2015. Ils reprochent à la préfecture de ne pas appliquer la loi de protection des mineurs envers les jeunes sans-papiers.

 

Voir l'article sur Citizen side

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 20:32

 

Depuis la fin des années 2000, on assiste à un changement : l’immigration européenne progresse, avec un retour

de l’immigration portugaise, espagnole et italienne.

 

- En 2012, 46 % des immigrésentrés sur le sol français étaient originaires d’Europe.

  Parmi les 5,6 millions d’immigrés en France, deux millions sont venus d'Europe

  On notera donc, que l’immigration en provenance des pays "riches" d'Europe n'est pas négligeable : avec le retour

  de l’immigration portugaise, espagnole et italienne; par ailleurs, 390 000 personnes viennent d'Allemagne, de Belgique,

  du Royaume-Uni et 36 000 immigrés sont venus des Etats-Unis.

 

La proportion d’immigrés nés dans l’Union européenne est passée de 63 % à 34 % entre 1975 et 2008.

 

Celle d’immigrés d'origine marocaine, d’Afrique sub-saharienne ou d’Asie a fortement progressé.

 

- 47 % des immigrés viennent de pays à Indice de développement humain élevé (IDH) , : Biélorussie  Uruguay Russie

   Roumanie Bulgarie Bahreïn  Libye Serbie Albanie  Venezuela Dominique Géorgie Liban Iran Pérou Ukraine Azerbaïdjan

   Turquie Colombie   Algérie  Tunisie. 

 

2,3 millions d'immigrés viennent d'Afrique le plus souvent du Maroc (660 000) et d'Algérie (720 000), première communauté

de notre pays.

 - Enfin, 770 000 immigrés viennent d'Asie (14 % du total), dont 250 000 de Turquie

 

- 46 % viennent de pays à IDH moyen : Jordanie   Chine Thaïlande  Gabon Palestine Égypte  Moldavie Syrie

 

 - 7 % d’un pays ayant un IDH faible : République du Congo  Kenya Bangladesh Pakistan Angola Cameroun

   Madagascar Sénégal Mauritanie Togo Haïti Bénin Côte d'Ivoire  Guinée République centrafricaine Mali  Burkina Faso  

   Tchad   République démocratique du Congo.

 

Pour compléter, Désintox sur Arte à la 38e minute :

voir la vidéo

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 19:45
Interpellé la semaine dernière à Limoges par la police, un ressortissant étranger, sous le coup d’une mesure expulsion, a été remis en liberté lundi suite à une décision du tribunal administratif de Toulouse saisi en référé.

Il est environ 10 heures, jeudi lorsque ce sans-papiers de 28 ans fait l’objet d’une interpellation alors qu’il allait se rendre à une audience de conciliation du juge aux affaires familiales pour une procédure de divorce, avec sa femme de nationalité française (*).

 

« Une interpellation déloyale »


Cette interpellation qui s’est déroulée devant l’annexe du tribunal de grande instance, place Winston-Churchill, a suscité une forte réaction chez les avocats spécialistes du droit des étrangers, contestant les conditions de l’arrestation. « C’est une situation inédite. Nous ne pouvons que déplorer cette interpellation, parfaitement déloyale, qui s’est déroulée à l’occasion d’une convocation en justice. Il s’agit d’une violation manifeste du droit d’accès au juge », a déclaré Me Jean-Eric Malabre.

Pour le secrétaire de la préfecture, Alain Castanier, la procédure a été respectée par les policiers. « Cet homme a été interpellé sur la voie publique après avoir été reconnu par les forces de police. Il était recherché et la loi a été appliquée. »

Sous le coup d’un arrêté l’obligeant à quitter le territoire, le jeune homme, compagnon de la communauté Emmaüs et en France depuis 2010, a été conduit au centre de rétention de Toulouse dans l’attente de son expulsion. Mais un rebondissement est intervenu dans cette affaire lundi après-midi devant le tribunal administratif de Toulouse. Saisie en référé par le ressortissant étranger, la juridiction a annulé la procédure de placement en rétention et prononcé la remise en liberté du jeune homme.

 

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