Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Qui Sommes-Nous?

  • : Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • Le blog de Fontenay pour la Diversité
  • : Blog du Collectif Fontenay pour la Diversité - RESF Fontenay-sous-Bois
  • Contact
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 22:17

Le maire a annoncé que le nouveau camp construit par MSF aux normes onusiennes était désormais «complet». En dix jours, 1500 personnes s'y sont installées.

Le déménagement est officiellement terminé. Il aura fallu dix jours, soit un rythme beaucoup plus rapide que ce qu’avaient anticipé les associations de terrain. Les migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque (Nord), ont massivement abandonné le camp insalubre du Basroch pour rejoindre celui de la Linière, situé à deux kilomètres, le long de l’autoroute.

Comment imaginer qu’il aurait pu en être autrement ? Les 1000 exilés -kurdes irakiens pour la plupart- pataugeaient à longueur de journée dans la vase, faisaient la queue pendant des heures pour prendre une douche, dormaient dans des tentes glaciales faites de bric et de broc. Médecins sans frontières, en collaboration avec le maire écologiste Damien Carême, a construit un camp aux normes onusiennes, avec des abris chauffés, quatre blocs sanitaires raccordés au réseau, un dispensaire, un terrassement prévu pour éviter la formation de boue. En moins de deux semaines et sans l’aval de l’Etat. Pour les migrants, le transfert a été une évidence. Le vieux camp du Basroch est désormais inhabité. Son démantèlement est en cours.

Entre-temps, plus de 1500 personnes sont arrivées à la Linière, dont encore une cinquantaine samedi. Le nouveau camp attire au-delà des anciens occupants du Basroch. «Certains viennent de Calais, de Belgique aussi, mais ce sont toujours des Kurdes. Seuls deux Soudanais se sont installés à notre connaissance, témoigne Raphaël Etcheberry, de MSF. A la fin de la semaine, on aura construit 375 abris, comme prévu.» La capacité limite du camp est-elle atteinte? C’est en tout cas le message que veut faire passer le maire de Grande-Synthe: «On est complet, on ne peut plus en accueillir plus. On a fait notre part, comme le colibri, a déclaré Damien Carême (EE-LV) ce lundi en conférence de presse. On ne peut pas avoir un camp de 1500 ad vitam aeternam et il n’est pas extensible à l’infini. Il faut savoir dire stop.»

A 40 kilomètres de là, à Calais, la démolition forcée de la zone sud de la «jungle», où vivaient environ 3000 personnes selon les associations, pose également la question du déplacement des migrants. Une très faible proportion d’entre eux a choisi d’intégrer le circuit d’une demande d’asile en France. Les autres, qui ne veulent pas renoncer à l’espoir d’un passage clandestin en Angleterre, déménagent à l’intérieur du plus grand camp du pays, ou bien cherchent une place ailleurs dans la région. De son côté, la mairie redoute avant toute chose que les exilés ne reviennent squatter le centre-ville de Calais. Si le nouveau camp de Grande-Synthe est saturé, ou vont-ils atterrir?

Lire l'article sur Libération

Partager cet article

Repost 0
Published by Fontenay - Diversité