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Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 20:50
Le mardi 7 avril, Moïse Diakité et Ali Diallo comparaissaient en appel de la dernière demande de mise en liberté qui leur avait été refusée. Le maintien en détention a été confirmé.

Accusés dans le cadre de l’incendie qui le 22 juin 2008 a détruit le centre de rétention de Vincennes, cela fera bientôt un an qu’ils sont en prison, sans qu’une date de procès n’ait été fixée.

Pour mémoire, 8 personnes sont inculpées pour cette révolte collective qui faisait suite au décès la veille de Mr Souli, un retenu tunisien. Sur ces 8 personnes, 5 sont toujours inculpées et poursuivies mais en liberté (certaines sous contrôle judiciaire). Moïse, Ali et Mahamadou, quant à eux, restent emprisonnés.

N’hésitez pas à leur écrire, non seulement cela leur fait très plaisir de recevoir du courrier, mais cela montre aussi à l’Administration pénitentiaire qu’ils ne sont pas isolés.

Voici leurs adresses :

Moïse Diakité, écrou no 369111 H, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
En France depuis 18 ans, il n’a pas revu ses sept enfants depuis sa mise en détention. Toutes ses demandes de remise en liberté ont été refusées malgré toutes ses garanties de représentation.

Ali Diallo, écrou no 367347, bât. D5 Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
Ali, jeune homme d’une vingtaine d’années, il espérait faire une formation de frigoriste pour poursuivre sa vie ici en France. Mis en garde à vue le soir même de l’incendie, il a tout d’abord été remis en liberté. Il s’est ensuite rendu, confiant ,à l’audience qui faisait appel de cette décision et, là, son incarcération a été décidée.

Mahamadou Drame, écrou no 367337, Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis, 7 allée des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis.
Mahamadou travaillait depuis plusieurs années en France, notamment dans la restauration. Il avait été victime de plusieurs arrestations (rafles), notamment en se rendant à son travail. Sa famille proche vit ici.

(En prison, le courrier est systématiquement lu, aucune mention de l’incendie ou question s’y rapportant ne doit y figurer)

Comme à Bordeaux où, suite à l’incendie du centre, quatre personnes sont incarcérées à la prison de Gradignan, ou encore à Toulouse où, après un début de feu à Cornebarrieu, trois personnes ont été emprisonnées, il s’agit pour l’État de faire des exemples dissuasifs, de « frapper fort » pour faire peur et faire en sorte que ceux qu’on appelle les « sans-papiers » acceptent leur sort sans se révolter. Ne les laissons pas seuls se battre pour la LIBERTÉ !
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