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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 21:22

Il a fait le ménage dans des cinémas des Champs-Elysées et des théâtres parisiens, lavé les plateaux-repas des grandes entreprises en banlieue mais aux yeux de l’Etat, il n’existe pas. Babs, Africain, la quarantaine, a tenté une autre vie en France en 2013.

« Je ne m’attendais pas à ça », dit pudiquement cet érudit travailleur de l’ombre rencontré ce vendredi après sa journée de travail. Cet habitant de Saint-Denis, employé en banlieue sud, est devenu l’un des ambassadeurs de ce nouveau combat pour la régularisation des travailleurs sans-papiers.

Jeudi, Babs faisait partie de la délégation reçue au ministère du Travail. Un rendez-vous décroché suite à l’occupation de l’inspection du travail, quai de Jemmapes à Paris, mercredi. Près de 250 personnes s’y étaient retrouvées. Ils représentaient les coordinations de sans-papiers de Seine-Saint-Denis (1 752 adhérents), de Vitry (Val-de-Marne, avec près de 300 adhérents), l’association Droits Devant et ils avaient reçu des soutiens syndicaux (CGT, Solidaires, FSU du ministère du Travail)…

Des preuves difficiles à avancer

Arrivés vers 14 heures, ils étaient restés jusqu’à 22 h 30. Occupation « sans heurt », témoigne Marc-Henri Lazar, directeur régional adjoint de la Direccte (Direction du travail). « Ils ont demandé à être reçus par la Ministre pour faire évoluer le cadre de régularisationpar le travail, explique le directeur. Les modalités de régularisation sont liées à la durée de leur présence et à une durée minimale de travail attestée. »

« Trois ans de présence, 24 mois de travail », détaille Babs. Une preuve difficile à avancer quand on n’est pas déclaré, ou qu’on est déclaré sous le nom d’un autre. « Dans ce cas, on peut faire établir par l’employeur un certificat de concordance, qui stipulera que le salarié payé sous tel alias se nomme en fait monsieur ou madame untel », explique Babs. Lorsqu’il a été amené à signer un CDI, dans la première entreprise de nettoyage, Babs a joué la franchise, avouant qu’il travaillait avec les papiers d’un autre. « L’employeur a renoncé à me faire signer le contrat », explique-t-il.

Une réponse du Ministère la semaine prochaine

Lire sur Le Parisien

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Published by Fontenay - Diversité