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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 20:09
Par Juliette Cua, publié le 13/03/2009 15:10 - mis à jour le 19/03/2009 19:26

Ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy était critiqué pour sa politique répressive et ses paroles brutales. Lors de la présidentielle, ses adversaires voyaient en lui un danger pour la démocratie. Devenu président de la République, il est passé du people médiatique au "bling bling" dérangeant en temps de crise. Comment la France est-elle devenue "anti-sarko"?

Un ministre de l'Intérieur dur et répressif (2005-2007)

25 octobre 2005: Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, en visite à Argenteuil, promet de passer  les banlieues "au Kärcher" pour les débarrasser "des racailles". La mort de deux jeunes poursuivis par la police à Clichy-sous-bois provoque plusieurs semaines d'émeutes.

Début 2006: le ministre de l'Intérieur présente un projet de loi de prévention de la délinquance incluant des politiques de dépistage "dès l'âge de 3 ans", pour identifier les enfants à risque. La pétition "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" réunit plus de 200 000 signatures.

Fin juin 2006 : après plusieurs mois de séparation, le retour de Cécilia auprès de Nicolas Sarkozy est soigneusement orchestré. Lors d'une visite en Guyane, photographes et cameramen font le plein d'images du couple à bord d'une pirogue.

Eté 2006 : adoption de la nouvelle loi sur l'immigration, proposée par Nicolas Sarkozy. Elle s'appuie sur le durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial et le retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l'économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). La Ligue des droits de l'Homme et le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui luttent depuis 2004 contre l'expulsion d'enfants mineurs scolarisés ayant des parents sans-papiers, qualifient ces mesures de "régression sécuritaire" et Nicolas Sarkozy de "ministre de la Chasse aux enfants". Plus de cent mille personnes signent la pétition "Nous les prenons sous notre protection", accusant Nicolas Sarkozy d'une politique brutale et xénophobe à l'encontre des sans-papiers.
Une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte 'Bonjour, Casse-toi pauvre con', lors d'une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes à l'appel du Parti communiste 'pour la revalorisation du pouvoir d'achat' et l'augmentation des salaires et pensions, le 27 septembre 2008 à Paris.


11 septembre 2006 : Nicolas Sarkozy rend visite à George W. Bush et dénonce l'arrogance française depuis Washington. Jacques Chirac et Dominique de Villepin, ne supportant pas ses critiques implicites sur leur politique en Irak, s'oppose alors vivement à lui, avec l'aide de Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, et Jean-Louis Debré.

Présidentielle 2007 : le candidat du pouvoir d'achat fait peur mais séduit.

16 novembre 2006 : afin "d'occuper le terrain médiatique", le ministre de l'Intérieur convoque un conseil national de l'UMP le jour du vote des militants socialistes sur le choix des candidats pour la présidentielle. A la tribune, Michèle Alliot-Marie le provoque délibérément en l'attaquant sur sa vision des institutions, les jeunes de banlieue, la discrimination positive... Le président de l'UMP explose et hurle: "Le combat, c'est contre nos adversaires, à l'extérieur de notre famille politique."

14 janvier 2007 : le candidat UMP pour la présidentielle est désigné lors d'un grand show devant 100 000 personnes porte de Versailles à Paris. Nicolas Sarkozy prononce un discours sur la France, sa fierté retrouvée, ses héros : Gambetta, Clemenceau, Zola, Pascal, Voltaire... puis, Blum et Jaurès. Il s'attache à donner une nouvelle image de sa personne : plus sereine, plus apaisée, plus fédératrice: "J'ai changé", dit-il. Le PS a du mal à réagir.

19 février 2007: un sondage Ifop pour LCI donne François Bayrou vainqueur avec 52 % des suffrages au second tour face à Nicolas Sarkozy (48 %). François Bayrou devient un moment le porte-drapeau potentiel du Tout sauf Sarkozy. Libération explique ici la différence entre le mouvement "spontané" tout sauf Sarkozy et le site toutsaufsarkozy.com.

8 mars 2007 : dans l'émission de France 2 A vous de juger Nicolas Sarkozy propose la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Protestations unanimes à gauche, et dans son propre camp. (...)

Il y en a 3 pages comme ça sur Lexpress.fr . Un excellent résumé de tout ce qui nous fait horreur, et un très bon aide-mémoire pour nous rappeler pourquoi on le déteste... Un truc à rejoindre sur Facebook le groupe "je parie que je peux trouver un million de personnes qui haïssent Sarkozy" ! Il en est à 140 000 seulement...
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