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Qui Sommes-Nous?

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 17:18

Le 16 juillet, la CGT et les associations Droits devant et Femmes égalité tenaient une conférence de presse devant le site qualifié aujourd’hui d’historique : le restaurant Papa d’où démarra, le 15 avril, la première vague de grève des travailleurs sans-papiers, après celle, non moins historique, de « La Grande Armée ».

 

Francine Blanche, secrétaire de la Confédération CGT, a d’emblée souligné la victoire que représentent les 741 régularisations obtenues à ce jour sur les 41 sites qui, dans la région parisienne, se sont mis en grève.

Les salariés de 20 de ces 41 sites ont repris le travail après que les régularisations des salariés concernés ont été obtenues.

 

Néanmoins, à ce stade de la lutte, plusieurs préoccupations demeurent :

 

§       Les salariés des sites en grève depuis le 15 avril (quatre à Paris : Papa, Marzano, Xaintrailles et Fabio Lucci) sont sur le point d’être tous régularisés (les salariés de Fabio Lucci le sont depuis le 28 mai). Néanmoins, plusieurs préfectures (Seine Saint-Denis et Val de Marne notamment) bloquent des dossiers, et ce, malgré l’aval donné par les DDTE (Direction départementale du travail et de l’emploi). Ce fait est d’autant plus inadmissible qu’un accord politique est intervenu entre les organisations syndicales et associatives et le Cabinet Hortefeux pour régler au plus vite une situation qui relève de la régularisation par le travail et qui ne devrait souffrir d’aucun retard.

§       Concernant les salariés, en majorité des femmes, qui travaillent dans le secteur de l’aide à la personne, la représentante de l’association « Femmes égalité », a dénoncé la quasi-absence de régularisations. Sur 90 dossiers déposés, 6 seulement ont abouti. Les femmes concernées cumulent deux handicaps : elles ne peuvent pas faire grève pour exiger leurs droits et leurs basses rémunérations, qui découlent de leurs emplois à temps partiel, font obstacle à leur régularisation.

§       Une exigence pour ces personnes : une autorisation de séjour de trois mois renouvelable, avec autorisation de travail, pour leur permettre de compléter leur emploi à temps partiel, de vivre mieux et d’être régularisées.

§       Les salariés intérimaires sans-papiers sont eux, de plus en plus nombreux, en particulier dans le bâtiment. Aucun texte n’existe pour cette catégorie de salariés. Des dizaines d’entre eux sont actuellement en grève à Paris dans deux entreprises : Perfect Intérim et Man BTP. Des solutions doivent être trouvées pour qu’ils soient régularisés.

§       Des employeurs continuent de licencier des salariés sans-papiers. Ils s’appuient sur le décret de juillet 2007 qui dispose que les employeurs doivent vérifier auprès des préfectures, la validité des titres de séjour des travailleurs immigrés. La grève est le seul recours face à ces procédures.

 

Une nouvelle fois, les organisateurs de cette conférence de presse ont souligné l’importance de cette lutte au regard des droits de l’ensemble des travailleurs.

Gagner la régularisation, c’est gagner le respect des droits des travailleurs immigrés. C’est aussi contribuer à « l’assainissement du droit du travail ».

C’est faire cesser ce « dumping social » dans l’entreprise que permet l’existence de travailleurs sans droits.  C’est un combat pour la reconnaissance de ceux-ci et donc de la dignité de tous les salariés.

 

Paris, le 17 juillet 2008

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