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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 23:13

Pour Mohamed, Samir et les étrangers qui résident en Haute-Vienne, le chemin pour obtenir un titre de séjour est semé d’embûches. Témoignages.

Tous les matins depuis décembre, c'est la même routine. Après avoir déposé ses quatre enfants à l'école, Mohamed se rend au commissariat le plus proche avec son épouse, pour pointer. Depuis l'annonce du tribunal, qui lui ordonne de se préparer à quitter le territoire, lui et son épouse sont assignés à résidence et s'attendent à rejoindre l'Algérie d'un moment à l'autre.

Cette situation de départ imminent, Samir, venu rejoindre son amie étudiante en France en 2007, la subit lui aussi. Le couple a maintenant deux mois pour quitter la maison. « En Algérie, je n'étais pas estimé à ma juste valeur et ma femme vivait en France. Je ne suis pas venu ici pour profiter, mais pour m'intégrer et donner un plus à la société », assure-t-il.

Un parcours
du combattan
t

Des situations comme celles de Samir et Mohamed, l'Association de sans-papiers en gère plus de 200 en Haute-Vienne. « Quand les gens acceptent ce genre de situation, il faut imaginer les conditions de vie dans leur pays d'origine », confie Anne-Marie Gal de l'association. « On bataille contre une administration qui a une force d'inertie terrible. Quand vous amenez un papier, il en faut un autre pour prouver telle ou telle chose. Un document n'ira pas, tandis qu'un autre pourra passer, et tout dépend de la personne qui nous reçoit. Monter un dossier est un parcours du combattant. Ces étrangers ne sont en France pas très bien considérés. On leur demande des justificatifs sans savoir où les trouver ni a quoi ils correspondent. Pour un Français, ce serait l'horreur, alors pour un étranger qui n'a pas de repères… », constate de son côté Frédéric Chalangeas.

Dans leurs locaux de la rue des Papillons, l'organisme ne s'occupe pas des réfugiés. Eux sont gérés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale des droits d'asile. L'association de sans-papiers gère le reste des demandeurs, dont les 70 % des demandeurs d'asile qui se voient refuser le statut de réfugiés. « On trouve des personnes qui se font une certaine idée de la France, d'autres qui sont venues pour des raisons médicales ou familiales. Cela comprend aussi des femmes qu'on a voulu marier de force dans certains pays. Elles mériteraient d'être assimilées à des réfugiées mais sont rejetées par le système. Cela peut être aussi des gens persécutés pour leurs convictions politiques », énumère Guy Jomier.

Autre raison qui explique le refus du droit d'asile : venir d'un pays « en paix ». « Ce sont l'Algérie, la Guinée ou le Congo. Mais on peut être persécuté dans un pays en paix », dénonce Frédéric Chalangeas.

Lire l'article sur Le Populaire

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Published by Fontenay - Diversité