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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 21:58
Grâce à la mobilisation, le père du petit garçon a été libéré dans la nuit de mardi à mercredi. Sa situation doit être réexaminée en préfecture. Il a sonné à la porte vers 21 heures, mardi soir. Ursula, sa petite amie, a hurlé de joie, sa mère ensuite. De quoi réveiller Chama Dieumerci, cinq ans, qui a crié à son tour en voyant son père. « Il ne voulait plus me lâcher, s’amuse Joao Abel Gabriel. Il me suivait partout ! » Une heure avant, cet Angolais de quarante-quatre ans était libéré, en toute discrétion, du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny, où il était retenu depuis deux semaines. À quand une loi « humaine » ? Révélé par l’Humanité (lire notre édition du 31 août), l’enfermement de ce père célibataire, séparé de son fils en pleine rentrée scolaire, avait suscité une forte mobilisation associative et politique. PS, PCF et NPA avaient réclamé sa libération immédiate et l’ancien ministre socialiste Jack Lang, écrit une lettre à Éric Besson. Interpellé lors de sa conférence de presse de rentrée, le 3 septembre, le ministre de l’Immigration avait été contraint de demander un « réexamen du dossier », mais précisait : « Il ne suffit pas d’avoir un enfant né et scolarisé en France pour ne pas faire l’objet d’une reconduite à la frontière. » Une semaine après, sans tambour ni trompette, le ministère a donc décidé de libérer ce père un peu trop médiatique… « Ils sont un peu gênés de voir leurs méthodes étalées sur la place publique, ça fait mauvais genre », ironise Jean-Michel Delarbre, du Réseau Éducation sans frontières (RESF). Pour le militant, aucun doute : « Sans le mouvement de solidarité et la médiatisation, Joao serait sûrement en Angola à l’heure actuelle, peut-être même avec Chama. Toutes les semaines, nous avons des histoires comme celles-là. Actuellement, un Tchetchène, père d’une petite fille scolarisée en maternelle à Saint-Denis, est en rétention à Bobigny. La question est : quand est-ce que ça va s’arrêter ? Quand la loi sera-t-elle enfin compatible avec les situations humaines ? » Au 5e étage d’une des immenses tours de l’Île-Saint-Denis, Joao, traits tirés et barbe de plusieurs jours, se remet de ses deux semaines d’enfermement. « J’étais bien traité, reconnaît-il. Mais c’était dur d’être loin de mon enfant. Je n’ai pas pu être là quand il rentrait à l’école. Chama Dieumerci me disait au téléphone : "Je vais venir de te chercher, je vais te sortir de là." Mais je n’ai pas voulu qu’il vienne me voir. » (...)

Marie Barbier - lire la suite sur humanite.fr
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