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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:04

Pas de passeport? pas de passage: A Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, Shanaz, une réfugiée syrienne en route avec ses trois enfants pour rejoindre son mari en Hollande vient d'être refoulée, victime des nouveaux freins mis aux flux migratoires par les pays de la route des Balkans.


Entourée de ses enfants, deux garçons de six et trois ans, une fillette de cinq ans, cette mère de famille fond en larmes. C'est son mari, passé cet été, qui a les papiers des enfants, elle ne peut produire que des photocopies, explique-t-elle, en vain.
Il y a encore une semaine, elle aurait pu poursuivre sa route vers la Macédoine, mais entretemps, les polices des cinq pays de la route des Balkans (Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie et Autriche) se sont coordonnées, le 18 février à Zagreb, pour limiter les flux.
Désormais, Skopje affirme appliquer ce qui alors été décidé, sur la base de "critères imposés par les pays de destination finale".
Un porte-parole de la police autrichienne explique que dans son pays, au débouché de la route des Balkans, sont recalés ceux dont les "déclarations sont contradictoires" et/ou "dont l'identité ne peut pas être établie".
L'absence de papiers d'identité ou la présentation de faux papiers constitue donc un motif de rejet, précise-t-il.
"Pour beaucoup de Syriens et Irakiens, la demande de passeports est un gros problème", relève un employé du HCR. "Avant, ils étaient acceptés avec les documents fournis par la police grecque" lors de leur identification et enregistrement dans les hotspots mis en place sur les îles grecques, première porte d'entrée en Europe de l'exode en cours.
L'Union européenne a toutefois réclamé des mesures à la Grèce pour sécuriser ces documents, en l'état facilement falsifiables. Surtout, de plus en plus de voix s'élèvent en Europe pour que les réfugiés ne soient plus autorisés à poursuivre la route des Balkans, comme l'UE l'a implicitement accepté depuis des mois.

- L'Europe centrale et de l'Est en renfort -
Au poste de Gevgelija, côté macédonien de la frontière, des policiers autrichiens, serbes, croates, hongrois, tchèques et slovaques ont été envoyés en renfort pour aider leurs collègues macédoniens, selon une source gouvernementale macédonienne.
Priant pour que cela soit suffisant, un jeune Syrien s'approche d'un garde macédonien en tendant son certificat de naissance. Après deux minutes d'angoisse, il est autorisé à passer.
Parmi ceux qui attendent encore côté grec, autorisés par groupe de 50 à 100 à tenter leur chance, certains brandissent leurs passeports, d'autre les téléphones portables où ils ont stockés des photos de leurs papiers. Au total, ils sont près de 3.000, en majorité Syriens et Irakiens.
En revanche, les Afghans, qui étaient encore près de 600 massés à Idomeni lundi, ont eux disparu des abords du poste frontière, évacués mardi par la police grecque ou empêchés de gagner les lieux à leur arrivée au Pirée en provenance des îles.

Lire l'article sur Le Parisien

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Published by Fontenay - Diversité